‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 105 sur 286 · CONDESCENDANCE POUR LES FAIBLES · texte numérisé non relu

CONDESCENDANCE POUR LES FAIBLES

(Romains 14 : 13-23. 15 : 1-4.)

et oublier que le plus fort même a des faiblesses dont il rendra compte

à Dieu (10-19).

4180. (13-23.) Là ne se se bornent pas nos devoirs envers les faibles : 1l faut de plus que nous évitions de leur être une occasion de péché, ou en les contristant par des choses au fond assez indifférentes, ou en leur faisant faire, à notre exemple, des démarches que leur conscience condamnerait (14, 93, 15). Dans l’un et l’autre cas, il y a manque de charité, et, autant qu’il est en soi, l’on pousse à sa perte une âme pour laquelle le Seigneur mourut; dans l’un et l’autre cas, on expose au blâme une chose bonne au fond (16), je veux dire la liberté des enfants de Dieu ; dans les deux cas enfin, on oublie que ce qui fait l’essence des priviléges du royaume de Dieu, ce n’est pas la liberté de faire ou de ne pas faire, mais la justice, la paix et la joie, fruits du Saint-Esprit (17); ceci doit aller avant tout. Il sera donc à la fois agréable à Dieu et approuvé des hommes (18) celui qui, renonçant par condescendance à sa liberté dans les choses où il est réellement libre, montre sa soumission au Seigneur par cette condescendance même, afin de procurer la paix et l'édification de l’Eglise (19), objets d’une importance suprême. Agir autrement, c’est pécher d’une façon très positive. Mieux vaudrait ne jamais manger de viande, ne jamais boire de vin, que d’être une occasion de chute à ses frères (20, 21); car, en définitive, il n’est point ordonné de manger de la viande ni de boire du vin : ceci rentre dans les choses permises, dont on doit s’abstenir, si elles n’édifient pas.

AA81. (22.) Il faut donc savoir, à l’occasion, faire le sacrifice de sa foi ; par où l’on ne saurait entendre ici que certaines persuasions au sujet de ce qui est permis ou non. Celui qui mangeait librement de la viande sans s’informer si elle avait été consacrée aux idoles, croyait qu’en Jésus-Christ toutes choses sont pures (20), c’est-à-dire, que sous l'Evangile nul aliment n’est souillé, et il avait raison de le croire. Mais suivant les cas, il devait réserver pour lui ses convictions, garder sa liberté devant le Seigneur, et en faire le sacrifice dans l'intérêt de ses frères , s’il ne voulait s’exposer au jugement de Dieu. Il est clair du reste que, dans le doute, il faut s’abstenir ; car, en matière pareille, tout ce qui ne se fait pas avec une entière persuasion, ou, comme dit l'Apôtre, « avec foi, » est péché (23). Maxime qui, même en la généralisant, demeure vraie ; puisqu'elle revient à dire que celui qui est dans la chair ne saurait plaire à Dieu. |

4182. (45 : 1-4.) En résumé done, il faut que celui qui est fort, loin

VŒEUX. 197 (Romains 15 : 5-7.)

d’écraser les faibles de sa supériorité, sache porter leurs infirmités et, en vue de leur édification, renoncer à ce qui lui serait agréable. Dans ces questions de liberté chrétienne, nous nous laissons fort souvent conduire par ce qui nous plaît, bien plus que par le désir de glorifier le Seigneur. Mais combien cela n’est-il pas indigne d’un disciple de ce Jésus, qui, loin de chercher sa propre satisfaction , a tout quitté et tout souffert pour nous ; lui, le Tout-Puissant, pour nous qui, par nature, ne sommes pas des faibles en la foi, mais des méchants et des impies (Rom. 5 : 6). À ce sujet, l’Apôtre emprunte d’un psaume une citation bien significative (69 : 8), et il termine par quelques mots non moins dignes d’attention : «Toutes les choses qui ont été écrites auparavant, ont été pour notre enseignement, afin que par le moyen de la patience et de la consolation des Ecritures, nous possédions l’espérance. »

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