CCCX. — Conclusion de l'épitre; vœux et salutations
4183. Avant de passer outre, résumons le traité théologique dont nous venons de faire l'étude. Tous étant pécheurs, nul ne saurait être juste autrement que par la foi; c’est ce qui a d’abord été nettement établi par écrivain inspiré. Puis, ayant exposé et demontré la doctrine de la justification par la foi, il a parlé des priviléges du pécheur, justifié et réconcilié de la sorte avec Dieu. Cela fait, il a montré que la doctrine du salut gratuit n’est point en contradiction avec les prérogatives de l’ancien peuple. Il vient enfin de tracer le tableau des dispositions morales du fidèle, dispositions qui consistent essentiellement dans l’humilité et dans la charité, jointes à des mœurs pures. Sans toucher aux détails de la vie, il nous a cependant montré les fidèles tour à tour membres de Eglise et de la société civile; puis il nous a dit de quelle manière 1ls doivent se conduire les uns envers les autres, relativement à certains scrupules de conscience. A partir de cet endroit, l’épitre, toujours inspirée assurément, reprend le caractère d’une lettre toute simple, dans laquelle le cœur parle au cœur, sans autre plan que d'exprimer comme elles se présentent, Les choses dont on à à s’entretenir, et où les idées se rattachent souvent les unes aux autres par un simple mot arrivé sous la plume de Pécrivain.
A184. (5-7.) Ainsi, l'Apôtre venait de parler de la patience et de la consolation que donnent les Ecritures ; de là, 1l passe à exprimer le vœu que le Dieu de la patience et de la consolation inspire aux fidèles de