RÉSUMÉ DE L’APOSTOLAT DE PAUL
(Romains 15 : 8-13; 14-39.)
Rome cet amour, ce bon accord dont il les avait entretenus, afin qu’étant tous un en Christ, ils glorifiassent d’une même bouche le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et qu'ils se fissent accueil les uns aux autres, de même que le Christ les avait pris à lui pour la gloire de Dieu. Ge vœu si excellent, qui nous montre de nouveau tout ce qu’il y avait de charité dans le cœur de Paul, nous rappelle en même temps deux grandes doctrines morales : l’une, l’importance de union entre les disciples de Jésus-Christ; lautre, le devoir de se proposer toujours pour but la gloire de Dieu.
418$. (8-13.) Cest aussi la gloire de Dieu, et notamment la gloire de sa vérité ou de sa véracité, que Jésus-Christ a eu en vue, lorsque, se mettant au service de la circoncision, c’est-à-dire des Juifs, il est venu ratifier, accomplir les promesses faites à leurs pères, tout en accomplissant également les paroles des prophètes qui annonçaient Îa miséricorde dont les nations deviendraient les objets. Dans une de ces prophéties, le Christ lui-même se présente comme voulant confesser le nom de l'Eternel parmi les nations (Ps. 18 : 49); dans deux autres, ces mêmes nations sont invitées à louer l'Eternel (Deut. 32 : 43; Ps. 417 : 4); la quatrième exprime nettement quel est celui auquel sera donné le gouvernement des nations et en qui elles mettront leur espérance, savoir un descendant de Jessé, ou d’Isaï (Esaïe 414 : 1, 40). Toutes ces promesses s'étant fidèlement accomplies par Jésus-Christ, PApôtre exprime le vœu qu’elles s’accomplissent en chacun de ceux auxquels il écrivait, et j’invite mes lecteurs à transformer ce vœu en prière. O Dieu de l'espérance, daigne remplir mon cœur de toute paix et de toute joie dans la foi, pour que j’abonde dans l'espérance, par la puissance de lEsprit-Saint! Amen.
A186. (14-39.) I] paraît que Paul avait les meilleurs renseignements sur l'Eglise de Rome. Il ne doutait pas que les frères ne fussent pleins de bonté les uns envers les autres, qu’ils n’eussent une grande connaissance de la vérité et qu’ils ne fussent en état de s’avertir et de s’exhorter mutuellement, trois choses qu’on ne trouve plus guère dans ce qu’on appelle de nos jours l'Eglise de Rome et qu’on serait bien heureux de voir dans toutes les Eglises fondées sur le pur Evangile. Si donc Paul écrivait aux Romains, ce n’était pas qu'il les crût peu favorisés des grâces de Dieu; mais, en sa qualité d’apôtre des nations, il avait une mission spéciale auprès d’eux. Jusqu'à ce jour, ses travaux avaient été bénis au delà de tout ce qu’il aurait pu imaginer; car, sans être jamais allé où d’autres apôtres avaient annoncé
SALUTATIONS. 499 (Romains 15: 33. 16: 1-15.)
l'Evangile, il avait eu la joie de le prêcher dans une foule de lieux, depuis Jérusalem jusqu’en Hlyrie [40701. Il ne restait plus aucune de ces contrées qui n’eût été plus ou mains évangélisée par lui. Des bords de l'Adriatique où il était parvenu, ses regards et son cœur s'étaient portés plus à l’ouest encore, et maintenant tout son désir était de pousser jusqu'en Espagne, c’est-à-dire jusqu’au bout du monde oceidental, selon les connaissances géographiques de ce temps. Ses nombreux travaux l’avaient empêché de voir Rome, mais il comptait bien y passer quand il irait en Espagne et même y prendre avec lui quelques frères. Pour le moment, il retournait à Jérusalem, porteur de la collecte qu’on avait faite en Macédoine et en Achaïe. Il avait toutefois le pressentiment que ce nouveau voyage en Judée ne serait pas sans péril pour sa personne, et il demande instamment à ses frères de combattre avec lui dans leurs prières à Dieu, pour qu’il ne tombât pas sous les coups des Juifs incrédules, qu’il püt au contraire se rendre chez eux avec joie et y trouver quelque repos, si telle était la volonté du Seigneur. Nous verrons dans nos prochaines Etudes, comment le désir de l’Apôtre fut satisfait.
4487. (33.) Un vœu tout semblable aux précédents sort ici du cœur de PApôtre : «Que le Dieu de la paix soit avec vous tous! » Ce verset, rapproché des versets 5 et 13, nous présente Dieu, comme le Dieu de la patience et de la consolation, le Dieu de l'espérance, le Dieu de la paix : tel est le Dieu de l'Evangile. Ne l’oubliez jamais, 6 vous, avec qui j'ai le bonheur de m’entretenir de ce Dieu plein de grâces et d'amour! Approchez-vous de lui par Jésus, demandez-lui continuellement le Saint-Esprit, et vous saurez par expérience tout ce qu’on trouve en lui de patience, de consolations, de paix et d’espérance.
4188. (46 : 1-15.) Après avoir recommandé aux fidèles de Rome Ja sœur par l'intermédiaire de laquelle il leur envoyait sa lettre, Paul les charge de ses salutations pour vingt-quatre personnes, sans compter plusieurs autres qu’il sälue collectivement. Il y avait à Rome, capitale de l’empire, des hommes originaires de tout pays, et, bien que Paul n’y füt point encore allé lui-même, il n’est pas étonnant qu’il y connût assez de monde. Il se peut d’ailleurs qu'il y en eût, parmi ceux qu’il nomme, dont il avait simplement entendu parler. Après cela, si nous avons ici plus de salutations que dans les lettres écrites aux Eglises de Thessalonique, de Galatie ef de Gorinthe, cela s’explique par la raison même que ces Eglises lui étaient personnellement connues et que sen cœur l'aurait porté à saluer tous les frères, nom par nom. A Rome,