CONCLUSION
(Romains 16 : 24-27.)
rence, que Silas, l’ancien collègue de Paul, autrement dit Sylvain [3826]. Son nom hébreu voulait dire troisième, en latin Tertius. Ecrivant à des Romains, on s’explique qu’il ait eu l’idée de traduire son nom dans leur langue maternelle, bien qu’il leur écrivit en grec, idiome généralement répandu. Les derniers noms qui se présentent ici, sont ceux de Gaïus, ou Caïus, non pas celui qui est mentionné Actes 49 : 99; XX : 4, mais celui que Paul avait jadis baptisé à Corinthe (4 Cor. 4 : 14); d’Eraste, qui avait été momentanément à Ephèse auprès de Paul (Actes 19 : 22) et qui, bien que converti, occupait un emploi civil au milieu des païens du chef-lieu de l’Achaïe; de Quartus enfin, sur lequel nous ne connaissons rien de particulier.
4194. (24-27.) Mais Paul ne saurait se séparer de ceux auxquels il écrit, sans reproduire, pour la quatrième ou cinquième fois, l’expression des vœux que sa charité adressait au Dieu de toute grâce, savoir à notre Seigneur Jésus-Christ; puis il élève son âme vers ce même Dieu pour lui rendre la gloire qui lui est due. En le faisant, il rappelle indirectement plusieurs grandes vérités dont je demande à Dieu de pénétrer l’âme de mes lecteurs. S'ils sont dans la foi maintenant, qu’ils comprennent bien que celui qui la leur a donnée peut seul les y affermir et qu’il le fait au moyen de cette même Parole de grâce par laquelle ils ont été convertis. Arrivés à la fin de mes Etudes sur cette importante épitre, ils éprouveront donc, comme moi, le besoin qu’éprouva l’Apôtre, après l’avoir dictée, celui de bénir Dieu de ce qu’il a révélé, dans l’accomplissement des temps, le grand mystère de son amour, et de ce qu’il en a fait parvenir la prédication jusqu’à nous, à nous, postérité non d'Abraham, mais de nations si longtemps plongées dans lidolâtrie. Enfin, ils comprendront toujours plus, que si la Parole de la foi nous est prêchée, c’est pour que nous la recevions en des cœurs obéissants. Ainsi disposés, nous joindrons notre voix à celle de tous les saints, pour dire avec l’Apôtre : «À Dieu seul sage, par Jésus-Christ, soit la gloire éternelle. Amen. »
ACTES DES APOTRES
(Fin.)
CCCXI. — Paul à Jérusalem; mis en prison, puis transféré à Gésarée.
4195. De l’épitre aux Romains, nous retournons au livre des Actes. Après avoir suivi Paul jusqu’à Jérusalem, nous avons dû retourner en arrière, afin d'étudier la lettre importante que le Saint-Esprit lui fit écrire avant son départ d’Achaïe. Nous le rejoignons maintenant dans la ville qui, de tout temps, « tua les prophètes et lapida ceux qui lui étaient envoyés » (Luc 43 : 34).
4196. (21 : 17-20.) Selon nos calculs, c’était au printemps de lan 58 et en un de ces jours de fête solennelle où les Juifs étrangers affluaient à Jérusalem. Au milieu de cette foule, les frères eux-mêmes ne se seraient pas aperçus de l’arrivée de Paul, s’il n’était descendu chez l’un d’eux. Mais bientôt ils vinrent à lui et lui firent un excellent accueil. À son tour, il se transporta le lendemain chez Jacques, avec Luc, Trophime, Timothée et ses autres compagnons de route (Actes 20 : 4; 21 : 16), et tous les anciens de l'Eglise se rendirent à une assemblée évidemment convoquée exprès. Paulet ses amis étaient porteurs des aumônes recueillies en Macédoine et en Achaïe. S'il n’en est pas fait mention dans cet endroit, c’est qu'ils étaient aussi porteurs de nouvelles plus précieuses que beaucoup d’or et d'argent. Depuis que Paul avait quitté Jérusalem, quatre ans auparavant, si ce n’est plus, le règne du Seigneur s’était affermi et étendu parmi les nations. À l’ouie des récits qui leur en furent faits, Jacques, l’ancien, et ses collègues, glorifièrent le Seigneur, par qui et pour qui sont toutes choses. — Remarquons, en passant, qu’on ne voit plus ici, comme autrefois, les apôtres réunis aux anciens de Jérusalem, par la raison sans doute qu’à cette époque ils avaient tous quitté la ville sainte pour aller prècher l'Evangile en divers lieux.
4197. (20-25.) Leur long séjour à Jérusalem avait porté des fruits merveilleux ; car il s’y trouvait maintenant des disciples de Jésus par myriades, c’est-à-dire par dix milliers. Comme nous lPavons déjà vu [3653], la foi qu'ils professaient en notre Seigneur ne les avait pas détachés des rites juifs, du moins en ce que ces rites n’offraient pas de contraire à l’Evangile, et ils étaient tous pleins de zèle pour la loi de Moïse. Sous ce rapport, on serait tenté de les mettre au nombre