FESTUS
(Actes 256 : 1-6; 6-12.)
en liberté celui dont il connaissait l’innocence; mais il le laissa en prison pour faire plaisir aux Juifs, et il avait réellement intérêt à les ménager. L’historien Josèphe nous dit qu’il fut accusé devant l’empereur Néron par les habitants de Césarée , fatigués de son administration, et qu'il ne dut la vie qu'à l’intercession de son frère Pallas. On croit qu’il mourut en exil. Il avait entendu parler de Jésus-Christ : lui donna-t-1l jamais son cœur? C’est une question à laquelle l’éternité répondra, comme à tant d’autres.
42292, (25 : 1-6.) Festus, un des moins mauvais gouverneurs qu’ait eus la Judée, fut à peine débarqué qu’il se rendit à Jérusalem : ce devait être le troisième été depuis que Paul habitait une prison. Il était naturel qu’à l’entrée de sa charge, Festus cherchât à se concilier les esprits, et il ne l’était pas moins qu’on saisit ce moment pour lui demander quelque faveur. Or, les principaux des Juifs, avec la mémoire et la présence d’esprit que donne la haine, le prièrent de livrer à leur tribunal le prisonnier de Césarée, sur lequel Félix avait dû lui laisser des renseignements. C'était bien une faveur qu'ils réclamaient; car Paul était maintenant prisonnier de l’empereur, et il appartenait entièrement à la juridiction de son représentant. Aussi, soit que Festus se doutât du guet-apens qu’on méditait contre l’Apôtre, soit qu’il lui répugnât de se dessaisir d’une cause qui était de son ressort, il invita les Juifs à Césarée, promettant de leur donner audience. C’est ce qui eut lieu, une quinzaine de jours après son arrivée dans la province.
4293. (6-12.) Cette nouvelle comparution de Paul devant son juge et devant ses accusateurs, n’offrit rien de nouveau, de part ni d’autre, si ce n’est que Paul déclara plus formellement encore qu'il n’avait péché en rien, ni contre la loi des Juifs, ni contre le lieu sacré, ni contre César ; par où il entendait sans doute les péchés dont la connaissance revient aux tribunaux, car quel est l’homme qui ne pèche ? Et comme il vit que Festus inclinait à se débarrasser de tout cet en-nui, en transférant le prisonnier à Jérusalem et en le livrant à ses ennemis , Paul rappela qu’il était Romain, qu’il comparaissait devant le tribunal de l’empereur, et que, son lieutenant se refusant à le juger, il en appelait positivement à César, selon le droit que lui en donnaient les lois romaines, même avant qu’un premier arrêt füt intervenu. Ge droit ayant été reconnu par Festus, réuni à son conseil, 1l fut décidé que Paul irait à Rome. Or, ce César dont Paul invoquait la justice, était le cruel Néron, qui venait de tremper ses mains dans le sang de sa mère, et qui, peu d'années après, exerça contre les chrétiens la plus
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