LES PROPHÉTIES
(E Khessaloniciens 5 : 20, 21.)
dans les âmes et qu’elle s’y entretient; ce n’est donc pas sans raison que cet Esprit est comparé à un feu qui éclaire, réchauffe, réjouit, vivifie (Matth. 8 : 11). Or ce feu, nous ne pouvons pas plus l’étemdre que nous ne saurions éteindre les rayons du soleil; mais on peut fermer les yeux à la lumière du soleil ; on peut, en s’enfonçant dans quelque grotte, se soustraire à sa chaleur et à sa clarté; c’est ainsi que si on ne l’éteint pas, lui, on l’éteint en soi et pour soi. Il faut se souvenir d’ailleurs que PEsprit est l’auteur des Ecritures et que c’est par les Ecritures qu’il répand la vie de Dieu dans les âmes. Si donc vous veniez à ne plus lire la Bible ou si vous ne la lisiez qu'avec distraction, si vous vous permettiez de l'interpréter à votre propre sens et de placer vos sentiments au-dessus de ses déclarations les plus positives, si enfin vous cherchiez à étouffer sa voix dans vos consciences ROUE vivre à votre gré, vous éteindriez l'Esprit quant à ce qui vous concerne; et n est-ce pas une perspective effrayante ?
3893. (20.) Que faut-il entendre par ces prophéties que des hommes pieux tels que les fidèles de Thessalonique pouvaient être tentés de traiter avec quelque mépris? Ce ne sauraient être les oracles de l'Ancien Testament, ni ceux de Jésus et de ses apôtres. Mais par la prophétie, on doit entendre quelquefois la prédication de la Parole de Dieu, l’enseignement donné à l'Eglise par les ministres de cette Parole et par quiconque a reçu de Dieu la connaissance de la vérité et les dons requis pour la proposer aux autres. C'est là ce qu'on pourrait être tenté de mépriser, sous prétexte que nous avons dans la Bible des instructions parfaitement suffisantes. Il est vrai que, si quelqu’un est privé par des circonstances impérieuses de tout autre secours, la Bible lui suflira pleinement; mais si, de propos délibéré, on néglige les moyens que Dieu met à notre portée pour diriger nos études de sa Parole, on se condamne soi-même à demeurer fort audessous de ce qu’on pourrait être. Il est vrai encore qu’en passant par l'intermédiaire de l’homme, la Parole de Dieu est exposée à se mélanger de quelques erreurs, que la doctrine prend facilement la teinte des vues particulières de celui qui la préche, et que, par cette raison, nous devons toujours en revenir à la Parole de Dieu ellemême (21). C’est pour cela qu’elle nous dit ici d'écouter avec discernement, avec circonspection, et de retenir seulement ce qui est bon; c’est-à-dire ce qui nous paraît décidément conforme à la Parole révélée. Peut-être cette recommandation de lApôtre a-t-elle aussi un sens plus général et signifie-t-elle que nous devons revêtir un esprit