‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 126 sur 286 · L'AMOUR FRATERNEL · texte numérisé non relu

L'AMOUR FRATERNEL

(E Pierre 1: 14-21.)

de Dieu, dans la sanctification de l'Esprit, pour l’obéissance et pour l’arrosement du sang de Jésus-Christ » (9), Bien plus, s’il ne présente pas la foi comme le moyen de ce salut , il fait mieux que cela, car il nous la montre comme constituant, en quelque sorte, le salut même. La foi en Dieu découle de la mort et de la résurrection de Jésus, non moins que l’expiation des péchés. C’est lorsque le Saint-Esprit amène nos pensées captives à l’obéissance de Jésus-Christ (2 Cor. 40 : 5), que Dieu et ses promesses deviennent pour nous des réalités, et que nous plaçons effectivement notre foi et notre espérance en Dieu. Le salut est donc pour ceux qui croient en Jésus-Christ, et pour eux seuls, puisqu’en dehors du Christ, il n’y a véritablement ni foi en Dieu , ni espérance, — Remarquez enfin comment l’apôtre ramène cette grande idée de l’espérance, quand il veut caractériser les rachetés de Jésus (Rom. 5 : 2, 4, 5). Pour une âme pleine de vivacité telle que la sienne, l’espérance est inséparable de la foi : elle en est la parfaite expression. Mais ne pensons pas que ce füt chez Pierre simple affaire de tempérament, Le Saint-Esprit peut produire chez les hommes les plus calmes et en apparence les plus impassibles, cette vivacité de foi qui n’est autre que l’espérance.

4266. Mais pourquoi tout ce développement à propos de sainteté ? Cest que la doctrine de la rédemption, au du rachat de nos âmes par Jésus-Christ, est une sainte doctrine. En même temps qu’elle remplit de joie l’âme du pécheur racheté, elle y entretient la crainte sérieuse d’offenser Dieu. Ainsi done, après avoir dit que nous devons nous conduire avec crainte durant notre séjour ici-bas, à raison même de ce que nous inyoquons comme notre Père celui qui doit nous juger par Jésus-Christ (17) (et Paul avait également exprimé cette idée, 2 Cor. 5 : 40, 11), l’apôtre ajoute que nous le devons aussi en considération du grand salut qui nous est acquis par le sang du Seigneur. La pensée du jugement à venir, séparée de la foi en Christ, n’est pour l’âme sincère qu’une source d’effroi; la pensée de la rédemption en Jésus-Christ, séparée de la foi au jugement à venir, peut conduire au relâchement. Unissons, au contraire, ces deux pensées dans notre cœur; ayons foi en Jésus-Christ comme Juge et comme Sauveur en même temps : par là notre âme contractera celte appréhension de déplaire qui est un fruit de la reconnaissance ; cette frayeur, non de Dieu, mais du péché, qui résulte de la contemplation des souffrances du Christ; cette crainte de l'Eternel, juste Juge, qui est tout à la fois le commencement de la sagesse et le tout de l’homme (Ps. 141 : 10; Ecel. 42 : 15).

LES NOUVEAUX CONVERTIS. 239 (H Picrre 1 :922-25. 2: 1-3.)

CCCXV. — Caractère des nouveaux convertis; priviléges et devoirs généraux du peuple de Dieu; devoirs envers l'autorité civile; devoirs des domestiques, des femmes, des maris; la voie du bonheur.

4267. (22-95.) Après ces exhortations générales à l’obéissance, à la sainteté, à la crainte de Dieu, viennent des exhortations plus spéciales, qui n’en sont que le développement. C’est d’abord une invitation chaleureuse à Pamour fraternel. Pour suivre l’ordre du texte sacré, remarquez premièrement que cet amour suppose un cœur purifié. Devant la conférence de Jérusalem, notre apôtre disait que le Seigneur avait purifié le cœur des païens par la foi, en léur donnant le Saint-Esprit {Actes 145 : 8, 9). Nous avons ici la reproduction de cette idée; car, qu'est-ce que l’obéissance à a vérité, si ce n’est la foi même ? pensée que Paul résume dans cette expression : « l’obéissance de la foi » (Rom. 4 : 5). La première condition pour que nous puissions pratiquer l’amour fraternel, c’est done que nos cœurs aient été purifiés ou sanctifiés par la vérité (Jean 17 ; 47, 21). Cet amour doit être sincère et ne PBE consister en de vaines protestations ; il doit se d’ un cœur oauillé de oi intérét égoïste {l Tim.d : : B). En d’ A frA termes, pour aimer les frères, il faut être du nombre des frères soimême ; appartenir à la famille de Dieu; avoir été réengendré, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible. Or cette semence, c’est la Parole de Dieu (Luc 8 : 11), laquelle vit et demeure éternellement (Matth. 24 : 35). « Ce qui est né de la chair est chair, » et toute chair est périssable, comme lherbe des champs, Les choses mêmes sur lesquelles l'homme compte le plus, n’ont qu’une force et une gloire passagères : il n’en est pas ainsi de [a bonne nouvelle du salut ou de l'Evangile (Es. 40 : 6-8).

1268. (2 : 1- -3.) Repranant l'idée du réengendrement spirituel ou de tômes de la vie ges +R une âme. Gomme un petit énfant se détourne des aliments dont son palais ne peut supporter le goût, le pécheur nouvellement né en Christ, répudie et rejette toute malice, toute fraude, toute hypocrisie, toute envie et tonte médisance. Il y a donc chez le nouveau converti une répulsion, en quelque sorte instinctive, pour tout ce qui est directement et manifestement contraire à la sincérité et à la charité : il n’est pas besoin d’avoir fait de grands pro-

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