‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 128 sur 286 · DEVOIRS DES FEMMES · texte numérisé non relu

DEVOIRS DES FEMMES

(X Pierre 3 : 1-6.)

de la foi. Quels que soient notre penchant à l’imitation et le pouvoir d’un exemple comme celui de Jésus-Christ, la sainteté du fidèle, dans toutes ses branches, est bien plus encore le fruit de lexpiation même qu’il a faite de nos péchés. Il les a portés en son corps sur le bois. De sorte que ce sont nos péchés, notre corps de péché (Rom. 6 : 6), qui a été crucifié en Christ; et si nous vivons maintenant d’une vie nouvelle, c’est par la communication qui nous est faite de la justice de Celui dont la meurtrissure a été notre guérison (Es. 53 : 5). Nous étions comme la brebis égarée de la parabole (Luc 45 : 4) ; mais par la foi que le Saint-Esprit produit dans le réengendrement, nous sommes retournés au bon Berger, à celui qui veille sur nos âmes plus et mieux que nos pasteurs, plus et mieux assurément que nousmêmes. Sous la houlette de Jésus, revêtus de sa justice, crucifiés avee lui, morts quant au monde et au péché, mais vivifiés par sa Parole et par son Esprit, se pourrait-il que nous ne fussions pas, comme lui, patients dans la souffrance et pleins de pardon pour ceux qui nous font souffrir ? ; 4274. (3 : 1-6.) Les devoirs des femmes chrétiennes envers leurs maris, se résument « pareillement » dans la soumission, non pourtant que la femme soit l’esclave de l’homme. C’est ce qui résulte déjà de quelques déclarations antérieures (4 Tim. 2 : 11; Tit. 2 : 5), et la moindre réflexion sur la nature même et sur la destination particulière de la femme, suffit pour convaincre que, par la volonté du Créateur, l’homme est le chef de la famille. Si la femme, sa compagne, doit lui servir d’aide dans le gouvernement de la maison, toujours est-il qu'il ne peut exister à la tête d’une administration quelconque deux volontés d’égale valeur : il faut qu’il y en ait une de prépondérante. La femme chrétienne ne cherchera donc jamais à usurper un pouvoir qui ne lui appartient pas. Le motif principal que l’apôtre met en avant, c’est l’influence spirituelle qu’elle peut, de cette manière, exercer sur son mari. En le supposant du nombre des fidèles, il n’est pas douteux que la soumission de sa compagne ne lui doive rendre celle-ci de plus en plus respectable et aimable; en sorte que si elle est appelée, tôt ou tard, à lui donner des consolations et des avis, ce qui appartient à une aide et une compagne, sa voix n’en sera que mieux écoutée. Dans le cas, au contraire, où le mari serait rebelle à la Parole (seule situation que l’apôtre examine, parce qu’elle est la plus difficile), comme la femme n’est jamais autorisée à jouer le rôle de docteur (4 Cor. 44 : 35; 1 Tim, 2 : 12), rien ne sera plus propre

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à toucher le cœur du mari que de voir constamment soumise, celle qu’il sait pourtant lui être supérieure dans la seule chose nécessaire. Mais une femme qui prêche, et qui ne laisse pas de se vévolter contre l'autorité de son mari, ne peut s’attendre à aucun succès dans les efforts qu’elle tente pour l’amener au Seigneur. Cest donc « par une conduite pure » et en se maintenant « dans la crainte, » que la femme fidèle pourra gagner le mari infidèle. D'abord, par une conduite pure ; c’est-à-dire honnête et décente, mais, surtout, dépouillée de tout motif intéressé : or, combien de fois n’arrive-t-il pas qu’on désire la conversion d’un mari, essentiellement, si ce n’est uniquement, pour avoir moins à souffrir de sa part! Puis, en se maintenant dans la crainte; c’est-à-dire dans une crainte semblable à celle que nous devons à Dieu, et qui n’est autre que l’appréhension d’offenser et de déplaire. Si du reste l’apôtre parle de femmes fidèles unies à des maris infidèles, ce n’est pas pour autoriser de telles unions; mais on peut s'être marié, légers et mondains l’un et l’autre, et après cela, « l’un est pris et l’autre laissé » (Luc 17 : 34).

4275. Il ne suffit pas cependant que les femmes évitent ce qui peut déplaire à leurs maris; elles doivent encore chercher à leur plaire. Mais ce n’est pas au moyen d’une vaine toilette; ce n’est pas non plus en se négligeant qu’elles y réussiront. Toutefois, et à la longue, rien n’attire et ne retient que ce qui procède du cœur. Que les femmes donc, comme Paul nous l’a dit, soient parées intérieurement, de foi, d'amour, de sanctification, avec modestie (1 Tim. 2 : 15), ce que Pierre appelle leur « homme secret; » qu’elles aient cette douceur, ces mœurs paisibles qui rendent une demeure aimable et sont d’un grand prix devant Dieu. C’est ainsi, dit l’apôtre, que se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu. Soumises à leurs maris et vivant avec eux dans une crainte affectueuse, elles étaient à l’abri de ce tremblement qu’éprouve parfois, à la vue de son mari, la femme qui se soustrait le plus qu’elle peut à son autorité.

49276. (3 : 7.) Les maris ont aussi leurs devoirs. Si l’obéissance est la part de la femme, les égards et les bons procédés sont la part de l’homme. Il ne doit pas se prévaloir de sa force et de son autorité pour opprimer sa compagne ; il comprendra plutôt que la faiblesse et la sensibilité particulière de celle qui lui a été donnée par le Seigneur comme aide et amie, réclament sa protection, ses ménagements, ses attentions infatigables. Car enfin, quelles que soient les différences actuelles entre le mari et la femme, celle-ci ne laisse pas d’être co-

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