‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 129 sur 286 · LE SECRET DU PBONHEUR · texte numérisé non relu

LE SECRET DU PBONHEUR

(£ Pierre 8 : 8-13.)

héritière du salut. Le mari fidèle {c’est à lui seul que l’exhortation

s'adresse, les inerédules ne lisant pas la Bible ou ne la respectant pas), le mari fidèle verra donc en sa femme une âme que le Seigneur a rachetée aussi bien que lui : non-seulement sa compagne de travaux ici-bas, mais sa compagne de voyage vers l'éternité; il unira les intérêts spirituels de sa femme aux siens propres, et non pas seulement ses intérêts temporels ; cela étant, il priera pour elle et avec elle, dans un culte commun. Mais s'il veut que ce culte soit possible, il faut qu’il évite tout ce qui pourrait troubler la paix domestique. Comment dirait-elle amen aux prières de son mari, la femme qui est traitée avec dureté? Si, au contraire, le mari remplissant ses devoirs, c’est la femme qui, par une humeur et des habitudes peu chrétiennes, rend la prière commune presque impossible, que faudra-t-il faire ? L’apôtre ne soulève pas cette question; non que les femmes soient toujours pieuses et les maris toujours incrédules, mais parce que c’est au chef de la famille d’en présider le culte. Si donc le mari ne marche pas selon l’Evangile, les prières communes sont décidément « interrompues : » elle peuvent ne pas l’être si c’est la femme qui s’écarte du bon chemin, le mari fidèle ayant le droit, ou plutôt le devoir de l'y ramener. |

4277. (8-13.) Voici d’ailleurs ce qui assure le bonheur domestique, et ce qui, dans toutes les situations et les relations de la vie, doit attirer sur nous la bénédiction : être d’un même sentiment, ou vivre dans la communauté de pensée la plus étroite (Rom. 42 : 16); avoir compassion des infirmilés physiques du prochain, et plus encore de

ses misères spirituelles ; traiter vraiment en frères tous les enfants de Dieu (le mari fidèle voyant dans sa femme fidèle une sœur en Christ,

et celle-ci dans son mari un frère; le maître et l’esclave s’estimant frères aussi, et, à plus forte raison, ceux qui n’ont entre eux que des différences d’âge, de rang, de fortune); exercer la miséricorde, soit envers les malheureux, soit envers ceux qui nous offensent ; se plaire à les obliger, loin de leur rendre mal pour mal et outrage-pour outrage ; porter enfin avec soi, en tout lieu, conformément à notre vocation céleste, les hénédictions de la grâce qui nous a été faite par le Seigneur : tels sont les fruits de la charité et la garantie de tout le bonheur possible ici-bas. Pour dévelupper sa pensée, l’Apôtre cite une portion d’un psaume (34 : 13-17), et cette citation prouve que, sous l’alliance de la grâce, comme sous celle de la loi, la pratique du bien est la condition indispensable de toute vraie paix, encore que ce

LES SOUFFRANCES DE JÉSUS-CHRIST. 247 (K Pierre 3 : 14-17; 18-22.)

ne soient pas nos œuvres qui nous sauvent, mais notre foi. Cet endroit de l’épître, y compris le verset 13, proclame d’ailleurs une vérité que l’expérience confirme tous les jours : c’est que la vraie bonté est la meilleure des sauvegardes. Soyons, en débonnaireté, un Abraham, un Joseph, et nous échapperons aux maux nombreux que s’attirent les médisants, les gens difficultueux, querelleurs, durs en affaires, et tant de personnes qui, en toutes choses, montrent que si elles ne sont pas entièrement dépourvues de piété, elles le sont bien moins encore d’égoisme [2830].

1278. (14-17.) Cependant, si le Saint et le Juste a souffert de la part des hommes, encore qu'il ne leur eût fait aucun mal et qu’il #°y eût rien en lui qui leur donnût prise, il peut arriver de même à ses plus fidèles imitateurs de souffrir pour la justice. Bienheureux ceux à qui ce lot échoit, redit encore le disciple après le maître (Matth. 8 : 11). Qu'ils ne se laissent pas ébranler par les menaces, ni par les mauvais traitements; qu’ils demeurent prêts à justifier avec douceur et crainte (c’est-à-dire avec respect ; À : 17; 2: 18; 3 : 2), lespérance qui est en eux, et à rendre raison de leur foi auprès de ceux qui s’en informent ; qu’ils s’étudient à avoir une bonne conscience devant Dieu et devant les hommes, en sorte que si l’on procède à leur égard comme avec des malfaiteurs, ces procédés mêmes tournent à la confusion des adversaires. En parlant ainsi, Pierre se souvenait-il des occasions où l'Esprit qui le faisait parler lui avait donné tant de dou ceur et de fermeté, à la face des persécutions? (Actes 2, 8, 4, ho. En tout cas, personne ne savait comme lui « qu'il vaut mieux obéir

à Dieu qu'aux hommes, » quelles que puissent être les conséquences (Actes 5 : 29).

CCCXVI. — Perpétuité de l'œuvre de Christ; le vrai baptème:; exhortations diverses.

4279. (18-22.) On ne saurait parler de souffrances non méritées sans que la pensée se dirige aussitôt sur le Seigneur Jésus, notre miséricordieux Rédempteur. Ecoutez à ce sujet le disciple qui vit des mains impies se jeter avec tant d’audace et de fureur sur son Maitre. Il a souffert une fois, dit-il; il a soufiert pour les péchés; lui, juste, en faveur d’injustes tels que nous; et c’est afin de nous amener à Dieu qu’il l’a fait, Mais s’il a été mis à mort, il a reprisla vie. Homme, il a pu mourir ; Seigneur de la gloire, il a été rendu vivant par l’Es-

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