‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 136 sur 286 · LA. TENTATION · texte numérisé non relu

LA. TENTATION

(Jacques 1: 13-15.)

avec douceur et profit pour son âme! Semblable au métal précieux qu’on soumet à certaines épreuves, à la suite desquelles il reçoit l’estampille qui certifie sa valeur et lui donne cours, le fidèle, victorieux de la tentation, est « approuvé» de Dieu et des hommes. Puis, «il recevra la couronne de la vie, que le Seigneur a promise à ceux qui aiment. » Cette couronne n’est donc pas le prix des afflictions, n’importe la manière dont elles sont reçues et utilisées, mais celui de la patiencé ; et cette patience n’est vraiment possible que là où l'amour de Dieu a été répandu dans les cœurs par l'Esprit : sainte et consolante doctrine, assurément ! |

4305. (13-15.) De la tentation-épreuve, de cette tentation, dis-je, qui résulte des circonstances, douloureuses ou difficiles, Pauteur saeré passe à la tentation proprement dite, la tentation au mal, et il redresse la fausse idée qu’on pourrait se faire de la source d’où elle procède. La tentation au mal ne saurait, dans aucun cas, venir de Dieu. Il est vrai, comme le dit PEcriture, qu'un mauvais esprit, envoyé de l'Eternel, peut s'emparer d’un Saül, d’un Achab et de ses faux pronbètes, d’un Pharaon et de ses mages; mais c’est en punition de leurs crimes ; quant à leurs crimes mêmes, ce n’est pas Dieu qui les leur inspira. Îl est vrai encore que c’est Dieu qui plaça Abraham en position de désobéir, Joseph en position de commettre adultère, Daniel en position de renier sa foi; mais s'ils eussent péché au lieu de demeurer fermes, ce n’est pas Dieu qui les eût tentés au mal. Et quand Jéroboam mit sa volonté à la place de celle du Seigneur dans l’institution du royaume d'Israël, Hacan dans le sac de Jéricho, Guehazi dans l'affaire de Naaman, ce ne fut pas Dieu qui les tenta, car le mal ne saurait plaire à Dieu; et n’étant pas tenté par le mal, il ne tente non plus personne. Faudrait-il faire sentir la justesse de cet argument? Tenter au mal est un horrible crime. Celui qui en est capable est un être profondément corrompu; mais Dieu est saint : la conséquence suit d'elle-même. Satan peut tenter au mal; les hommes pécheurs peuvent aussi le faire ; dans tous les cas, ce qui donne force aux tentations du dehors, c’est la correspondance qu’elles tronvent au dedans. Notre propre cœur est le traître qui livre la place à l'ennemi. Ce sont bien moins les objets extérieurs qui nous attirent, que ce ne sent nos convoitises qui nous poussent vers eux. Non, ce n’est pas la gloire qui fait les ambitieux, ni l'argent les avares, ni le vin les ivrognes; car il est des gens qui vivent au milieu de ces piéges sans s’y laisser prendre. C’est done la convoitise qui conçoit et enfante le pé-

LE BIEN VIENT DE DIEU, PAR SA PARÔLE. 265 (Jacques À : 16-18; 19, 20.) ché, &t, par le péché, la mort. Lors donc que nous sommes tentés, prenons garde de ne pas dire : Cest Dieu qui me tente. Personne sans doute; n’oserait éxprimer si Crüment ce DARDROMREE inais nôus avons vu tout au commencement de ces Etudes qu’on peut, de diverses façons, se rendre coupable d’une telle impiété [96].

4306. (4 : 16-18.) Loin que le mal procède de Dieu, c’est de Ii que procède au contraire tout bien véritable. Le bien descend de Dieu par une provenance naturelle sans doute, puisqu'il est le Père des lumières, et ce mot au pluriel dit Beaucoup. Cependant, le bien ‘ n'arrive jusqu’à nous que comme un don, une grâce non méritée. Que sommes-nous en effet, qu'est ce monde, pour que le soleil de la justice daigne y luire ? Toutefois, cette grâce est une grâce assurée et constante. Il n’y a pas en Dieu succession de lumière et de ténèbres; il n’y à pas en lui un double principe, celui du bien et celui du mal. Si nous recevons sa Parole, c’est un don de sa grâce, don qu'il n’était point tenu de nous faire et qu'il à mis en nous uniquement parce qu'il l’a voulu, sans qu'il y fût contraint d'aucune sorte. Il nous à donc fait devenir ses enfants par une parole, comme par une parole il créa le monde; et cette parole est une parole de vérité, au moyen dé laquelle nous avons pris rang parmi les plus excellentes créatures du Tout-Puissant. Voilà ce que Dieu a fait pour nous qui croyons. Après cela, ne serait-ce pas nous égarer nous-mêmes que de lui attribuer d’une manière quelconque le mal dont il nous arrive encore de nous rendre coupables ?

4307. (19, 20.) De là résultent aussi d'importants devoirs envers la Parole de Dieu. Puisque cette Parole, au moyen de laquelle nous avons été enfantés à Dieu, est une parole de vérité, notre premier devoir est de l’écouter avec empressement et en toute saison. Puis, si nous la lisons dans la société de nos frères, nous ne nous hâterons pas de parler sur ce qui a fait l’objet de la lecture ; mais nous réfléchirons sérieusement auparavant, afin de ne pas mêler notre folie à la sagesse de Dieu. Et quand nous rencontrons dans la Parole de ces mots qui offusquent notre raison, froissent notre orgueil, dérangent nos plans, contrarient nos vues particulières, gardons-nous du dépit, de lirritation qui ne nous prend que trop vite en pareil cas, et qui nous empêche de faire ce qui est juste et bon selon cette Parole. En général, le Vrai chrétien écoute plus qu'il ne parle, car il sent qu’il a beaucoup à apprendre et il se défie du fruit de ses lèvres. Sachant d’ailleurs combien toute colère met hors de soi, il évite des mour-

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