‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 147 sur 286 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

(Jacques & : 13-20.)

tinuer cette pratique ; ils oïgnent le mourant avec la certitude qu'il ne saurait se rétablir. Puis, ils promettent le salut comme découlant de la cérémonie, sans trop s'inquiéter s’il y a réellement conversion dans le cœur. On voit combien, à tous égards, ces erreurs ont de gravité, et quelle grâce Dieu nous a faite en nous éclairant à leur sujet. Mais si nous connaissons la vérité, il s’agit de marcher selon la vérité. Or, que de personnes parmi nous, qui ont lu cent fois ce qui est dit ici du devoir de la confession mutuelle, de la prière d’intercession, de la répréhension fraternelle, et qui négligent absolument ces devoirs ! Cependant, Jacques nous a dit au commencement de son épiître : « Soyez observateurs de la Parole, et non pas seulement auditeurs, vous séduisant vous-mêmes par de faux raisonnements ; parce que, si quelqu'un est auditeur et non observateur de la Parole, il est semblable à un homme qui considère dans un miroir son visage naturel ; car 1l s’est considéré lui-même et s’en est allé, et aussitôt il a oublié quel il était. Mais celui qui se sera baissé pour regarder dans la loi parfaite, qui est celle de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant point auditeur oublieux, mais observateur de l’œuvre, celui-là sera bien heureux de ce qu’il aura fait » (4 : 22-95).

4345. Je ne saurais me séparer de ce livre de la Parole de Dieu, sans en marquer le légitime usage et sans en faire sentir la haute importance. Il occupe certainement une place à part dans la révélation que Dieu nous a faite de sa grâce. Il rappelle à quelques égards certaines portions de lAncien Testament ; et toutefois on sent, en le lisant, qu’on est dans la nouvelle alliance. Ce n’est pas là cependant que nous renverrons les âmes travaillées et chargées qui demandent ce qu'il faut faire pour être sauvé. Mais supposez un pécheur dont la conscience commence à se réveiller, la parole pénétrante de cette épitre ne saurait faillir à lui porter quelqu'un de ces coups qui font soupirer après la délivrance. Après cela, si quelqu'un est réellement conduit par l'Esprit de Christ, il trouvera dans cette portion des Ecritures une abondance de consolations et surtout d'instructions qui ne se trouvent nulle part ailleurs. Ge ne fut pas dans un de ses bons moments que le grand réformateur Luther se permit d’appeler notre épître une «épitre de paille. » Il est vrai que si nous n’avions qu’elle, nous ne connaitrions pas la voie du salut ; mais quel est le chrétien qui voudrait la retrancher de la Bible? IL est vrai encore qu’elle est incommode à ceux qui, après avoir été réveillés de leur sommeil, voudraient se rendormir; à ceux qui, tout pénétrés, pensent-ils, de la

OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES. 285 (Éphésiens 4 : 1, 2.)

grâce qui justifie, se soucient peu de la grâce qui sanctifie. Mais cela même prouve l'importance suprême de ces saintes pages. Si donc, en vous approchant de Jésus-Christ, vous avez appris la crainte du Seigneur (1 Pierre À : 17; 2 Cor. 5 : 11); si, en recevant de lui le pardon de vos péchés, vous vous êtes résolus à vivre désormais pour sa gloire (4 Cor. 6 : 20) ; si enfin vous avez compris de quelle manière vous pouvez et devez glorifier le Dieu de votre salut (Jean 45 : 8 ; Matth. : 16), vous lirez et relirez fréquemment cette épitre, en priant Dieu d’accomplir au dedans de vous par le Saint-Esprit les saintes choses qu'il nous y recommande.

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