L’ÉLECTION DIVINE; SES FRUITS ET SA SOURCE
dé (Éphésiens 1 ; 4:5.
d’une âme que Dieu retire de ses péchés (Ps. 40) ; et Esaïe, prophétisant les merveilles de la rédemption, met aussi dans la bouche des rachetés un nouveau cantique (Es. 12). Ce cantique, chanté par tous les apôtres du Seigneur (1 Pierre À : 3), est celui par lequel Paul, du fond de sa prison, prélude à l’exposition des sublimes doctrines de la grâce de Dieu en Jésus-Christ. «Béni soit le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis en toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes, dans le Christ.» Ce cri d’action de grâces contient déjà toute la doctrine. Par notre union avec Christ {je parle au nom des fidèles), nous sommes les bénts de Dieu ; car si Dieu nous bénit, c’est parce qu’il est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Sa bénédiction d’ailleurs est toute spirituelle : descendant du ciel, elle tend vers le ciel et y introduit les bénis du Père (Matth. 25 : 34).
4351. (4.) Si je voulais faire remarquer tout ce qui, dans cette épitre et dans les suivantes, rappelle les précédents enseignements de l’Apôtre, en même temps que ceux de Pierre et de Jacques, je devrais multiplier les renvois outre mesure. Je ne le ferai donc que le plus rarement possible, me référant d’ailleurs à la table analytique qui termine ce volume. En y cherchant, par exemple, le mot élection, vous verrez tous les endroits où cette doctrine fondamentale est exposée. [ci, l’Apôtre, parlant tant en son nom qu’au nom des fidèles, déclare que la bénédiction spirituelle de Dieu en Jésus-Christ résulte d’une élection ou d’un choix opéré, en considération de ce même Jésus-Christ, avant la fondation du monde {1 Pierre 4 : 4,2). Ce choix, c’est Dieu le Père qui la fait : il Va fait dès l’éternité; il l’a fait en vue de son Fils, c’est-à-dire par un effet de l’amour qu’il lui porte, pour servir de prix à son sacrifice et afin que ce sacrifice ne devint pas inutile; car qui est-ce qui, de soi-même, voudra se convertir? Ce choix ou cette élection a pour but prochain de nous rendre saints et sans défaut devant Dieu, non-seulement par l’imputation de la justice de Christ ou par la substitution de sa justice à nos injustices, mais par cette sainteté réelle et personnelle qui consiste dans amour [3907, M74]. Voulons-nous donc savoir si nous sommes dn nombre des élus? voyons si nous aimons notre prochain dans l’amour de Dieu; et, supposé que nos consciences nous répondent avec incertitude, demandons, sans nous lasser, la foi en Jésus-Christ, cette foi qui Hér ploie son efficace par l’amour (Gal. 5 : 6).
4352. (5). Si l'élection divine se manifeste en nous par la sanctification, elle a pour effet, quant à Dieu, de nous assurer son amour de