‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 153 sur 286 · LA MORT SPIRITUELLE · texte numérisé non relu

LA MORT SPIRITUELLE

Majesté souveraine dans les lieux célestes, que son nom a été mis audessus de tout autre nom, qu’il a vu ou verra toutes choses lui être assujetties ; et (admirons ce qui semble bien peu, après tant de gloire), c’est par cette même puissance de Dieu qu’il est devenu la tête ou le chef de l’assemblée qui est son corps. Oui, il a fallu toute l’énergie du Saint-Esprit pour former l’Eglise et pour la maintenir au pouvoir de son divin chef. De nos jours même, c’est par des miracles qu’elle s’affranchit du joug de l’homme, afin de se replacer sous la seule autorité de Celui dont elle est « la plénitude; » savoir de Jésus-Christ, de qui elle sort et qu’elle complète en tant que Sauveur. Enfin, quand on pense de qui se compose cette société, ce corps mystique dont Jésus-Christ est la tête, on conçoit qu’elle puisse être une gloire pour lui. D’un côté, les fidèles sont les objets d’un amour éternel et d’une élection de grâce de la part du Père; d’un autre côté, ils étaient de misérables pécheurs, et leur relèvement n’a pu s’opérer que par un déploiement d’énergie toute semblable à celle par laquelle Jésus- Christ s’est relevé d’entre les morts! Telle est l’idée que lApôtre va maintenant développer.

4358. (2 : 1-3.) Si Christ a dû mourir pour le péché, c’est que les hommes sont, par le péché, dans un état de mort. Amateurs du présent siècle, approbateurs de ses maximes, soumis à ses coutumes, marchant comme marchent tous les hommes, les pécheurs non convertis vivent sous la domination de Satan, le chef des puissances malfaisantes. Dignes enfants de cet indigne père (Jean 8 : 44), ils participent volontairement à sa révolte contre Dieu : mais vivre ainsi, n’est-ce pas une mort? [97.] Eh bien, dit l’Apôtre, nous qui croyons maintenant, nous fümes tels autrefois. Nous cherchions le plus possible à satisfaire nos désirs charnels, à suivre notre mauvaise volonté, à exécuter nos vaines pensées; nous étions donc naturellement menacés de la colère de Dieu, aussi bien que les autres. Pour triste que soit ce tableau, il est plein de vérité, et je plains ceux de mes lecteurs qui ne le sentiraient pas. Quant à moi, je ne connais pas de vrai chrétien qui ne soit prêt à confesser qu'avant sa conversion, il a fait tout le mal qu’il a voulu, pu ou osé; que les plus coupables convoitises régnaient dans son âme sans qu’il cherchât à les détrôner, et que si Dieu lui avait fait sentir alors tout le poids de sa justice en le rejetant à jamais, il n'aurait eu que ce qu’il méritait.

4359. (4-7.) Mais, Ô richesses de la miséricorde! il y a en Dieu un amour plus puissant que la mort (Cant. 8 : 6). Quand nous étions di-

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