LE MYSTÈRE RÉVÉLÉ
(Éphésiens 3 : 1-13; 14-19.)
toyens des saints et gens de la maison de Dieu. Les voilà qui sont entrés dans la structure de l’édifice dont la parole des prophètes est le fondement et Jésus-Christ la pierre angulaire; de l’édifice, remarquez ceci, qui, par la foi en Jésus-Christ, s’accroit, s'élève, se développe en lui, pour former un ensemble plein d'harmonie; de l'édifice enfin qui est un saint temple en notre Seigneur, l'habitation de Dieu en esprit. Quelle grâce de Dieu , et tout à la fois quel déploiement de puissance! Or, c’est une merveille qui s’est réalisée jadis pour nos ancêtres et qui se réalise encore chaque jour dans les pays idolâtres.
4362. (3 : 1-13.) Une fois opérée, la fusion des païens et des juifs convertis semble quelque chose de tout simple et qu’il était facile de prévoir. Gependant l’Apôtre nous la présente comme un mystère caché en Dieu dès l'éternité, ignoré des générations précédentes, et qui, ayant sa solution en Jésus-Christ, n'avait été révélé que tout récemment aux saints envoyés et prophètes, du nombre desquels était Paul lui-même. Il en appelle là-dessus au témoignage de ses lecteurs, et 11 saisit cette occasion pour rendre gloire, encore une fois, à la puissance de Dieu, qui, voulant en même temps le salut de Paul et l'appel des nations à l’héritage céleste par son ministère, avait triomphé de ses préventions et de son incrédulité. À ce souvenir, il s’humilie, comme 1l lui convenait; mais il n’en demeurait pas moins vrai que, par la grâce de Dieu, il avait, plus que nul autre, annoncé parmi les peuples la bonne nouvelle de Ia richesse inscrutable de Christ et mis en évidence le mystère de son amour et de sa puissance envers les païens. Et c'était, nous dit-il, un spectacle ravissant pour les anges eux-mêmes, que cette conversion des gentils et leur union en une seule Eglise avec les Juifs fidèles, ou simplement la faculté maintenant accordée à de pauvres pécheurs, de s’approcher avec assurance du trône de la sainteté suprême. Par cette raison même, Paul, prisonnier de Jésus-Christ (1), et prisonnier à cause du ministère de réconciliation qu'il avait exercé près des nations; Paul, qui aurait pu si facilement se décourager, en se voyant depuis si longtemps dans les chaînes, Paul demande à Dieu qu'il lui donne de persister au milieu de ses tribulations, tribulations dont ses disciples devaient être fiers en quelque sorte, puisqu'elles étaient indirectement le résultat de la miséricorde et de la puissance que Dieu avait déployées dans leur Conversion.
4363, (14-19.) Les versets 2 à 13 se rattachent aux derniers mots