PRIÈRE ET DOXOLOGIE
(Éphésiens 3 : 20, 21.)
du verset 1 ; ce n’est cependant qu’une longue parenthèse, et la pensée principale se trouve seulement renouée au verset 14e. Il faut donc lire ainsi, une fois la parenthèse expliquée : « C’est à cause de cela que moi, Paul, le prisonnier du Christ, Jésus, pour vous les nations, je fléchis les genoux devant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. » Or, qu'est-ce qui lui faisait fléchir les genoux pour adorer et prier? C’est la considération même des vérités que le Saint-Esprit venait de tracer par sa plume. Il s'adresse donc à Celui qui, étant le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, est aussi le père de cette famille des cieux et de la terre dont les membres sont fils de Dieu par la foi en Christ et qui portent son nom, le nom de christs ou d’oints, par un effet de l’onction de son Esprit (Ps. 405 : 15); et il lui demande, pour ceux auxquels il écrivait, diverses grâces qui ne nous sont pas moins nécessaires. Si nous sommes à Christ, il s’est formé en nous par une nouvelle création, un homme intérieur qui a besoin de se fortifier sous l’action puissante du Saint-Esprit. Si nous croyons, Jésus-Christ nous a été révélé, et rien de ce qui le concerne n’est étranger à notre âme; mais il faut que son souvenir nous soit habituel, et que, par la foi, il demeure constamment en nous. Enfin, si Christ est au dedans de nous, nous avons appris ce que c’est qu'aimer saintement ; mais il faut que nous, nous enracinions dans l’amour, que cet amour devienne de plus en plus le fond de notre existence morale, afin que nous soyons capables de comprendre, avec tous les saints, l’immense étendue, en tous sens, de l’amour que nous devons à Dieu et au prochain (car c’est bien de cela qu’il s’agit d’abord); afin aussi que nous connaissions l’amour de Jésus-Christ dans la mesure du possible, car celui-ci, vraiment incommensurable, surpasse toute connaissance. En sorte que, si nous pouvons devenir capables de comprendre l'amour que son Esprit répand dans les cœurs, nous ne saurions connaître à fond celui dont son cœur est rempli pour les siens. Quelles admirables pensées et quelles profondes vérités! Voyez enfin dans quel but il faut que notre homme intérieur se fortifie, que Christ habite dans nos cœurs par la foi, que nous soyons enracinés et fondés dans l’amour; c’est pour que nous arrivions à la perfection, appelée ici et ailleurs la plénitude de Dieu (Jean 1 : 16).
4364. (20, 21.) La première partie de l’épitre se termine par un cantique, comme au début. L’Apôtre y célèbre essentiellement la puissance de Dieu dans la rédemption de chacun de ses élus, puissance par laquelle il peut faire infiniment au delà de ce que nous de-