‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 170 sur 286 · DEVOIRS DES ENFANTS · texte numérisé non relu

DEVOIRS DES ENFANTS

(Éphésiens 6 : 1-3.)

avoir lavé ses souillures par son sang, la sanctifie, l'ayant aussi purifiée par le baptême; non par l’eau seulement, mais par sa Barole, qui est la parole du Saint-Esprit (Jean 45 : 3). Dans cette pureté qu’il lui à faite, 1l se la présente à soi-même, l’épousant en Sainteté (Osée 2 : 19); de telle sorte que nous sommes un avec lui, membres de son corps, sa chair et ses os; là est le mystère de amour immense de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ,

4393. (6 : 1-3.) Plus complète que l’épitre de Pierre, celle-ci passe des devoirs des femmes et des maris aux devoirs des enfants. L’auto- - rité du père sur ses enfants est certainement plus considérable que celle du mari sur la femme; et, bien que la mère ne soit pas le chef de la famille, elle ne laisse pas d’y avoir ses droits (Lév. 19 : 3). Aussi voyons-nous la Parole de Dieu inviter les enfants à l’obéissance envers leurs parents, et non pas seulement envers leur père. Les devoirs des enfants sont nombreux : amour, confiance, support, aide et secours; mais avant tout marche l’obéissance, c’est-à-dire le renoncement à sa propre volonté. Il faut pour cela qu’ils commencent par se donner à Jésus, en qui Dieu devient leur Père et qui les appelle avec tant de tendresse, afin de les sauver [3289]. Unis à lui par la foi et fortifiés par sa grâce, ils suivront tout naturellement son exemple, et, comme lui, seront obéissants [2667]. Ceci d’ailleurs est de toute justice ; car si les enfants sont obligés de convenir que le gouvernement de la famille appartient à leurs parents et non pas à eux, il est clair que la soumission est de leur part un devoir strict. Sous la loi de Moïse, le père pouvait demander la mort de son fils rebelle (Deut. 21 : 18-21), et, dans tous les pays civilisés, les institutions reconnaissent et protégent l’autorité paternelle. L'existence de la famille n’est possible qu’à ce prix, et c’est un prix que les enfants ne doivent pas juger trop élevé; car que seraien{-ils devenus s'ils avaient été abandonnés dès Lou premiers jours par père et mère? et leur éducation, comment se ferait-elle, s'ils refusaient d'écouter et d’obéir? Cela même est la base de tout ordre social et de toute piété. Voilà pourquoi, dans les commandements donnés à Israël par le ministère de Moïse, je veux dire dans ces deux Tables où l'Eternel n’inserivit que les lois les plus fondamentales, il dit ;: « Honore ton père et ta mère, » tout en passant sous silence les devoirs des femmes, des serviteurs et des. citoyens envers leurs supérieurs. Ce commandement a même une telle importance, que le législateur suprême y rattache une promesse spéciale. C'était, pour les Israélites, la promesse d’une

DEVOIRS DES PARENTS. 315 (Éphésiens 6 : 4.)

longue vie et de bénédictions temporelles au pays de Canaan. Ici, nouswoyons le Saint-Esprit donner à la promesse une expression plus générale, soit parce qu'il s’adressait à un nouveau peuple répandu sur toute la face de la terre, soit parce que les bénédictions évangéliques sont d’une nature plus spirituelle que ne létaient celles de la loi. Cependant, si l’on ne peut pas dire que la piété filiale ait toujours pour récompense des bénédictions temporelles, une longue expérience atteste du moins qu’il y a une malédiction particulière sur les enfants qui, à l’imitation de Cam, méprisent les auteurs de leurs jours. 4394. (4.) Les devoirs des parents sont plus nombreux encore que ceux des enfants. lei l’Ecriture n’en mentionne que deux; mais que de choses en ce peu de mots! Admirez d’abord comment tout s’équilibre dans les commandements de Dieu, non moins que dans les œuyres de la création. Par un effet de sa volonté, les pères ont sur leurs enfants une autorité considérable ; mais ils doivent l’exercer de manière à ne pas les décourager. C’est ce qui arriverait si les parents exigeaient des enfants ce qui serait décidément au-dessus de leurs forces; s'ils ne montraient aucune indulgence pour leurs manquements ; s'ils multipliaient les ordres sans nécessité; s’ils punissaient avec une trop grande rigueur ou avec colère. La recommandation même de lApôtre suppose que les parents conduisent leurs enfants d’une main ferme, surtout le père ; mais elle leur interdit de le faire avec dureté et par secousses. Calme, douce et forte tout à la fois, telle doit être l’action paternelle , ce qui suppose nécessairement une grande mesure de la grâce de Dieu. Voici d’ailleurs le moyen par excellence : c'est « d'élever les enfants dans la correction et l’enseignement du Seigneur. » Les deux mots que porte le texte sacré me paraissent désigner, l’un l’éducation proprement dite ou la pédagogique, l'autre l'instruction ou la didactique. Eduquer et instruire les enfants au nom du Seigneur, sous son autorité, dans son Esprit; avoir en vue pardessus tout de lui amener leurs âmes et de le leur faire connaître; en un mot, élever ses enfants pour Dieu et non pour soi: tel est le principe fondamental de l'éducation chrétienne. Ce principe suffit à lui seul pour prévenir bien des fautes, et c’est en y demeurant fidèles que les parents triompheront des difficultés de l'éducation, difficultés

d’ailleurs si effrayantes.

4395. Je veux encore faire observer que, d’après le passage qui nous occupe et d’après l’Ecriture entière, c’est aux parents qu’appartient l’éducation des enfants : non pas seulement la correction de

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