‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 171 sur 286 · DEVOIRS DES ESCLAVES · texte numérisé non relu

DEVOIRS DES ESCLAVES

(Éphésiens 6 : 5-8.)

leurs premiers défauts, mais la direction de leur vie morale jusqu’à la fin ; non pas seulement les notions élémentaires de Dieu et du devoir, mais l’instruction religieuse au complet. Et ce n’est pas une simple prérogative, à laquelle on puisse renoncer; c’est un devoir positif, que des parents chrétiens ne consentiront jamais à {ransmettre. Puis, s’il semble n’être attribué qu’aux pères, c’est que dans les temps où vivait l’Apôtre, 1l était moins nécessaire de le recommander à la mère. Chez les païens et dans les habitudes de la polygamie, la mère s’occupait seule des enfants, jusqu’à ce que les fils, parvenus à un certain âge, fussent remis entre les mains de maîtres qui étaient généralement des esclaves. En rétablissant la famille sur sa vraie base, PEvangile est venu donner à l’éducation domestique une nouvelle impulsion, en même temps qu’une direction nouvelle. Sans rier ôter à la mère, il veut que le père y intervienne avec l’autorité supérieure qui lui appartient. Que dire, après cela, des parents qui se déchargent entièrement sur des gouverneurs et sur des maîtres du soin de leurs enfants? Sans doute que, dans l’état actuel de la société, il est des circonstances exceptionnelles qui justifient plus ou moins cet usage ; mais 1l demeure vrai que l’éducation est le devoir des parents, et que l’abandon de ce devoir est des plus criminels, lorsqu'il a pour cause la paresse, l’indifférence, l’amour du plaisir; pour tout dire en un mot, Pégoïsme.

4396. (5-8.) Nous avons déjà vu dans trois épîtres les devoirs des esclaves et des domestiques [3943, 4025, 42791, Les voici de nouveau. La Parole de Dieu les expose avec plus de détails que les autres devoirs de la famille, par la raison, je pense, que l’esclavage est un ordre de choses contre nature, et que, par A de la conscience ne saurait aussi bien dire à Pesclave ses devoirs qu'aux femmes et aux enfants , les leurs. En commandant aux esclaves « d’obéir à leurs seigneurs selon la chair, » le Saint-Esprit leur rappelle, dès les premiers mots, qu’ils ont aussi un Seigneur selon l’Esprit. Dans cette pensée se trouvent le fondement, la règle et la grandeur, j'allais dire la noblesse des devoirs que leur impose la servitude. Ils obéñront de tout leur cœur et sans arrière-pensée, se dévouant au service de leurs maîtres selon la chair, « comme au Christ. » C’est au Seigneur qu’ils cherchent à plaire ; c’est la volonté de Dieu qu'ils désirent d’accomplir : par conséquent, ils seront assidus et scrupuleux en l’absence de leurs maîtres , aussi bien qu’en leur présence. Enfin, se sentant les esclaves du Seigneur bien plus que des hommes, il savent que le ser-

DEVOIRS DES MAÎTRES. 317 (Éphésiens 6 : 9.) viteur qui, par sa conduite chrétienne, aura fait honneur à son divin Maître, ne recevra pas de lui une récompense moindre que l’homme libre. |

4397. Trois mots, dans cette exhortation, méritent une attention particulière. « Obéissez.. avec crainte et tremblement. » Nous avons expliqué l’un de ces mots à l’occasion de la première épître de Pierre (4 Pierre 4 : 17, 2 : 18; 8: 2, 15). Quant à la formule entière : «avec crainte et FR RTE » nous l’avons déjà vue deux fois sous la plume de lApôtre : savoir lorsqu'il rappelle aux Corinthiens les sentiments avec lesquels il leur avait prêché l'Evangile (1 Cor. 2 : 3), et ceux qu’ils avaient manifestés eux-mêmes en recevant le message dont il avait chargé Timothée (2 Cor. 7 : 15). Là, comme ici, ces expressions me semblent vouloir dire : «avec un profond sérieux, » «avec une sainte émotion. » Oui, Paul, arrivant à Corinthe, avait senti tout le sérieux de sa tâche, en présence de si grandes difficultés ; les Corinthiens , à leur tour, avaient reçu avec sérieux et émotion les exhortations de Timothée : c’est donc avec un grand sérieux que les esclaves doivent se soumettre à leurs maîtres. Il était particulièrement nécessaire de le rappeler aux esclaves convertis. Devenus par la foi en Jésus- Christ les égaux de leurs maitres (à supposer les maîtres eux-mêmes dans la vérité), il leur importait plus que jamais de sentir et de respecter la distance que les institutions sociales mettaient entre eux, afin de demeurer à la place où Dieu les voulait (4 Cor. 7 : 21). De nos jours et dans nos contrées, la domesticité a remplacé l'esclavage, et des domestiques pieux peuvent facilement rencontrer des. maitres également pieux ; il convient d'autant plus de leur faire entendre cette injonction du Saint-Esprit : « Obéissez à vos maîtres selon la chair; »

« obéissez-leur avec crainte et tremblement. »

4398. (9.) Les maitres, à leur tour, doivent se souvenir qu'ils ont un Maître dans le ciel, x que, quel que soit leur droit de seigneurie sur leurs inférieurs, Jésus-Christ est revêtu d’une seigneurie bien autrement élevée. Il est dans les cieux, d’où il contemple tous les fils des hommes (Ps. 41 : 4); il reviendra de là pour juger les maïîtres aussi bien que les serviteurs, et il n'aura pas deux mesures différentes pour apprécier leur fidélité. Que de motifs à la douceur et à l’indulgence envers ceux que nous employons ! Quand nous sommes près de nous emporter contre eux ou seulement de leur parler avec humeur, demandons-nous si nous servons le Seigneur mieux que nos domestiques ne nous servent, et si nous voudrions être traités par lui comme

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