‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 175 sur 286 · L FE · texte numérisé non relu

L FE

(EX imothée &: 13, 21, 4 : 16.17;1,9))

core qu'en de semblables circonstances, un prisonnier de Néron ait eu la liberté d'écrire à ses amis, avec l'espoir qu’ils pussent lui rendre des soins, s’ils venaient le visiter? Comment croire surtout que leprisonnier püt songer à son manteau pour l'hiver (4 : 13, 21) et à ses parchemins pour occuper ses loisirs? Tout cela suppose évidemment une détention peu rigoureuse, conime le fut celle dont parle le livre des Actes. HEIN

4407. Serait-ce peut-être à Césarée que notre lettre aurait été écrite et pendant les deux années que Paul y fut prisonnier? Cette idée a été mise en avant; mais elle ne peut se soutenir devant ce qui est dit ici d’Onésiphore (1 : 16, 17). Au moment où Paul écrivait, il était prisonnier à Rome, lié par une chaîne (Eph. 6 : 20), ou il l'avait été. Or, avant son emprisonnement à Césarée, il n’avait jamais vu Rome, et par conséquent ce n’est pas de Césarée qu’il peut avoir écrit cette lettre. Il faut donc en revenir à la supposition de tout à l'heure, et vous verrez qu'il n’y a rien dans lEpitre qui s’y oppose absolument.

4408. En partant de là, il résulte de l’épître même que Timothée, qui avait accompagné Paul dans son dernier voyage missionnaire jusqu’au retour en Asie, et qui l'avait probablement suivi à Jérusalem et de Jérusalem à Césarée, n’avait point fait avec lui le voyage de Rome. Paul, sans doute, plus préoccupé des Eglises que dé sa propre personne, avait envoyé Timothée en Asie Mineure; et plusieurs traits que nous remarquerons en passant montrent qu’il le savait à Ephèse ou dans les environs, lorsqu'il lui écrivit. C'était essentiellement pour lui donner de ses nouvelles après une longue séparation et pour l’inviter à venir le voir; mais cela même, il le fit sous la direction du Saint-Esprit. De là vient que cette courte lettre du maître au disciple est, comme toutes les autres, le dépôt de grandes doctrines, d’exhortations dignes de tout respect et de prophéties importantes, sans compter de nombreuses allusions aux circonstances du moment; en sorte qu'il est peu d’écrits sacrés qui portent avec eux, plus que celui-ci, la démonstration de leur authenticité.

4409..(4, 2.) Nous avons d’abord la salutation, comme partout. Paul y rappelle qu’il tenait sa mission directement de Jésus-Christ, par un effet de la volonté de Dieu, et que cette mission avait pour objet la promesse de la vie qui est dans le Christ, Jésus. C’est en Jésus effectivement qu’est la vie, comme c’est en Adam qu'est la mort (1 Cor. 45 : 22); de lui que nous vient la sainteté, par lui que nous possédons là certitude d’une vie éternelle : la grâce, la miséricorde et la paix,

ACTIONS DE GRAGES ET PRIÈRES. 323 (XX Rimothée L : 3-5; 6-12.) toute l’œuvre vivifiante du Saint-Esprit s’accomplit en nous de la part de Dieu le Père et de Jésus-Christ notre Seigneur.

4410. (3-5.) Peu de personnes, je pense, surent mieux que Paul rendre grâces en toutes choses, selon ses propres enseignements (1 Thess. 5 : 18). Il ne dit pas de quoi il rendait grâces, lui, prisonnier depuis trois ans et séparé de presque tous ses anciens amis; lui qui nous peindra tout à l'heure, sous de si tristes couleurs, les maux de sa situation. Mais rien ne pouvait lui faire oublier ce qu’il devait à la miséricorde du Dieu de ses ancêtres (1 Tim. 4 : 16). Celui que Paul adorait n’était autre, en effet, que le Dieu d'Abraham, d’Isaac et de Jacob; et il lui rendait, en esprit et en vérité, un culte parfaitement analogue au leur. Si à beaucoup d’égards la forme avait changé, le fond demeurait le même, et l’Apôtre pouvait se rendre le témoignage qu’il y apportait une conscience pure, ce qu’il appelle ailleurs une bonne conscience ; c’est-à-dire un cœur droit et sincère (Actes 23 : 1; À Tim. 4 : 5, 19; 3 : 9). Aux actions de grâces il ajoutait de ferventes prières, dans lesquelles il n’oubhait, ni nuit, ni jour, son enfant bienaimé, dont il désirait d’autant plus la visite, qu’il se souvenait de ses larmes à époque de leur séparation. Ce qui le consolaïit, en attendant, et le réjouissait, c'était le souvenir de la foi sans hypocrisie qui animait Timothée et dont sa mère, Eunice, ainsi que Loïs, sa grand”mère, lui avaient donné l’exemple [3787]. L’une et l’autre vivaient encore, à ce qu'il paraît, lorsque Paul annonça l'Evangile à Derbe, tout au commencement de sa carrière apostolique; l’une et l’autre, depuis longtemps occupées des saintes Ecritures et par conséquent de leur âme, avaient reçu Jésus-Christ. C’est avec joie sans doute qu’elles avaient vu leur cher Timothée les quitter pour suivre lApôtre, et voilà comment le souvenir de ces deux saintes femmes se rattachait au ministère de leur fils.

AAA. (6-12.) « C’est pour cette cause, » continue Paul ; c’est parce que je n’ai aucun doute sur la sincérité de ta foi, « que je te fais souvenir de rallumer le don gratuit de Dieu, qui est en toi au moyen de imposition de mes mains. » Ce don gratuit de Dieu, c’est évidemment le don du Saint-Esprit. Il est dit ailleurs qu’il ne faut pas éteindre l'Esprit (1 Thess. 5 : 49); ici, qu’il faut le rallumer. Räpprochant ces deux exhortations, nous dirons qu’il en est de ceci comme de toute flamme. Si vous voulez qu’elle ne s’éteigne pas, vous devez Pentretenir. Ce n’est pas assez d'éviter ce qui peut affaiblir en nous Paction du Saint-Esprit ou de la grâce, il faut utiliser avec zèle les

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