LE SALUT
(EX Timothée 1 : 6-12.)
moyens de rendre cette action toujours plus énergique ; et ces moyens sont la prière, la lecture de la Bible, la participation fréquente à la cène du Seigneur, le chant des cantiques, les assemblées d’édification et tout ce qui nous rapproche de Dieu. Get Esprit, toujours le même, fait chez tous et constamment une œuvre identique ; mais il se produit en nous de différentes manières, suivant les circonstances. Dans celles où se trouvaient Paul et Timothée, il devait bannir de leur cœur toute timidité et les remplir au contraire de puissance ou de force, d’amour et de sens rassis. C’est un avertissement à ceux qui souffrent pour la foi. Gardons-nous d’avoir honte de nos relations avec le Seigneur et avec ceux qui portent son opprobre. Partageons plutôt leur ignominie, à la gloire de la Bonne Nouvelle et par la puissance de Celui qui nous a sauvés.
4412. À ce propos, l’Apôtre esquisse les grands traits du salut. Ce salut a son point de départ dans l’appel de Dieu ; sainte vocation, car,
procédant du Saint-Esprit, elle a pour effet de nous faire sentir notre:
misère et de nous placer dans la voie de la sainteté. Cet appel ou cette vocation sainte ne se fonde pas sur nos œuvres : ni sur celles qui l’ont précédée, œuvres toutes de la chair en définitive ; ni sur celles qui la suivent, car un effet ne peut être sa propre cause; mais elle a son fondement dans un plan de grâce antérieur à l’existence de toutes choses et dépendant absolument de l’œuvre du Christ. C’est donc par l’apparition de Jésus-Christ notre Sauveur que s’est accompli le salut de nos âmes, et ce salut consiste en ce qu’au moyen de sa mort il a rendu la mort impuissante, lui ayant Ôté ses terreurs, et qu’au moyen de sa résurrection, il a mis en pleine lumière la vie et l'incorruptibilité (Jean 41 : 25) : non pas l’immortalité de lâme, ce dogme philosophique que la Bible dépasse comme tous les autres, mais celle de l’être humain tout entier, l’âme et le corps (1 Cor. 45). Vérités anciennes, mais devenues nouvelles, et que Paul avait été chargé de prêcher, de porter au loin, d'enseigner aux nations. C’est pour ces vérités qu’il souffrait dans ses derniers jours, après avoir souffert et combattu pour elles depuis sa conversion. Mais ce qu’il avait écrit aux Romains, il écrit maintenant de Rome (Rom. 1 : 16): il n’avait honte, ni de ses souffrances, ni de l’Evangile pour lequel il souffrait, parce qu’il savait en qui il croyait. Il connaissait la grande puissance du Seigneur, et il comptait sur lui pour la garde du dépôt qui lui avait été confié jusqu’au jour de la délivrance, ou plutôt de Ja victoire.
EXHORTATIONS AUX MINISTRES DE LA PAROLE. 329 (AK Æ'imothée 1 : 13, 14; 15-18. 2 : 1-13.)
44143. (13, 44.) Croire et aimer, c’est le tout d’un racheté de Jésus- Christ. C’est aussi ce qui fait les vrais docteurs dans lEglise. Outre cela, sans doute, il faut qu’ils conservent et enseignent, dans sa pureté, la doctrine apostolique, type, modèle, patron de toute vérité; mais sans la foi et l’amour, qui vivifient la doctrine, que sera le docteur ? Garder le bon dépôt, ce n’est donc pas seulement retenir dans sa mémoire les instructions de la Parole de Dieu; mais c’est les garder dans son cœur, par le moyen du Saint-Esprit habitant en nous. Ceci se rattache à l’exhortation du verset 6, et il est facile de voir dans quelle mesure ces directions concernent tous les fidèles.
4414. (45-18.) Il n’est pas aussi facile de déterminer ce que lApôtre entend par ces frères d’Asie qui s'étaient « détournés » de lui. Y avait-il eu là quelque chose de semblable aux schismes de Corinthe? ou bien s’agit-il d’Asiatiques qui, étant venus à Rome, se seraient te- . nus à l’écart, s’éloignant, non de Jésus-Christ proprement, mais de . son apôtre, ce qui a bien quelque analogie? Dans tous les cas, cette circonstance avait dü être pour Paul une épreuve plus douloureuse que son emprisonnement; surtout, parait-il, en ce qui concernait Phygelle et Hermogènes, noms qui ne se lisent pas ailleurs. Mais voyez comme sa charité passe rapidement là-dessus, pour s’arrêter de préférence sur Onésiphore, qui, après avoir rendu de grands services à l'Eglise d’Ephèse, dont il était membre sans doute, avait rafraîchi Pâme du prisonnier par ses consolations. Pour. Onésiphore, comme pour tous, il y aura une grande journée, et Paul demande au Seigneur qui nous a rachetés de le recevoir en sa miséricorde lorsqu'il s’assiéra sur son tribunal.
4445. (2 : 1-13.) Revenant à Timothée, l’Apôtre l’exhorte à se fortifier dans la possession et dans le sentiment de la grâce de Dieu; à former pour le ministère de la Parole des hommes fidèles, ainsi qu’il y avait été formé lui-même par Paul; à endurer enfin les souffrances comme un bon soldat de Jésus-Christ. Il développe cette comparaison et il en ajoute deux autres, afin de montrer avec quelle abnégation de soi-même, avec quel respect pour la volonté du Seigneur, avec quelle persévérance un serviteur de Jésus doit faire l’œuvre de son Maître. Pour le stimuler dans son travail, Paul invite Timothée à se souvenir de la résurrection du Seigneur; il y joint la considération de ses propres souffrances et celle de la force irrésistible de la Parole de Dieu. On a beau enchaîner ceux qui la prêchent, on ne saurait l’enchainer elle-même. Et puis, ce que souffre un ministre de Jésus-
326 LES QUESTIONS OISEUSÉS. ; (EX Mimothée 2 : 14-18; 19-21.)
Christ, c’est pour la manifestation, l’affermissement, la gloire éternelle des élus de Dieu. N’est-ce pas une pensée encourageañte? Christ n’est pas mort en vain, parce qu’il avait un peuple élu; c’est par la même raison que le travail de ses serviteurs ne saurait non plus être stérile. Voilà, dit l’Apôtre, une parole certaine. Il en est une autre qui ne l’est pas moins : c’est que, si notre vieil homme à été crucifié avec Christ, nous serons faits participants de sa vie; que si nous endurons des maux pour Pamour de lui, nous partagerons la gloire de son règne; mais que si nous le renions, il noüs reniera à son tour, car il ne peut se renier lui-même; et il ne Serait pas fidèle à sa parole, s’il tenait pour innocente notre infidélité. C’est donc par la mort que nous marchons à la vie, et par la souffrance, à la gloire ; comme c’est par l'incrédulité que l’on consomme la perte "de son âme.
k416. (14-18.) Qu'un ministre de Jésus-Christ, qu’un simple chrétien ait toujours ces grandes pensées présentes à l'esprit, et 1l saura s'abstenir des vaines discussions qui, roulant sur les mots plus que sur le fond des choses, ne servent qu’à la ruine de ceux qui écoutent. Bornant tout son désir à être un sage distributeur de la Parole de Dieu, il n’évitera pas moins ces discours vains et profanes, ces recherches philosophiques et subtiles, ce goût des idées nouvelles et piquantes; qui peuvent conduire jusqu’à l’impiété ceux qui s’y livrent, et ron-
gent comme la gangrène les âmes qui s’y laissent prendre. Il y avait
alors des hommes, tels qu'Hyménée et Philètes, qui, par cette voie, en étaient venus à nier la résurrection, non en disant qu’il n’y a pas de résurrection, mais en prétendant qu’elle était déjà arrivée. Qu’entendaient-ils par là? L'erreur prend des formes si variées, êt quelquefois si absurdes, qu’elle n’est pas toujours aisée à définir. Prétendaient-ils qu'il n’y a pas d’autre relèvement (c’est le mot de l'original) que celui de la conversion? Toujours est-il qu’ils renversaient la foi de quélques-uns et qu’ils avaient trouvé cette erreur, non dans la Parole de la vérité, mais dans leurs vaines spéculations sur es dogmes qu’elle enseigne. |
AM. (19-94. Quelles que soient cependant les aberrations de lesprit humain, l'édifice de la foi repose sur un fondement solide. C’est üne colonne, ou si l’on veut un piédestal, qui porte une doublé inscription : l’une proclamant l'œuvre de Dieu dans le salut, autre l'œuvre de l’honime. Ceux qui appartiennent à Dieu et qui se réclament de Jésus-Christ, sont les pécheurs quäl a connus de tout temps,
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