‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 179 sur 286 · INSPIRATION DES ÉCRITURES · texte numérisé non relu

INSPIRATION DES ÉCRITURES

(HX Æ'imothée 3 : 14-17.)

égarés. » Telle est en effet une des lois les plus évidentes de notre nature morale : l’âme d’aucun homme n’est stationnaire ; pieuse, elle fait des progrès dans la piété; impie, c’est dans l’impiété qu’elle en fera, si Dieu ne la convertit par sa grâce. Une autre loi de notre nature, c’est que « celui qui arrose sera arrosé» (Prov. 44, 95). En répandant la vérité, l’on s’y affermit; en semant l'erreur, on s’y enracine : «Egarant et égarés, » dit le Saint-Esprit. 4492. (14-17.) Quand on est arrivé à la possession et à la certitude de la vérité, il s’agit d’y demeurer attaché fermement, de quelque source qu’elle nous soit parvenue. Mais si nous devons à des parents pieux les premiers germes de notre foi, si nous avons été à l’école de docteurs fidèles et éclairés, si nous tenons de la Parole de Dieu ellemême, après tout, nos convictions religieuses, ce doit être un motif de plus pour y adhérer avec force. Tel était le cas de Timothée. Après les enseignements de Loïs et d’Eunice, étaient venus ceux de Paul; mais c'était la lecture des saintes Lettres qui, dès son enfance, l'avait surtout préparé pour le service du Seigneur. Et maintenant encore, que fera-t-il, s’il comprend la pensée de son père en la foi? Il lira de nouveau, et relira continuellement ces saints Livres, seuls capables de le rendre sage à salut, par la foi qui est dans le Christ Jésus. C’était, notez-le bien, de l’Ancien Testament que Paul parlait en ces termes. D'où nous devons conclure Que l’Ancien Testament n’était pas destiné aux Juifs seuls. Les disciples de Jésus-Christ doivent aussi le lire, comme un livre qui contient la parole du salut non moins que le Nouveau Testament, et mes lecteurs le savent par expérience. Le Saint-Esprit nous déclare de plus que toute Ecriture est divinement inspirée ; non pas l’Ecriture dans son ensemble, ni l’Ecriture çà et là, mais l’Ecriture dans toutes ses portions. Donnée aux hommes sous le souffle du Saint-Esprit, elle exprime la pensée du Saint-Esprit, elle l’exprime en langage humain, mais dans les termes qui ont paru les plus convenables au Saint-Esprit. Divinement inspirée, cette Parole est utile pour l’enseignement, en nous donnant la connaissance de Dieu et de nous-mêmes ; pour la conviction, en nous inculquant le sentiment de nos péchés et de la grâce divine avec une puissance qui n'appartient qu'à elle; pour la correction, en redressant les défectuosités de notre âme; pour l'instruction qui est dans la justice, en achevant, à tous égards, l'éducation des fidèles. C’est donc par elle que l’homme de Dieu (celui en qui la vie de Dieu s’est éveillée et qui se sent appartenir à Dieu), « est accompli et entièrement formé pour

PRÉDICATION DES ÉCRITURES. 331 (HE Himothée 4: 1-4; 5-8.) toute bonne œuvre. » C’est bien là le but que Dieu se propose en convertissant les pécheurs, comme vous pouvez le revoir, en particulier, dans lépître à Tite (2: 11-1#).

4493. (4 : 1-4.) Elle doit être bien importante l’exhortation. que l'Apôtre place, comme vous le voyez ici, sous l’invocation solennelle de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ, en rappelant que c’est lui qui jugera les vivants et les morts, lorsqu'il apparaîtra de nouveau pour prendre possession de son royaume (Actes 40 : 42). Cette exhortation s’adresse à tous les ministres de la Parole, dans la personne de Timothée. Ils doivent prêcher cette Parole, insister en tout temps auprès des âmes, remettre au bon chemin ceux qui s’en écartent, les réprimander au besoin, exhorter chacun avec patience, et puiser toute leur force dans l'exposition de la saine doctrine. Remarquez ce dernier point, en ce temps surtout où beaucoup de docteurs ont l’étrange idée que les âmes peuvent être gagnées à Jésus-Christ sans la doctrine. L’exhortation est suivie d’une prophétie que ces docteurs mêmes et bien d’autres encore se chargent de réaliser. Pour sentir ce qu’elle a de frappant, il faut faire attention que lApôtre parle évidemment de l'Eglise et non pas du monde, tandis que plus haut il parlait du monde et non de l’Eglise (3 : 1-9). Or, que le monde ne supporte pas un enseignement sain, qu'il aime les docteurs dont les discours flattent les oreilles en laissant les consciences tranquilles, qu’il préfère les fables à la vérité ; c’est ce qui n’est pas difficile à expliquer, et il n°y aurait pas eu besoin de l'inspiration divine pour annoncer ce fait. Mais l'Eglise! la société des disciples de Jésus-Christ! Il est vrai que si l’Eglise en est venue à ce point de dégradation, c’est qu’elle a confondu son sort avec celui du monde; mais ce fait même, combien il était peu probable au temps des apôtres! et l’annoncer, même indirectement, c’est ce qui n’était possible qu'à l'Esprit de Dieu. D’ailleurs, hélas! combien d’Eglises ne voit-on pas qui confirment par leurs aberrations la prophétie de Paul, encore qu’elles soient tout à fait séparées du monde!

4424. (5-8.) Pour obvier à ce mal, il faut que les ministres de Jésus-Christ ajoutent à la prédication de la saine doctrine, une conduite véritablement exemplaire ; que, par leur modération en toutes choses, par leur constance dans les persécutions, par leur zèle pour le salut des âmes, ils entourent leur ministère d’une telle considération, qu’il ne puisse pas venir à la pensée de s’en détacher pour courir après la parole des faux docteurs, quelque habiles discoureurs

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