‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 180 sur 286 · PAUL EN PRÉSENCE DE SON DERNIER JOUR · texte numérisé non relu

PAUL EN PRÉSENCE DE SON DERNIER JOUR

(HE 'H'imothée Æ: 9-11.)

qu'ils puissent être. Les directions que Paul donnait à Timothée lui font porter un regard sur son propre ministère, dont le terme approchaït à grands pas. Il voit déjà son sang répandu, comme celui d’une victime sur l’autel; le temps de son départ lui semble arrivé, et, se comparant à l’athlète des jeux publics, rapprochement qui s'était déjà présenté sous sa plume (1 Cor. 9 : 24-97), il peut dire en toute vérité qu'il a combattu le bon combat, car il a fait la guerre à Satan; qu'il a achevé la course, car il a rendu son complet témoignage à la grâce de Dieu; qu’il a gardé Ia foi, car c’est par elle seule qu’il a parlé, agi, vécu, triomphé. Puis il ajoute avec un grand sérieux et une parfaite confiance, qu’une couronne, la couronne de la justice du Christ, lui était réservée; et que le Seigneur, le juste Juge, la lui remettrait au jour de son apparition et de son règne ; non parce qu'il avait été apôtre, non parce qu'il avait prêché l'Evangile plus que personne, non parce qu'il avait reçu l’Esprit de prophétie et fait des miracles, mais parce qu’il était du nombre de ceux qui attendaient avec joie le jour de la glorieuse apparition du Sauveur. C’est donc aussi devant nous, mes chers lecteurs, que s’ouvre cette magnifique perspective. Si, comme Paul, nous combattons lebon combat, si nous gardons la foi, si nous aimons l’avénement du Seigneur, la couronne de la justice nous est réservée, et le Seigneur, le juste Juge, nous la rendra en ce jour-là. On dit qu’un protestant, martyr de sa foi, marchait à l’échafaud escorté d’un prêtre romain. Celui-ci exhortait le martyr à invoquer la vierge Marie et les samts pour sauver son âme et échapper aux flammes du bûcher. «J'ai combattu le bon combat, dit la sainte victime; J’ai achevé la course... — Orgueilleux! s’écrie Le prêtre en l’interrompant; saint Paul était un apôtre, et tu oses parler comme lui! — Oui, répond le fidèle disciple de la Parole; car PApôtre a dit : « Et non-seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui « auront aimé son apparition ! » |

4425. (9-11.) Cependant, si Paul s’est placé un moment en face de la mort, comme cela arrive à tout fidèle qui vieillit, surtout si quelque circonstance l’avertit que son départ pourrait être proche, il ne regardait pas comme impossible que sa captivité ne se prolongeât. C’est pourquoi il invite Timothée à se rendre auprès de lui, et, dans le but de l’y déterminer, il lui fait part de son isolement. Démas, disciple dont le nom se rencontre ici pour la première fois, avait abandonné Paul afin d'échapper aux difficultés et aux ennuis, peut-être aux dangers de la situation; c’est ce que l’Apôtre appelle « aimer le présent

DIVERS FAÎTS. 333 (HE Himothée Æ: 12-99.)

siècle, » comme nous dirions, nous, «aimer la vie. » Cela ne signifie pas qu’il eût renié le Seigneur, car il était allé à Thessalonique, sans doute auprès des frères. Crescens, autre disciple d’ailleurs inconnu, était parti pour la Galatie, et Tite avait traversé l’Adriatique, en mission l’un et l’autre, selon toute apparence. D’entre les frères qui n’appartenaient pas à l’Eglise de Rome, Luc seul, l’auteur du livre des Actes, était demeuré avec Paul. Après cela, Timothée est invité à prendre Marc avec lui, à cause de Putilité dont il était à Paul dans son ministère. Par ce Marc, il faut probablement entendre le cousin de Barnabas. Depuis qu’il s'était séparé de Paul pour aller en Chypre avec son cousin, dix où douze ans auparavant, il n’en a été fait mention que dans la première épître de Pierre (5 : 43). Ge que Paul dit ici de [ui prouve trois choses, dont l’une était facile à prévoir : d’abord, que sa séparation d’avec Marc à Antioche n’avait été suivie d’aucune animosité personnelle et qu’il n’y avait pas eu proprement de rupture entre eux; ensuite, que Marc s'était dès lors rencontré avec Paul dans le même champ de travail, bien que ni le livre des Actes, ni les précédentes lettres de lApôtre n’en aient fait mention : nouvelle preuve que nous ne possédons nulle part une histoire complète de ses travaux; enfin, que Marc avait alors quitté l’apôtre Pierre, et que Paul le savait revenu de Babylone dans Asie Mineure.

44926. (12-292.) Les dernières lignes de lépitre, à partir du verset9, sont toutes pleines de naturel, et ce n’est pas en opposition avec Pidée de l’inspiration divine. Ce sont de nombreux détails sur les circonstances de PApôtre et l’expression de sentiments très divers, qui, se pressant sous sa plume, arrivent à leur place ou autrement, et s’entassent au bas de sa lettre, comme s’il eût eu hâte de finir. Nonseulement Démas, Crescens et Tite ne sont plus avec Paul, mais Tychique aussi vient de se diriger vers Ephèse [4348]; raison de plus pour que Timothée s’empresse de rejoindre son père en la foi. Puis, comme il viendrait probablement par le chemin qu'il avait fait jadis avec Paul: Troas, Philippes, Corinthe, il est chargé de réciamer dans la première de ces villes quelques effets que Paul y avait laissés, trois ans auparavant. C’étaient un manteau, des livres et surtout des parchemins, qui pouvaient lui être utiles si son séjour en prison devait se prolonger. Ces objets sans doute étaient restés à Troas lorsque Paul en partit à pied, ses compagnons de route ayant oublié de les prendre sur le vaisseau (Actes 20 : 13). Or, s’il avait pu s’en passer jusque-là, 1} aurait bien pu encore; mais Timothée de-

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