‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 183 sur 286 · DIVINITÉ ET INGARNATION DU RÉDEMPTEUR · texte numérisé non relu

DIVINITÉ ET INGARNATION DU RÉDEMPTEUR

(Colossiens 1: 15-20; 21-22.) et si votre cœur ne se porte pas vers le Seigneur dans un élan d’adoralion et de reconnaissance, ne dites pas que vous avez la foi!

4440. (45-20.) Voyez ensuite la suprême grandeur de Celui qui nous a rachetés et nous a procuré le pardon de nos péchés, au prix de son sang. Il est l’image du Dieu invisible, ou celui par qui Dieu s’est fait voir (Jean 14 : 9). Engendré avant toute création, ce que peut signifier le texte, il est le premier-né ou le chef de toute la famille des êtres créés, famille au milieu de laquelle il a daigné prendre place par son incarnation. Il est le créateur de toutes choses, sans en excepter aucune, ni dans le ciel, ni sur la terre, tout ayant été créé par son moyen et pour lui (Jean 1 : 3). Pour lui, qui est Dieu au-dessus de toutes choses (Rom. 9 : 5), par conséquent le Dieu éternel , Jéhovah, dans l'unité avec le Père et le Saint-Esprit, puisqu'il est avant toutes choses et que toutes choses subsistent par lui ou en lui. Et afin que de toute manière il tienne le rang que lui assigne sa nature divine, il est la tête du corps, le chef de l'Eglise, occupant la première place dans la famille des ressuscités , après avoir été le plus illustre des morts. Pour résumer en un seul mot ce qu'il est, ajoutons avec PApôtre, qu’en lui, Fils de l’homme, toute la plénitude, lineffable perfection de Dieu, a bien voulu habiter ; comme elle était en lui, Fils de Dieu, avant qu’il descendit de sa gloire. Dieu était donc en Christ, réconciliant le monde avec lui-même. Je dis le monde, comme Paul le fait ailleurs (2 Cor. 5 : 19), mais en observant qu'il dit ici: «Les choses qui sont dans les cieux et non pas seulement celles qui sont sur la terre. » Cette parole a bien quelque obscurité; mais ce qui demeure parfaitement clair, c’est que Jésus , le Fils de Dieu, le Seigneur, a signé de son sang le traité de paix entre le Père et ses élus. Rien ne saurait donc être plus assuré que leur pardon; rien à la fois de plus légitime et de mieux fondé que leur espérance.

4441. (21-23.) Les Colossiens, récemment sortis du paganisme, devaient sentir d'autant plus vivement Ja grâce qui leur avait été faite ; car, en ce qui concerne le royaume des cieux, ils étaient d’origine étrangère. L’Apôtre cependant ne fait qu'indiquer cette idée, pour insister sur un fait plus grave et qui nous touche aussi bien qu'eux. Nos pensées, nos désirs, nos affections, ce que Paul appelle notre entendement, toute notre âme en un mot, par l'effet d’une corruption innée ou des œuvres mauvaises, est en hostilité permanente contre Dieu. Pour opérer la réconciliation, le Fils de Dieu, celui par qui et pour qui sont toutes choses, a revêtu notre nature, afin de pouvoir

CHRIST EN NOUS. 941 (Colossiens 1 : 24-29.)

mourir à notre place ; et il a si complétement expié nos péchés, il a si parfaitement renouvelé notre être, que nous nous trouvons maintenant saints, sans défauts et irréprochables devant lui, «si du moins, dit l’Apôtre, vous demeurez dans la foi. » Ni le pardon, ni la sainteté ne sont possibles sans cela. Mais qu'est-ce que cette foi qui sauve infailliblement? C’est une foi fondée en Jésus-Christ, une foi ferme, une foi pleine d'espérance, car elle a pour objet la Bonne Nouvelle préchée dans le monde par les envoyés du Sauveur, et par Paul en particulier.

4442, (24-929.) Cette foi ferme et pleine d’espérance, combien les paroles de PApôtre n’étaient-elles pas propres à la consolider dans le cœur des Colossiens ! Sa carrière avait été toute semée de tribulations. Les liens qui le retenaient captif à cette époque n'étaient pas ce qu’il avait enduré de plus terrible; toutefois, il comptait probablement alors quatre années de prison, et pour un homme de son caractère ce n’était pas une faible épreuve. N'importe ; ce qui l’avait mis dans les liens, c’était son amour pour les âmes, en sorte que sa captivité était un sceau mis à ses prédications. Si donc Christ était mort pour sauver son Eglise, Paul à son tour souffrait pour la rassembler, et son martyre même préchait le grand mystère de la miséricorde éternelle du Père envers les nations. Par tous ces motifs il se réjouissait de ses souffrances, et sa joie, comme ses souffrances mêmes, ne devait-elle pas être en encouragement aux fidèles ? Mais, ce mystère dontil vient de parler, ce mystère caché dès les siècles et maintenant révélé aux samts, en quoi consiste-t-il donc? « Christ en vous, » dit l’Apôtre. Dans le paragraphe précédent, il avait rappelé l’œuvre de réconciliation accomplie par Jésus-Christ «en son’ sang, » et il nous l’avait ainsi montré mourant pour nous. Maintenant, il nous le montre vivant en nous. Ce sont les deux pôles du salut, appelés ailleurs, lun la juséification , l’autre la sanctification, grâces qui découlent toutes Les deux de la foi en Jésus-Christ, Ainsi donc, Jésus-Christ habitant dans nos cœurs, naturellement si charnels et si enveloppés de ténèbres! Jésus- Christ l'espérance de la gloire éternelle ! Jésus-Christ annoncé aux pécheurs, afin d’amener toute âme à la perfection! Tel est le mystère que l'Evangile nous révèle. Ah ! certes, la prédication de ce mystère vaut bien la peine qu’elle occasionne, et celui qui combat dans l'intérêt de cette vérité, peut compter que la puissance du Seigneur ne manquera pas de déployer en lui son efficace, comme l’apôtre Paul en avait fait l’épreuve,

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