‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 185 sur 286 · CHRIST, NOTRE TOUT · texte numérisé non relu

CHRIST, NOTRE TOUT

(Colossiens 2 : 8-23.)

la fois Dieu et homme : sa doctrine est également divine et humaine. Or il est clair qu'un système religieux et moral qui laisse Christ en dehors de ses données et de ses déductions, prétendrait vainement à nous éclairer sur Dieu et sur nous-mêmes. Et, supposé qu’un philosophe trouvât le moyen d'arriver à Jésus-Christ et à la rédemption par l’unique voie de la dialectique ou du raisonnement (ce qui me paraîtrait bien extraordinaire, vu qu’un fait ne se raisonne pas mais se constate), que nous donnera ce philosophe, dont la Bible ne nous mette pas en possession? Par Jésus, tel que l’Ecriture nous le révèle, par Jésus « nous sommes accomplis » (10), dit PApôtre. «Il nous a été fait de la part de Dieu, sagesse, justice, sanctification et délivrance » (4 Cor. 4 : 30); de sorte que, s’il a tout accompli pour nous sur la croix par son sang, 1l accomplit tout en nous, dès le ciel, par son Saint-Esprit. C’est pourquoi Christ est et doit être toute notre philosophie.

4451. Que dis-je? nôtre philosophie! Christ n’est pas un système, une théorie, un livre, un auteur qui ne peut qu’exposer ses idées, sans trop savoir ce qu’en feront ses disciples; Christ est une puissance, et la puissance suprême (10). Si nous croyons en lui, c’est que nous fûmes circoncis en lui, d’une circoncision spirituelle et divine, qui consiste dans le dépouillement du corps des péchés de la chair ou dans la nouvelle naissance. Notre baptême, à quelque âge que nous ayons reçu et sous quelque forme qu’on nous l'ait administré, est devenu le symbole d’une sorte de sépulture et de résurrection, semblables à la mort et au relèvement de Jésus-Christ (44, 19). Nous étions morts dans nos offenses, dépourvus de toute vie spirituelle et incapables de nous la rendre; incirconcis de cœur, notre corruption naturelle nous plaçait en dehors du peuple de Dieu; or, ce qu’on ne saurait attendre d’aucune philosophie ni d’aucune forme religieuse, nous l’avons trouvé en Dieu, qui nous a fait vivre par notre communion avec Christ, nous ayant pardonné toutes nos offenses (13). Il y avait contre nous une stipulation positive, une loi qui nous condamnait; avec cela, des ordonnances cérémonielles particulières au peuple juif, qui tenaient tous les autres peuples à distance. Eh bien ! le Seigneur les à annulées, les ayant clouées à sa croix; car, par sa mort, il a tué tout ce qui mettait obstacle à notre rapprochement avec Dieu et avec son peuple. Bien plus, il a triomphé sur la croix de tout ce que le monde appelle faussement sagesse, puissance, force, richesse, grandeur, science, philosophie, religion, ayant mis à nu leur néant,

PRINCIPE DE LA MORALE ÉVANGÉLIQUE. 347 (Colossiens 3 : 1-4.)

et proclamé que lui seul suffit à tout et à tous. Satan même, lui, le prince de ce monde et le père des vaines pensées de l’homme; Satan, couvert de honte, marche à la suite du triomphateur (14, 15). 4452, Quoi encore! Jésus-Christ n’est-il pas la tête du corps entier des élus de Dien? (19.) N'est-ce pas son Esprit qui unit entre eux les membres de ce corps, et qui, pourvoyant à leur subsistance, pourvoit par cela même à l’accroissement de l’ensemble? Que font-ils donc les insensés qui se laissent détourner de lui, sous apparence de trouver une lumière plus vive, une assurance plus parfaite, une sainteté plus accomplie? Christ est une tête qui n’a pas besoin du corps pour vivre; mais nous, le corps de Christ, pouvons-nous croître ou seulement vivre, une fois séparés de lui? Enfin, si, par l'effet de notre union avec le Christ, «nous mourûmes avec lui quant aux éléments du monde » (20); si nous nous séparâmes ainsi de ce qui n’est que transitoire ou terrestre; ou, pour parler sans figure, si nous avons reconnu par la foi le néant de nos précédents systèmes de philosophie, l'insuffisance de notre culte formaliste, les piéges que recelaient nos velléités d’abstinences volontaires et nos inventions de pratiques religieuses, comment pourrions-nous y retourner de nouveau? Soit donc que nous considérions la nature des erreurs que le Saint-Esprit combat en cette partie des Ecritures, soit que nous portions nos regards sur Jésus-Christ et sur son œuvre, nous arrivons au résultat indiqué dans ce même chapitre, savoir que nous devons marcher en Jésus- Christ, le Seigneur, tel que nous lavons reçu, étant enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi qui nous fut enseignée, abondant

en elle avec actions de grâces.

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