‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 187 sur 286 · DÉPOUILLEMENT CONSTANT DU VIEIL HOMME · texte numérisé non relu

DÉPOUILLEMENT CONSTANT DU VIEIL HOMME

(Colossiens 3 : 5-10.)

notre conversion, les commandements du Seigneur nous trouvaient rebelles, parce que notre volonté était asservie; maintenant, au contraire, ils nous trouvent tout disposés à les recevoir. Mais encore est-il que notre volonté a besoin d’être déterminée et à chaque instant dirigée. C’est ce que fait l'Esprit de Dieu par des paroles comme celles-ci : « Cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez aux choses d’en haut et non à celles de la terre. » C’est toujours la foi qui domine; car c’est par un effet de notre union avec Jésus-Christ qu'un commandement tel que celui-ci, par exemple, ne nous paraît point pénible. Les choses d'en haut, c’est l’Eternel Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit; c’est la sainteté sans tache, c’est Le repos, c’est là consolation, c’est la gloire avec Christ et dans la société des élus. Les choses de la terre, c’est la vanité, le néant, la souillure. Croyez-vous cela, Ô mes lecteurs? Alors, c’est avec joie que vous remplirez ce premier devoir, ce devoir fondamental de la vie chrétienne.

4455. (5-10.) Il ne vous sera pas difficile non plus d’entrer ici dans la pensée du Saint-Esprit. Au premier abord, son langage peut sembler étonnant. Il s’adresse à des hommes qui, par la foi, moururent et ressuscitèrent avec le Christ (2 : 20 ; 3 : 1); à des hommes dont la vie était cachée avec Christ en Dieu, ou plutôt dont Jésus-Christ même était la vie (3 : 3, 4); et voilà qu'il leur parle comme à des irrégénérés, au moins on pourrait le croire. Mais s’il est vrai que l’impureté, l’avarice, la colère, la malignité, le mensonge sont des passions et des vices qui constituent l’homme terrestre, le vieil homme ; s’il est vrai que le fidèle a crucifié la chair avec ses convoitises (Gal. 5 : 24); s’il est vrai, en conséquence, qu'il les a dévouées à la mort par l’eflicace même de la nouvelle vie, de la vie du Christ qui lui a été communiquée; il est également vrai que les restes du vieil homme subsistent à côté de l’homme nouveau, et que c’est le propre de la foi, de porter à ce vieil homme, si vivace, des coups de plus en plus mortels. L’Apôtre fait très bien la différence entre « les fils de la rebellion, » objets de la colère de Dieu, et ceux qui sont renouvelés à l’image de Celui qui les créa. Chez les premiers , le mal domine, et le mal les tuera; chez les autres, le mal est blessé à mort, et “à mourra. Mais il ne mourra pas de soi-même. Il faut que, déployant l’énergie de notre foi, nous le fassions mourir, nous l’ôtions absolument de devant nous, comme on se défait d’un cadavre même chéri (Gen. 23 : 4); il faut, lorsque certains désirs s’élèvent dans nos cœurs, lorsque

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