‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 188 sur 286 · REVÊTEMENT DU NOUVEL HOMME · texte numérisé non relu

REVÊTEMENT DU NOUVEL HOMME

(Colossiens 3 : 11-15; 19-14.)

nous nous sommes laissés aller à lemportement, lorsque nous avons permis à notre bouche des paroles offensantes ; lorsqu'un mot contraire à la vérité nous est échappé, même dans ce qu’on appelle un mensonge innocent, il faut que nous ayons peur et horreur de ces insurrections du vieil homme contre l'Esprit de Christ qui est en nous, et que, par une prompte répression, le nouvel homme regagnhe avec calme et autorité la place qui lui appartient.

4456. (11-15.) Ce nouvel homme, le voici décrit à son tour. D’abord, si, au fond, le vieil Adam se retrouve le même en tous et partout, l’homme nouveau est aussi partout semblable à soi-même. Grecs, Juifs, barbares, Scythes, esclaves et libres; Chinois, Esquimaux, Anglais, Français, riches et pauvres, les fidèles portent tous l’image de Celui qui les créa. C’est le fait de leur union avec Christ, opérant une même œuvre en chacun d’eux, après avoir offert pour chacun d’eux un même sacrifice. En conséquence, tous les élus de Dieu , ses saints et ses bien-aimés, sentiront l’obligation qui leur est imposée de s’aimer et de vivre dans la paix. La première de ces pensées est plus développée que la seconde, et celle-ci se termine par ces mots: « Soyez reconnaissants. » — Examinons les détails de ce magnifique tableau.

4457. (19-14.) Nous avons ici une contradiction apparente fort semblable à celle de tout à l’heure. Là, c’étaient des régénérés qui devaient faire mourir en eux le péché; ici, se sont des saints qui doivent se supporter et se faire grâce mutuellement. Hélas! de toutes manières donc, l’Ecriture nous rappelle que nous sommes des pécheurs, vivant au milieu d’autres pécheurs. Mais de même que l’amour de Dieu s’est montré premièrement en ceci, que, lorsque nous n’étions que pécheurs, Christ est mort pour nous (Rom. 5 : 8), notre amour pour nos frères , si nous sommes vraiment de ceux auxquels le Seigneur a fait grâce, se manifestera par des dispositions de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, de support et de pardon. Connaissant par expérience le profond malheur de ceux qui offensent Dieu; exercés à voir les fautes dans lesquelles nous tombons si souvent nous-mêmes; accusés par notre conscience de manquer chaque jour à quelqu un de nos devoirs envers le prochain; pénétrés de l'immense miséricorde dont nous avons été les objets de la part du Père, comment ne serions-nous pas disposés à traiter nos frères avéc la tordre bonté, avec la compassion pleine de persévérance dont nous avons besoin pour nous-mêmes? Comment, en particulier, nous

L'AMOUR. LA PAIX. LA RECONNAISSANCE. 351 (Colossiens 3 : 14; 15.) laisserions-nous aveugler par cet orgueil maudit, qui rend dur et irréconciliable ?

4458. (14.) «Par-dessus toutes ces choses, revêtez-vous dé l'amour, qui est le lien de la perfection.» Mais « toutés ces choses » ne sontelles pas déjà de l’amour? et que peut-il ÿ avoir «au-dessus » de la miséricorde, de la bonté, du support et du pardon? Il peut et il doit y avoir l’AMoUR , dit le Saint-Esprit. Par où il nous fait entendre qu’il ne suflit pas d’exercer les devoirs de la miséricorde, dans la pensée que nous avons besoin nous-mêmes de miséricorde et à raison de ce que Christ nous a fait grâce ; il faut que nous les exercions par amour pour nos frères et par une bienveillance absolument désintéressée, vrai caractère de l’amour que Dieu vous a témoigné dans la personne de son Fils. Voilà pourquoi l’Apôtre nous dit que l'amour est «le lien de la perfection, » ou le plus parfait des liens. La miséricorde, le support et le pardon suppesent, nous venons de le voir, des maux à secourir, des défauts à supporter, des fautes à pardonner : ces exercices de la charité sont un lien sans doute, mais un lien entre des êtres imparfaits. La charité, dans ses éléments supérieurs, est comme le nœud de l’unité divine du Père, du Fils et du Saint-Esprit; c’est elle aussi qui fera des anges et des élus glorifiés une seule famille. La charité d’ailleurs, cet amour « qui vient d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sans hypocrisie ; » cet amour si admirablement décrit ailleurs par notre apôtre (1 Cor. 13), unit en un faisceau toutes les vertus chrétiennes en donnant à chacune d'elles sa véritable perfection. Qu'est-ce en effet que la franchise sans la charité, pour ne citer que cet exemple?

4459. (15.) « La paix de Dieu » peut s’entendre ou de la réconciliation avec Dieu (Rom. 5 : 1), ou de la sainte paix qui doit régner entre ses élus : deux idées qui se tiennent de très près. Je pense pourtant que c’est de la seconde qu’il s’agit ici. Nous qui croyons, nous ne formons tous qu’un seul corps, dont Jésus-Christ est la tête. Or, de même que les divers membres du corps humain ne se font pas réciproquement la guerre, il faut qu’il y ait pareillement harmonie entre tous ceux qui appartiennent à Jésus- Christ; non une paix apparente et de pure convenance, comme celle ht règne quelquefois entre les gens du monde, mais une paix cordiale, vrai fruit de l'amour que nous avons les uns pour les autres. Quant aux. mots par lesquels VApôtre conclut ce paragraphe : « Soyez reconnaissants , » ils sont faciles à comprendre, pris isolément; mais beaucoup moins, si on

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