‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 190 sur 286 · CCCXXX. — Partie morale de l’épitre. (Suite · texte numérisé non relu

CCCXXX. — Partie morale de l’épitre. (Suite

4464. De ces exhortations générales, l’'Apôtre passe à des exhortations plus particulières. Comme dans lépitre aux Ephésiens, il va traiter des devoirs de la famille. Je ne sais si mes lecteurs en sentent bien toute l'importance, au point de vue de la foi et de la gloire de Dieu. Il ést des gens qui sont pleins de douceur, d’amabilité, de convenancé dans leurs relations sociales; modérés, équitables, probes et irréprochables dans leur vie publique, et qui ne laissent pas de rendre malheureux les membres de leur famille. Si ces gens-là sont des mondains, tien n’est plus facile que de s'expliquer cette opposition ou ce contraste. Au dehors, ils se contiennent ; à l’intérieur, ils se montrent tels qu'ils sont. En présence du monde, leur dieu, ils sont ce qu’aime le monde ; loin de sa présence, ils redeviennent ce qu’ils aiment à être. Mais chez quelqu'un qui professe la foi en Jésus-Christ, cette manière d'agir est une contradiction palpable ét un vrai scandale. On comprendrait mieux qu’il en füt de lui tout l’opposé du mondain; car, enfin, où doit-il être plus près de Dieu que lorsqu'il est dans le sein de la famille que Dieu lui à donnée, sous le toit qui abrite ses peines et ses joies les plus intimes, comme ses dévotions de tous les jours? Il est vrai toutefois que le chrétien n’a nulle part plus besoin de la grâce de Dieu. Cest là que les différences de caractère se font le plus sentir, que les exigences sont le plus impérieuses, qu’on est le plus jaloux de son autorité et le plus impatient de tout frein. Et puis, il faut le dire, comme on s’y gêne moins les uns pour les autres, c’est aussi là qu’on est le plus près de toutes sortes de chutes, si lon n’y vit pas dans une communion très étroite avec le Seigneur. Etre attentif à ses devoirs de femme ou de mari, d'enfant ou de père, de domestique ou de maître, est donc un point important de la vie chrétienne.

4465. Il est à remarquer ensuite que l’Apôtre commence toujours par les devoirs de l’inférieur envers le supérieur : dé la femme envers le mari, des enfants envers leur père, des domestiques envérs leur maître ; il en était ainsi déjà dans l’épitre aux Ephésiens, et Papôtre Pierre a fait de même. La raison en est que si les devoirs des inférieurs ne sont pas les plus importants, ils sont du moins les plus difliciles. Entendons-nous toutefois. À certains égards, il est plus facile d’obéir que de commander; la responsabilité est moins grande, et, une fois qu’on est entré dans les voies de la soumission, l’on

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