‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 191 sur 286 · DEVOIRS DES FEMMES · texte numérisé non relu

DEVOIRS DES FEMMES

(Colossiens 3 : 18.)

trouve infiniment plus doux de subir l’autorité que de l’exércer, Mais ce n'est pas là, tant s’en faut, le goût de notre vieil homme. Nous sommes, par nature, enclins à secouer toute espèce de joug. Révoltés contre Dieu, nous portons dans nos rapports avec nos semblables l'esprit d’insubordination qui nous est propre. Il est donc nécessaire, avant tout, de précher le devoir à ceux pour qui le devoir est le plus onéreux. Après quoi je ne sais pas si, en y réfléchissant bien, on ne trouverait pas que le bon ordre dans la famille et la gloire de l’Evangile dépendent de la fidélité des inférieurs à leurs obligations, encore plus que de celle des supérieurs. Cela expliquerait encore la méthode suivie par le Saint-Esprit. Qu'un mari, qu’un père, qu’un maître conduise bien sa maison, c’est honorable assurément, et de bon exemple autant que bienfaisant; mais qu’une femme ou un homme soumis comme domestique ou esclave à la volonté d’autrui, volonté souvent capricieuse et tyrannique, ne s’écarte jamais de la ligne du devoir, c’est, ainsi que je lai dit ailleurs, ce qui est le plus propre à honorer l’Evangile [4095]; or cette observation s’applique dans une mesure peut-être encore plus grande aux enfants vis-à-vis de leurs parents, et aux femmes vis-à-vis de leurs maris.

4466 (3 : 18.) Sans passer en revue tousles devoirs de la vie domestique, le Saint-Esprit se borne, dans cette épiître, comme dans deux précédentes, à proclamer les principaux de ces devoirs, en commençant par le devoir fondamental de la femme. Pierre avait dit : « Femmes, soyez soumises à vos maris » (4 Pierre 38 : 1); Paul : «Femmes, : soyez soumises à vos maris comme au Seigneur » (Ephés. 5 : 22); ici : « Femmes, soyez soumises à vos maris, comme cela convient dans le Seigneur. » Voyez quel accord, au milieu de cette diversité. Je répéterai donc, à mon tour, qu’une femme pieuse ne cherchera jamais à usurper une autorité qui ne lui appartient pas. Loin d’abuser de la confiance que son mari lui accorde et de se prévaloir peut-être du peu de capacité de celui-ci, elle s’efforcera toujours de se tenir à sa place en relevant le plus possible celui qui, par la volonté de Dieu, est le chef de la famille. Car, dit l’'Apôtre, «cela convient dans le Seigneur. » La femme a généralement plus que homme le sentiment des convenances; or il y a ici convenance, non pas seulement aux yeux du monde, mais encore aux yeux du Seigneur. Que celle done qui désire plaire à Dieu se montre pleine de déférence envers son

mari. Se soulever contre son autorité, serait se soulever contre le Seigneur lui-même,

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