‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 198 sur 286 · CIRCONSTANCES DE L’APÔTRE · texte numérisé non relu

CIRCONSTANCES DE L’APÔTRE

(Philippiens 1 : 12-18.)

autrement que par le moyen de Jésus-Christ, qui met en nous les fruits de sa justice ; enfin que ces fruits de justice ne sont autre chose que le déploiement d’une charité éclairée. Nous savons donc ce que nous avons à demander au Seigneur dans l’intérêt de notre perfectionnement spirituel. |

4502. (12-18.) Après cette belle introduction, PApôtre en vient à ce qui le concerne, détails qu’il devait certainement à ses amis de Philippes. Mais c’est de son œuvre bien plus que de sa personne, qu’il va d’abord les entretenir. Son œuvre! le Seigneur l’avait faite admirable dans cette ville de Rome vers laquelle le cœur de Paul s’était dirigé longtemps avant d’y arriver, et où il se trouvait maintenant dans une position en apparence si peu avantageuse. Depuis environ cinq ans, 1l se voyait privé de la liberté d’aller et de venir ; mais celle de parler lui était demeurée. Si, à Césarée, il n’avait pu Putiliser en faveur des païens, il n’en était pas de même à Rome. Outre les visiteurs qu'il recevait, un grand nombre des soldats de la garde prétorienne étaient venus tour à tour le garder dans sa demeure, et, frappés des discours du prisonnier de Jésus-Christ, comme il s'appelait, plusieurs avaient été touchés à salut; en sorte qu’on ne parlait que de lui et de sa doctrine au quartier de ia garde impériale et ailleurs. En outre , la plupart des frères de Rome, encouragés par Pexemple de l’Apôtre, honteux de ne pas profiter mieux de leur liberté, tandis qu’ils le voyaient, lui, soulever ses chaînes pour appeler les âmes à Jésus,se mirent à annoncer l'Evangile sans crainte. Il est vrai que tous n'étaient pas animés de motifs également purs. Quelques interprètes pensent que Paul fait allusion à des chrétiens judaïsants, lesquels, tout en prêchant Jésus-Christ, auraient insisté sur le devoir d’observer

la loi de Moïse, afin d’être sauvé. Mais comment imaginer que l'Apôtre ait jamais pu se réjouir d’une aberration que, dans son épitre aux.

Galates, il avait traitée si sévèrement et que le Saint-Esprit avait, par sa bouche, déclarée destructive du salut? Ne se pourrait-il pas plutôt que l'esprit corinthien, si j'ose me servir de cette expression, se füt glissé parmi les frères de Rome? [3953, 3965.] Est-ce que la jalousie et les partis n’ont pas toujours été une des plaies de l'Eglise? Est-ce qu’on ne voit pas, de nos jours encore, des ministres de l’Evangile redoubler de soin dans leurs prédications, pour convertir les pécheurs

sans doute et pour édifier les fidèles, mais non sans y mêler une forte.

dose d’antagonisme contre certains prédicateurs populaires ou contre certaines congrégations ? Get antagonisme enfin n’a-t-il pas habituelle

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