‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 208 sur 286 · HUMANITÉ DE JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

HUMANITÉ DE JÉSUS-CHRIST

(Hébreux 2 : 1-4; 5-9.) et les anges sont ses ministres (Matth. 22 : 13); ministres de sa justice au dernier jour, ministres actuels de sa grâce et de ses délivrances envers lés héritiers du salut (Gen. 19; Act. 40).

4540. (2 : 1-4.) L’Apôtre s’interrompt un instant pour adresser à ses lecteurs une exhortation dont il n’est pas difficile de séntir la justesse et l'importance. C’est un grand salut, celui qui nous a été annoncé et procuré par le Seigneur : grand par la grandeur de la délivrance, plus grand encore par la grandeur de l’expiation ; grand, à ne considérer qué la suprême majesté du Sauveur, grand aussi, quand on pense aux merveilles qui en ont accompagné la prédication. Or, si la parole prononcée par le moyen des anges, en entendant par R, comme Paul le fait après Etienne, non-seulement les anges proprement dits, mais aussi les prophètes (Actes 7 : 53; Gal. 38 : 49); si, dis-je, cette parole «a été ferme, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rémunération » (rappelez-vous les jugements de Dieu rapportés dans lAncien Testament), « comment échapperons-nous, si nous avons négligé un si grand salut? » Qui deviendra notre sauveur, si nous ne voulons pas du Sauveur Jésus-Christ? Qu’offrirons-nous à Dieu pour l’expiation de nos péchés, si nous méprisons le sang de Gethsémané et de Golgotha? Où chercherons-nous la lumière et la vie, si nous repoussons les appels et les grâces de l'Esprit de Christ, ou seulement, comme porte le Les si nous les négligeons ?

4541. (5-9.) Les anges donc ne sont que de simples ministres du grand Roi; aussi n'est-ce pas à eux qu'est réservée la domination de la terre à venir que les apôtres ont eu pour mission de prophétiser (2 Pierre 3 : 13), mais c’est à Celui que tous les anges adorent et qui toutefois leur a été fait inférieur pour un peu de temps. Voilà comment l’Apôtre passe à l’humanité de Jésus-Christ, sans rien rabattre de la grandeur de sa personne. Il emprunte au psaume 8 des paroles qui, applicables à tout enfant d'Adam, en ce sens que l’homme, inférieur aux anges, a reçu néanmoins de Dieu un grand pouvoir sur les œuvres de la nature , ne sont néanmoins entièrement vraies que si on les entend de Jésus-Christ. C’est lui qui est le Fizs DE L'HOMME par excellence; comme il est, par excellence, le Fis DE DIEu; puis c’est à lui seul, d’entre ceux qui sont nés dé femme, que Dieu a pu assujettir toutes choses (Matth. 28 : 18). L’Apôtre fait observer làdessus qu’en disant «toutes choses, » il ne reste rien qui ne doive lui être assujetti. Il s’en faut cependant que tout lui soit maintenant

HUMANITÉ DE JÉSUS-CHRIST. 395 (Hébreux 2 : 10-13.) soumis, puisqu'il ést encore tant de gens qui rejettent sa domination et que Satan exerce toujours une si grande autorité sur la terre! Cela est vrai; mais ce qui ne l’est pas moins, c’est qu’au sortir de son humiliation, Jésus-Christ s’est vu couronné de gloire et d’honneur (Actes 2 : 33; Phil. 2 : 9). Une conséquence que l’Apôtre n’ajoute pas, mais qui se présente d’elle-mèmeé, c'est que la gloire actuelle du Seigneur est une garantie de sa gloire à venir, selon que Paul lavait dit ailleurs (Phil. 2 : 9, 10). Il laisse de côté cette idée, pour insister plutôt sur les souffrances et la mort du Sauveur: C’est par là principalement qu’il a été fait inférieur aux anges; mais c’est aussi par là qu'il a manifesté la grâce de Dieu et qu'il nous à ouvert l’accès à la vie éternelle.

4542. (10-13.) Le développement de cette pensée occupe la fin du chapitre. Jésus-Christ y est appelé «le Prince du salut, » comme il est appelé au livre des Actes « le Prince de la vie » (Actes 8 : 45). En tant que SAUVEUR, c’est au moyen de ses souffrances qu'il a été consommé, rendu parfait et accompli, de la part de Celui « à cause duquel et par lé moyen duquel sont toutes choses. » Or, « il lui convenait» qu’il en fût ainsi. Notre Seigneur a dit «qu’il le fallait» (Luc 24 : 26); mais, en Dieu, il n’y a pas de nécessité aveugle et fatale comme la déstinée des païens; ce qu’il juge nécessaire est toujours bon. D’un autre côté, ce qu'il estime convenable, ne saurait être abandonné au hasard des événements : 2/ faut que cela se fasse. Qu'est-ce donc qui convenait à celui par qui et pour qui sont toutes choses? Il lui convenait que celui qui sanctifie, participât à la nature de ceux qui sont sanctifiés. Ceux qui sont sanctifiés, ce sont ceux qui croient; et celui qui sanctifie; c’est Jésus-Christ. Or, qu’il ait été vraiment un homme , c’est ce que prouve le nom de frère qu’il ne prend pas à honte de donner aux hommes; non pas à tous cependant, mais à ceux qu’il sanctifie. C’est déjà ce qu’il fit par la bouche de David (Ps.22:99). Puis, vous vous rappelez comment il leur donna ce titré, à Pinstant même où il venait d’être déclaré le Prince de leur salut par sa résurrection (Jean 20 : 17). Une occasion encore où ilse montre semblable à nous, c’est lorsqu'il s’écrie, comme l'aurait fait un simple homme : « Je mettrai ma confiance en l'Eternel » (Ps. 48), ét vous trouverez des paroles de cette nature dans tous les psaumes messianiques. Puis, c’est Jésus, homme; qui dit par Esaïe : « Me voici, moi et les enfants que Dieu m'a donnés » (Es. 8 : 18), car il a pour sa postérité tous ceux dont 1l a payé la rançon (Es. 53 : 10).

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