‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 209 sur 286 · JÉSUS ET MOÏSE · texte numérisé non relu

JÉSUS ET MOÏSE

(Hébreux 2: 14-18. 3, 4.)

4543. (14-18.) Afin que le « Prince de notre salut »-eût la parfaite réalité de notre nature, et non pas une apparence humaine, comme lorsqu'il visita Abraham sous les chênes de Mamré, ou Josué ou le père de Samson, il a participé à la chair et au sang, de même que les enfants, étant aussi véritablement issu d’Adam que Marie sa mère. Et « s’il a été convenable » qu’il fût un homme réel, c’est pour qw'il pût mourir comme nous; pour que, par le moyen de sa mort même, il nous arrachât à la puissance meurtrière de Satan et qu’il nous délivrât de la crainte de la mort, cette crainte qui ne fait que des esclaves. En effet, ou bien l’on vit dans une appréhension continuelle de mourir, tel qu’un esclave qui voit sans cesse la verge de l’exacteur levée sur lui ; ou bien, on s'efforce de calmer sa conscience par d’o-

néreuses dévotions , comme l’esclave qui ne travaille que pour éviter

le châtiment, en sorte que la mort, œuvre de Satan, devient un des plus puissants instruments de son règne. Voilà de quelle lamentable condition Jésus-Christ est venu nous retirer; car il est sûr que, si nous croyons du cœur en lui, nous ne sommes plus sous la tyrannie de cette horrible crainte de mourir, et nous servons Dieu par amour, non par peur (Rom. 8 : 15). Or, encore une fois, c’est bien pour nous, et pour nous exclusivement, que le Seigneur a souffert, et non pas pour les anges déchus. Ce qui le prouve, c’est qu’il n’est pas venu sous une forme d’ange, mais en vrai fils d'Abraham.

4544. Enfin , pour que rien ne manquât à la similitude, non-seulement le Christ a souffert et il a été mort, mais encore il a été tenté, tenté par Satan de diverses manières (Marc 1 : 13; 8 : 33). C’est ainsi que, rendu parfaitement semblable à ses frères, comme cela convenait, il se présente à nous en qualité de SOUVERAIN SACRIFICATEUR Miséricordieux et fidèle : miséricordieux, car pourrait-il exister un plus grand amour que celui qu’il nous à témoigné? fidèle, car il a accompli toute justice et ses paroles sont d’une certitude immuable. En sa qualité de sacrificateur, il a fait la propitiation pour les péchés du peuple de Dieu : tel est le fruit de sa mort; mais comme il a repris la vie et qu’il est le Tout-Puissant, il peut secourir victorieusement ceux qui sont exposés aux tentations qu’il a surmontées. Nous aurons bientôt le développement de cette doctrine et nous en. verrons les consé-

quences. Auparavant, l'écrivain sacré , toujours occupé de la suprême grandeur du Christ, va nous dife combien il a ATOS Moïse, et pen

sa personne et dans sa mission.

4545. (3, 4.) Ce fut certes un grand stène de Dieu que Me, |

hi

JÉSUS ET MOÏSE COMPARÉS. EXHORTATIONS. 397 (Hébreux 3 : 1.)

Le Saint-Esprit lui rend le témoignage d’avoir été fidèle, et il dit ailleurs que c’est tout ce qu’on demande d’un administrateur (1 Cor. 4 : 2). Tel fut aussi Jésus-Christ, plein d’obéissance pour Celui qui avait envoyé, et de dévouement pour ceux qui sont la maison de Dieu en esprit (1 Tim. 3 : 45; Eph. 2 : 22). Mais, tandis que Moïse fut simplement serviteur, Jésus a été tout à la fois servireur et Fils; et tandis que Moïse faisait partie de la maison, Jésus en est le constructeur ; or celui qui a construit toutes choses est Digu. En sorte que, si nous croyons, nous sommes sa maison, tandis que les Israélites n'étaient pas la maison de Moïse. Après cela, si Moïse a eu pour mission de conduire les enfants d'Israël au pays de Canaan, mission achevée par Josué, qu'est-ce que le repos de Canaan, en comparaison du repos éternel qui se trouve en Jésus? Telle est la doctrine que renferment ces deux chapitres; elle est parfaitement simple. Arrêtonsnous quelque peu sur les exhortations dont l’Apôtre en entremêle l'exposé.

4546. (3 : 1.) D'abord, il s’adresse à ses frères en leur donnant le nom de saints , et l’on voit ce qui justifie cette dénomination : c’est qu’ils avaient été faits participants de la vocation céleste, ou de la vocation de Dieu en Jésus-Christ. Etre appelé de Dieu, c’est déjà une mise à part, une consécration. C’est à ce titre que le peuple d'Israël était une nation sainte et que l’enfant qui naît de parents fidèles est saint (4 Cor. 7 : 14). Mais peut-être que cette expression : « Etre fait participant de l’appel céleste, » désigne quelque chose de plus, savoir l'effet intérieur de la grâce de Dieu sur le cœur des élus , et alors on comprendrait encore mieux que l’Apôtre ait appelé « saints, » ceux qui étaient l’objet de cette grâce. En tout cas, il n’est pas douteux qu’il n’invite ceux qui font profession de l'Evangile, et nous par conséquent, à contempler l’'ENVOYÉ (ou l’apôtre) et le souverain sacrificateur de notre profession, savoir Jésus-Christ, qui est le grand Envoyé de Dieu, comme il est aussi le grand Expiateur des péchés. Ce qu’il nous invite à considérer dans le Sauveur, c’est la gloire infinie de sa personne et les relations que nous avons avec lui. Nous sommes sa maison; à la Condition toutefois que nous retenions fermes jusqu’à la fin « l'assurance et le sujet de gloire de l’espérance. » Vous vous rappelez comment l’Apôtre revient dans chacune de ses letires sur le devoir d’être ferme et inébranlable dans la foi. $’il n’emploie pas toujours ce dernier mot, il est manifestement sous-entendu; car où puiserons-nous l’assurance de notre salut actuel et la elorieuse espérance

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(Hébreux 3 : 7-14; 15-19.) de la rédemption de hos corps, si ce n’est dans notre foi en Jésus- Christ; Envoyé fidèle, le Fils de Dieu, le fondateur de l'Eglise, sa maison ?

4547. (7-14.) C’est pourquoi, comme dit le Saint-Esprit : «Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs» (Ps. 96). Voilà donc ce que le Saint-Esprit faisait dire par le Psalmiste aux hommes de son temps, ce qu’il répétait aux chrétiens juifs par la bouche de Paul, ce qu’il nous adresse à nous-mêmes dans cette page de l’Ecriture. Nous avons tous à surveiller notre méchant cœur, plein d’incrédulité naturelle. Si les Israélites, sourds à la voix de l'Eternel, s’endurcirent, prenons garde que nos cœurs ne s’endurcissent par la séduction du péché, car c’est le péché qui rend incrédule. Sommesnous réellement devenus participants de Jésus-Christ ? retenons-nous fermement la foi simple qui fut le principe de notre nouvelle vie ? nous recevrons avec sérieux cette exhortation du Saint-Esprit et nous nous inviterons les uns les autres à y être attentifs. — Rapprochons, en passant, la seconde moitié du verset 14 de la fin du verset 6. Il résulte de ce rapprochement que le caractère essentiel du fidèle est de

__* sé tenir avec force à la grâce de Dieu, comme à ce qui fait l’assu-

: rance de son âme, sa glorieuse espérance et sa substance même. —

Remarquez aussi, verset 13, ce mot «aujourd’hui, » que l’Apôtre détache dé sa citation des Psaumes pour le mettre en saillie. Aujourd’hui est à nous, mais non pas démain; aujourd’hui ést un jour de grâce, si Dieu nous y fait entendre Sa voix; demain sera peut-être le jour où commencera pour nous ce terrible jugement : & Parce que vous n'avez pas écouté, je ne vous parlerai plus. » 4548. (45-19.) Aussi l'Apôtre continue-t-ilen reprenant cette même parole, et il nous invite à réfléchir sur le funeste sort des fils d'Israël dans le désert, selon qu’il en avait écrit autrefois aux Corinthiens (4 Cor. 10 : 1-19). Or, quels furent ceux qui, ayant entendu là voix de l'Eternel, ne laissèrent pas de provoquer sa Colère? Hélas! ce furent les mêmes hommes que l'Eternel avait délivrés de l'Egypte par le moyen de Moïse. Nous donc qui faisons profession de croire que Jésus-Christ nous a rachetés de la condamnation, prenons gärde que nos Cœurs ne s’endurcissent par l'habitude d’entendre, sans l’écouter, la voix dé ce miséricordieux Sauveur. Et contre qui l'Eternel fut-il indigné pendant quarante ans? Ne fut-cé pas contre des homimés qui péchèrent malgré tout ce que Moïse put leur dire et tout ce que l’Eternel faisait pour eux? Nous donc qui montrons souvent si peu de

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