A48 LA. FOI
(Hébreux: 24-26; 27; 2829-8383 39, 40.)
que de vivre dans les délices avec les ennemis de Dieu (24-26); ; que, lors de cette lutte terrible où l'Eternel déploya tant de: puissance. et Pharaon tant, de fierté, le: prophète tint tête au monarque et quitta l'Egypte sans aucune crainte, « comme voyant celui qui est invisible » (27); par la fai enfin qu’il solennisa la Pâque, avec l’assurance que le sang de l'agneau préserverait les Israélites de l’horrible catastrophe quise préparait (28).
4587, (29-38.) Dès ce moment, l’histoire entière de peuple de Dieu proclame, d’un côté le pouvoir irrésistible de la foi, et d’un autre. les souffrances auxquelles ceux, qui croient sont appelés dans ce monde, objet que l’Apôtre avait spécialement en vue. Quant aux triomphes de la foi, rappelez-vous entre autres le passage de la mer Rouge, la prise de Jéricho; la conservation de Rahab, les exploits d’un Gédéon, d’un Barac, d’an Samson, d’un Jephté et d’un David; l’énergie et la fidélité de tant de prophètes, à conimencer par Samuel; Tappelezvous. ces royaumes subjugués.et.ces jugements a main des Israélites, ces prières miraçuleusement exaucées, ces lions domptés, ces flammes devenues impuissantes; rappelez-vous ‘enfin toutes les occasions où Dieu, délivra les, siens du tranchant de lépée, où il les rétablit de leurs infirmités, où il donna au petit nombre la victoire sur d'immenses multitudes, où même il rendit à des mères leurs enfants déjà morts. Rappelez-vous en particulier Daniel. dans la fosse des lions et ses trois amis au milieu de la fournaise, David devant Saül, ÆEzéchias malade, Asa battant les Ethiopiens, la Sunamite recouvrant son fils : voilà Les triomphes de la foi, D'autre part, que de souffrances, soit. quand des fidèles étaient persécutés en masse par un, Manassé, soit lorsque Jérémie était jeté dans une citerne, Zacharie Japidé,, Elie chassé de lieu en lieu par Achab,.et tant d’autres! En sorte que si, de tout temps; la:foi eut.ses victoires, elle ne.cessa jamais non plus d’être mise à de rudes épreuves ;. et @’est. ainsi.que les fidèles des ançiens temps nous exhortent à persévérer au milieu des see 6 les plus sévères. |
24388. (39, 40.) C'est Font par Je Ee et non par la vue; que Le fidèles. de FAncien Testament marchèrent 1ci-bass car ni les-uns ni les autres, ne virent l’accomplissement entier de la promesse. Abraham mourut sans compter une nombreuse postérité et sans posséder le pays de Canaan; Moïse, sans entrer dans la, terre promise; Josué, sans avoir pu la conquérir en:entier ; et tous, à partir d’Ahel, saps avoir, vu! (Celui qui devait -’hriserla tête du. serpent: celui, qui test. la
CONTEMPLATION DE JÉSUS-CHRIST. 449 (Hébreux 12: 1-3; 4411.)
postérité d'Abraham, le fils de David, Elu de l’Eternel annoncé par Esaïe, Celui qui vient, disait Malachie; le Christ, en un mot, l'Ange- Eternel de l'alliance éternelle. Ce qu’ils attendaient par la foi s’est pourtant réalisé, et la position actuelle des fidèles est bien meilleure que celle des fidèles d'autrefois. Le Christ est venu; la vraie expiation est faite; le Saint-Esprit est répandu. Ce qui reste à venir, c’est le retour du Seigneur; mais combien Pobjet proposé à notre foi n'est-il pas plus net, plus précis, sinon plus glorieux, que celui qui était proposé à la foi des anciens! En quittant ce monde, ils sont entrés dans leur repos, mais ils ne parviendront pas à la consommation de toutes choses sans nous, car c’est au retour du Seigneur qu’elle aura lieu.
4589. (12 : 1-3.) Les fidèles de l’ancienne alliance, auxquels Dieu rend un si bon témoignage dans sa Parole, sont à leurtour, auprès de nous, des témoins de la grâce et de la fidélité de Dieu. Leur exemple nous invite avec force à rejeter loin de nous tout ce qui peut embarrasser nôtre marche ({ Cor. 9: 24; Phil. 3 : 14), et à attendre patiemment le Seigneur, avec le regard constamnient dirigé sur lui. Jésus ne nous est pas proposé comme un modèle de for, car 1 marchait par la vue. Nous avons en lui autre chose qu’un croyant, puisqu'il est le principe même, l'objet et le consommateur de la foi. Cependant, déshérité, pour un moment, de la gloire qu’il possédait auprès du Père, il a dû la reconquérir, et la reconquérir en passant par la souffrance et par l'ignominie. Or, si nous considérons celui qui éndura tant de maux de la part même des pécheurs qu’il venait sauver, il'est impossible que cette contemplation ne nous soutienne pas dans n6s peines. Souffrances physiques et morales, fatigues, faim, soif, fièvre ardente, douleurs affreuses, ingratitude dés hommes, mauvaise foi des adversaires ; sollicitude pour les siens, sombres pressentiments,, affronts sanglants, moqueries, insultes : 1F a tout éprouvé, tout supporté avec persévérance, en vue de la gloire qui élait devant lui. C’est là plus qu’un exeniple. Bi nous sommes conduits par l'Esprit de Christ, nous nous formerons aux mêmes sentiments qui furent en lui, et nous ne trouverons point étrange que, Lis partager sa gloire, 1 nous faille partager ses douleurs (Rom: 8: 17).
4590. (4144.) Jusqu'ici PApôtre a mis sous nos yeux trois motifs à la persévérance, nonobstant les épreuves de fa for: savoir, les terribles suites de l’apostasie, Pexemple des anciens fidèles et celui de nôtre Seigneur. En voiei un'quatrième : c’est le: côté moral des'af-