‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 219 sur 286 · SECONDE ÉPITRE DE PIERRE · texte numérisé non relu

SECONDE ÉPITRE DE PIERRE

CCCXL. — Données historiques. La vie de Dieu dans les élus; la prophétie; les faux docteurs.

4607. Rien, dans cette courte mais importante épitre, ne marque d’une manière précise , ni le temps, ni le lieu de sa composition, ni même les personnes à qui elle fut adressée. Il paraît cependant que l’apôtre avait en vue les Eglises pour lesquelles il avait écrit sa première lettre (3 : 1), ce qui ne veut pas dire que celle qui va nous occuper leur soit parvenue immédiatement. On suppose aussi qu’il n'était pas loin de subir le martyre par lequel il termina sa carrière (4 : 19-45) ; et, si ce fut bien réellement à Rome, l’an 65 ou l’an 66, qu’eut lieu cette catastrophe, comme une tradition peu certaine le

(HX Pierre 1: 1;2.) porte, nous aurions. la date approximative de Pépitre et l’indication du lieu où elle fut écrite. Depuis sa précédente lettre, et tandis que Paul était, ou prisonnier à Rome, ou occupé à prêcher l'Evangile en Espagne, ou de retour en Italie, Pierre se serait donc dirigé vers l’Occident, et il serait arrivé dans la capitale de l’empire, au fort de la persécution ordonnée par Néron contre les chré étiens. On dit que Pierre fut crucifié selon la parole de, son. Maître (Jean 24 : 29); on ajoute qu'il demanda, par humilité, d’être crucifié la tête en bas. Mais le second de ces faits est sans vraisemblance; car l’humilité ne connaît pas de tels raffinements, et comment, imaginer qu’on eût fait ainsi les fantaisies d’un supplicié ! Quoi qu'il en soit, voici une lettre qui porte le nom de Simon-Pierre, ou plutôt de Syméon, comme Actes 15 : 14; de Pierre esclave et envoyé de Jésus-Christ; une lettre dans laquelle il se réfère lui-même à plusieurs circonstances de. sa vie; une lettre pleine de doctrine et de profondeur ; une. lettre qui se termine par une grande prophétie, sans parler des sérieux avertissements qu’elle contient : à tous égards donc elle est digne d’une attention particulière.

4608. (4 : 1.) Voyez, dès le premier verset. l’ahondance des idées exprimées en ce peu de mots. La foi est un bien , un héritage qui nous échoit de la part de Dieu; la foi du plus chétif est d’un même. prix que celle d’un apôtre, car elle sauve l’un et l’autre également ; la foi sauve , parce qu’elle nous fait avoir part à la justice de Jésus, lequel est notre Dieu et Sauveur. Ainsi, la divinité de Jésus-Christ, limputation de sa justice, la valeur infinie de la foi et sa source en la libre grâce de Dieu : tels sont les points de départ de lapôtre, doctrines fondamentales qu’il se borne à rappeler indirectement et que nous avons vues développées ailleurs.

4609. (2.) « Grâce et paix ! » sommaire constant des bénédictions de la foi. Or ces bénédictions sont susceptibles d’accroissement, et cet accroissement se proportionne aux progrès qu'on fait AR. la connaissance de Dieu et de Jésus notre Seigneur. Telle est, me semble-t-11, l’idée qui sera comme le pivot des enseignements ie l’apôtre. Il y a une connaissance ou une science faussement ainsi nommée (1 Tim. 6 : 20); ce n’est pas d'elle qu'il s’agit ici, non plus que de Ja connaissance qui enfle, bien que. ce puisse être une connaissance de Dieu (1 Cor. 8 : 1). Il est aussi une science devenue nécessaire de nos jours, science des langues, des mœurs et des faits de l’antiquité, sans laquelle on ne saurait être théologien ou docteur; ce n’est pas

Page 1