‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 22 sur 286 · SUJET DE L'ÉPÎTRE · texte numérisé non relu

SUJET DE L'ÉPÎTRE

(&Galates G : 17,)

de Philippes, et nous ne pouvons qu’admirer d'autant plus la force d’âme que la foi sut donner à ce grand serviteur de Dieu. L'activité d’un homme qui travaillait nuit et jour pour sa subsistance, et qui, au milieu de cela, n’oubliait pas son œuvre principale, serait merveilleuse, même s’il eût -joui d’une bonne santé; mais non, c’est en souffrant qu’il travaillait et qu’il préchait, et à ses souffrances, que les grands devoirs de sa charge rendaient plus dures, venaient s’ajouter les persécutions violentes dont son corps portait les honorables cicatrices (6 : 17).

3886. Après ces observations préliminaires, d’un caractère tout historique, entrons dans l’étude de l’épitre au point de vue du dogme, et disons d’abord quel en est le sujet. Un simple coup d'œil montre que c’est la question même qui, débattue entre certains Juifs et tout le reste de l'Eglise, soit d’origine juive, soit d’origine païenne, avait été discutée et résolue au concile de Jérusalem. Les Eglises de Galatie, sorties du milieu des nations, n’auraient jamais eu l’idée de la soulever, si quelques Israélites, chrétiens ou non, n’étaient venus leur persuader qu’à moins d’être circoncis selon la loi de Moïse, ils ne pouvaient être sauvés par Jésus-Christ. En apprenant cela, Paul, animé d’un zèle ardent pour la saine doctrine et plein d’amour pour ses chers disciples de Galatie, s’était rendu chez eux; puis, non content de leur avoir recommandé de bouche la cause de la vérité, il leur écrit avec une sainte véhémence, pour assurer le succès de ses prédications ; le Saint-Esprit ayant pourvu de la sorte aux besoins de l'Eglise de Jésus-Christ, dans tous les siècles.

3887. Il peut sembler au premier abord que cette épître doive être d’un faible intérêt pour nous, vu que nul homme au monde ne pense maintenant qu'il faille s’affilier au peuple juif, avant de pouvoir être sauvé par Jésus-Christ. Mais le fond de l’erreur subsiste, et l’idée juive, sous diverses formes, a plus d’adhérents qu’on ne pense. Le cœur de l’homme est si éloigné de Dieu, que c’est toujours en se défendant qu’il se range à la saine doctrine, et quand on eroit qu'il s’y est enfin soumis, bientôt il trouve le moyen d’y échapper en la dénaturant par quelque invention de son orgueil. Parmi ceux qui, après avoir longtemps méconnu le besoin qu’ils ont d’être sauvés, finissent par s’avouer coupables devant Dieu, il en est beaucoup qui refusent d’aller à Jésus pour avoir la vie, se persuadant que leur repentance et leurs bonnes œuvres rachèteront leurs péchés, ou se confiant en l’idée vague de la miséricorde divine; d’autres permettent qu’on leur parle

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