‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 23 sur 286 · LA SALUTATION · texte numérisé non relu

LA SALUTATION

(Galates 1 : 1-5.) du salut qui est en Christ, mais ils pensent devoir et pouvoir commencer par s’en rendre dignes; d’autres enfin, renonçant, comme il le faut bien, à tout mérite personnel antérieurement à la conversion, estiment toutefois que si Christ a expié les péchés de ceux qui croient, c’est à condition qu’ils fassent maintenant de bonnes œuvres, et ils lentendent en ce sens, que les bonnes œuvres achèvent, complètent l'œuvre de la rédemption commencée par Jésus-Christ. Ces œuvres, suivant les uns, ce sont des pénitences, des pèlerinages, des macérations ; selon d’autres, des aumônes, des prières, de bonnes lectures; selon quelques-uns enfin, un travail intérieur de soi-même sur soimême, au moyen duquel on s'applique les mérites de Jésus-Christ. Toutes ces erreurs se touchent et se lient; car elles reviennent toujours à nier la perfection de l’œuvre de notre Sauveur ét à faire de : homme lPagent de son propre salut : c’est ce que je viens d’appeler l'idée juive, et voilà ce que lé Saint-Esprit combat dans lP’épître aux Galates par 11 plume de Paul. Mes lecteurs comprendront en conséquence, et que cette épiître ait été écrite, et que Dieu nous l’ait conservée. Je ne doute pas qu'ils n’en fassent l’étude avec une sérieuse attention. Plus d’une âme y a trouvé la paix, et puisse-t-il leur en arriver de même ! Ils vont entendre Paul parlant d’un ton auquel ses précédentes lettres ne nous ont pas habitués. Ils retrouveront néanmoins dans celle-ci la même tendresse et la même vivacité d’affections : ce qu'ils y trouveront surtout, c’est la bonné parole du salut et les promesses de l’amour de Dieu.

CCXCIT. — La bonne Nouvelle. L’apostolat de Paul, | Argumentation.

3888. (4 : 1-5.) Le seul nom de Paul figure en tête de cette lettre, mais avec mention expresse de la mission qu’il avait reçué directement du Seigneur, lors de sa conversion. C’est ainsi que, dès l’entrée, l'Apôtre se pose comme une autorité qüi doit être écoutée et crue. Pourtant, ce qu’il va dire, c’est au nom de tous ses frères qu’il le dira; car Aquilas, Timothée, Tite, Caïus, Aristarque, Eraste, ses compagnons d'œuvre à cette époque, et tous les fidèles d’Ephèse n’avaient pas une autre doctrine que la sienne, nouvelle raison pour que ceux auxquels il écrivait fussent attentifs à sa parole. Bien que l'Eglise ne soit pas l’organe infaillible de la vérité, office qui appartient exclusivement aux saintes Ecritures, le témoignage de l’Église ne

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