‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 226 sur 286 · LE JOUR DU SEIGNEUR · texte numérisé non relu

LE JOUR DU SEIGNEUR

(UE Pierre.3.:.13; 14-16.) ......Le monde passera: ce.superbe édifice Un jour s’ébranlera jusqu’en ses fondements.

Ta sagesse, grand Dieu! ta bonté, ta justice, Subsisteront dans tous les temps. a

Si tout PA est vrai , quelle folie de mett: *e son cœur : aux ne du monde !:{1. Cor. 7: 31},.et qu'y a:t-1l de plus important qu’ une sainte vie, afin de posséder quelque chose que le feu ne puisse atteindre Et vous, mes chers lecteurs, si l'étude que nous faisons ensemble de la Parole de Dieu et que nous sommes près d'achever, a été bénie pour vos âmes en.les conduisant à Jésus-Christ, ne vous liendrez-vous pas dans attente assidue du jour de Dieu, le hâtant même par-vos vœux et par. vos prières?

4624.,(13.) Nier le retour. de Jésus: D c'est de Vincrédulité : faire. professsion d’y.croire et vivre sans y penser, c’est. de Ja. foi morte.: la vraie foi consiste, à attendre ce jour, en s'y préparant avec joie. Car. ce jour si terrible, à considérer ce qu'ildétruira, sera le plus magnifique de tous les jours, eu égard à l'ère, nouvelle qu'il doit ouvrir, Des cendres de notre terre d'à présent, Dieu. fera sortir une nouvelle terre et de nouveaux cieux3:et, tandis que.le monde actuel est le triste séjour du péché, le monde qu’espère notre foi, deviendra celui de la justice. Ainsi s’accomplira la parole des prophètes et.celle de Jésus-Christ sur le rétablissement de toutes choses; car-notre terre aura comme nous sa rédemption (Esaïe 65 : 17, Rom...8 ; 18-29).

4623. (14-16.) L'apôtre insiste de nouveau sur les conséquences pratiques. de cette promesse, et puisque le, Saint-Esprit revient Jàdessus, je dois y revenir avec lui. Je prie donc mes lecteurs. de con sidérer attentivement ceci. Ils doivent vivre comme-si le Seigneur allait reparaitre aujourd’ hui. pour recueillir ses élus: dans. le gloire; comme si les cieux etla terre d'à présent allaient se. dissoudre aujourd’hni, pour faire place aux nouveaux cieux et à la nouvelle terre où la justice habitera, N’est-il. pas vrai que cette, pensée, vous commande une grande, vigilance sur.vous-mêmes, afin d'éviter toute tache et de vous corriger de tout défaut; mais surtout afin: d’être trouvés dans la paix, c’est-h-dire,.en communion avec Dieu. et avec vos frères? C'est aussi avec la paix, et le calme dans l’âme que vous devez attendre le Seigneur, envisageant le retard qu’il met à paraître, comme.un effet de sa grâce. ou,comme un salut, dit l’apôtre ,-carce retard est dû à sa. longa imité..Admirez.en effet cette-langanimité du Seigneur, qui s'exerce non-seulement. «envers des vases dé ,colère

“LES ÉCRITURES. 439 (EX Pierre 3 4 14-16.) formés par la colère,» mais surtout envers « les vases de miséricorde qu’il a préparés d'avance pour la gloire, » de même que Paul aussi nous l’a dit dans ses lettres (Rom.9:9292,93),. 3%

4626, Ce nom de Paul que le Saint-Esprit : amène SOUS Fe plume de notre apôtre, donne à celui-e1 l’occasion. de rendre au grand docteur des gentils un témoignage éclatant de fraternité («notre :hien-aimé frère Paul»). et plusquecela, De même que Paul avait reconnu la place importante que. Pierre occupait dans le. rang des apôtres (Gal. 2 : 9), Dieu a. voulu que Pierre, à son tour, reconnût publiquement l’apostolat de Paul, et en particulier l'inspiration de.ses. écrits: Non+seulement il déclare que ses lettres ne renferment pas une doctrine différente de la sienne, mais encore..il Jes «met au. niveau des autres ÆEcr itures ; ;en.sorte que si les Ecritures sont inspirées, comme Paul Pa dit (2 Tim. 8: 16),.les épitres de Paul le sont également; les prophètes ayant parlé selon qu'ils étaient « poussés par le. Saint- Esprit, ».et Paul, « selon la sagesse qui lui était donnée. » En même temps, le Seigneur nous avertif par la bouche de Pierre, que les:.lettres. de. Paul contiennent.des-ehoses difficiles à entendre, ce que nous ayons, bien vu enles lisant; inais que conclutl de: là? Conclut-il, avec.les rationalistes, .que..ces. portions -des écrits de Paul. méritent moins de confiance ou d’aitention?.Nullement.. Elles, sont vraies, sanctifiantes, et consolantes, autant.que les plus-elaires, et s’il.est. des personnes qui en, déduisent des dyetrines de perdition, cela vient de ce, que,ignorantes et.mal affermies, elles tordent ces Ecritures-là, aussi bien-que les autres. Et-encore, qu’est-ce.que Pierre va conclure de cet abus? Sera-ce, avecles papes ses prétendus successeurs , que les prêtres seuls doivent lire les Ecritures; que lui, Pierre, va ‘expliquer ces passages difliciles de. Paul, et que s’il ne des explique pas tous, les évêques de Rome-et leur clergé les expliqueront après lui? Non; parler ainsi eût été. profondément absurde; car si les écrits inspirés de Paul ne doivent pas être lus, ceux de Pierre ne doivent pas l'être davantage, et cest bien ainsi que l’entendent les papes. Mais comment s’y. prendront-ils, pour indiquer: par quelle cause leurs bulles:et les livres de:leurs docteurs, inspirés ou non, offrent moins de, danger, que les.écrits des prophètes:et des apôtres? Au fond, eroient-ils-vraiment à l'inspiration des Ecritures? : | PE:

4627, Pour nous, qui y SPOyONnS, recueillons avertissement qu’ files nous donnent ici. Puisqu'il.s’y trouve « des 4 cl oses | difficiles à comprendre .que-les personnes ignorantes et. mal affermies tordent à leur

220 L'ANTINOMIANISME.

(LE Pierre 3: 17.)

propre perdition, » lisons-les, non pas à la légère, mais avec une sérieuse altention, comparant les Ecritures avec les Ecritures, afin d’acquérir, par ce travail, une connaissance solide de leur contenu; puis, lorsque nous avons compris et saisi par la foi les doctrines du salut qu’elles nous prêchent, retenons-les fermement, afin qu’un mot ou un passage obscur n’aille pas jeter son ombre sur les vives clartés que nous avions recueillies. N'oublions pas enfin que le Seigneur a promis son Saint-Esprit à qui le lui demande, et que cet Esprit sait très bien expliquer sa pensée à ceux auxquels il inspire un saint désir de la connaître.

4628. (17.) En attendant, nous devons certainement nous tenir sur nos gardes pour ne pas écouter et recevoir toutes les interprétations qui nous sont données sur les portions difficiles des Ecritures. C’est R-dessus que les idées particulières abondent. Chaque chef de secte ne parvient à se faire des adhérents qu’en bâtissant tout un nouveau système sur certains passages dont il Commence par tordre le sens. Gardons-nous surtout de ceux qui, tournant la grâce de Dieu en dissolution, ont des tendances évidentes d’anfinomianisme. On entend par là, vous le savez, tout système qui expose les doctrines de la grâce de manière à affaiblir l’obligation morale. Les antinomiens ne vont pas généralement jusqu’à dire : « Péchons, afin que la grâce abonde !» Mais si, par exemple, on prétend que la loi de Dieu n’est plus d’aucun usage pour ceux qui ont cru; que lorsqu'on est conduit par le Saint-Esprit, on n’a plus besoin d’être exhorté au devoir; que le pécheur qui se sait converti n’a plus à faire l’examen de sa conscience ; que les péchés commis par les saints ne sont pas des péchés ; que c’est faire une injure à Jésus-Christ d’éprouver de la crainte d’une manière quelconque ; si l’on agit, parle, prie ou chante comme si l’on n’était plus pécheur du tout, on n’est pas antinomien comme ceux qui pensent que Dieu est trop bon pour jeter personne en enfer, mais on est bien réellement dans la voie de lantinomianisme, et au bout de cette voie se trouve souvent la plus grande immoralité. Les premiers qui la frayèrent furent les gnostiques. Ils commençaient à paraître vers la fin de la vie des apôtres, et plusieurs d’entre eux ne tardèrent pas à justifier par leur vie l’épithète d’abominables que Pierre leur infhge. Or je prie mes lecteurs de remarquer que, selon les expressions dont il se sert, il y à, en effet, de l'entrainement dans les doctrines antinomiennes, si affreux que soient les résultats auxquels elles conduisent souvent. Ce qui les rend entrainantes, c’est d’un côté leurs

rapports avec les penchants naturels de notre cœur, ou ce que l’apôtre

L’ACCROISSEMENT DE LA GRACE, LA (EE Pierre 3 : 18.)

appelle les convoitises de la chair; d’un autre côté, la prétention qu’elles élèvent de glorifier par-dessus tout la grâce infinie du Seigneur et la valeur de son sacrifice. Elles ont ainsi de quoi séduire à la fois le vieil homme ét l’homme nouveau. C’est pourquoi, soyez sur vos gardes.

4629. (18.) Est-ce donc que l’apôtre aurait peur, comme tant de gens aujourd'hui, de la doctrine de la grâce? La rejetterait-il à cause des abus qu’on en fait? Complétant au contraire ce qu’il avait écrit dans sa première épitre (1 Pierre 4 : 43; 5 : 12), il nous dit maintenant : « Croisséz dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ, » vrai moyen de faire des progrès dans la sainteté, de n’être pas pris au dépourvu par le jour du Seigneur et d’obtenir une riche entrée dans son royaume éternel. L’apôtre Pierre est, comme on le dirait de nos jours, l’homme du progrès. Il a commencé l’une et l’autre de ses épitres en disant : «Grâce et paix vous soient multipliées ; » il a dit plus en détail ce qui doit se multiplier en nous (2 Pierre 1 : 5-8), et s’il nous invite ici à croître dans la grâce, il a parlé ailleurs de la manière dont se fait cet accroissement (1 Pierre 2 : 2, 3). Ecoutez, mes chers lecteurs, avec un profond sérieux, ces dernières paroles d’un des plus chers disciples de Jésus; de celui qui contribua si puissamment à la fondation de l’Eglise; de celui qui, après avoir été bien près de l’abime, en fut retiré par un amour plus grand que sa présomption; de celui qui, vif et bouillant par nature, conserva de son premier caractère et sous l'impulsion du Saint-Esprit la disposition à marcher toujours en avant : en avant dans le zèle pour Dieu, en avant dans la vie de Dieu. Près de voir le Seigneur, il disait aux rachetés de Jésus, à ceux qu'il appelait ses bien-aimés : « Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour de l’éternité. Amen. » Joignons notre amen au sien; c’est la meilleure . manière de prendre congé de ce fidèle serviteur de Dieu, la meilleure aussi d’honorer les grâces qui lui furent faites et de recueillir les fruits de son aposiolat. — Encore un apôtre que nous voyons se retirer de la scène du monde après y avoir déposé son témoignage ! Nous touchons bientôt au terme de ces Etudes; lose espérer que, par elles, mes bien-aimés lecteurs croissent dans la connaissance de Jésus- Christ; puissent-ils croître aussi dans sa grâce! ou plutôt, que la connaissance qu’ils ont de luisoit cette connaissance même dans laquelle se trouvent la grâce et la paix! (4 : 2.)

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