‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 24 sur 286 · LA BONNE NOUVELLE · texte numérisé non relu

LA BONNE NOUVELLE

(Galates 1 : 6-10; 11-24, 2 : 1-10.) laisse pas d’être une grande confirmation de la foi, lors du moins que c’est vraiment l’Église ou l’assemblée des croyants qui rend ce témoignage, et non pas quelques prêtres s’arrogeant à eux seuls le nom et la qualité d’Eglise. .

3889. Le préambule de la lettre est du reste assez semblable à celui des épîtres aux Thessaloniciens, si ce n’est qu'il est plus ample, l'Apôtre y rappelant les deux doctrines fondamentales du salut, prêchées dès le commencement par Pierre et ses collègues, savoir que si Jésus-Christ s’est soumis à la mort, c’est pour expier nos péchés et pour nous arracher au présent siècle mauvais. L’Apôtre ajoute que cette œuvre de grâce procède tout entière de la volonté du Père, auquel il faut en rapporter la gloire éternellement.

3890. (6-10.) Après avoir ainsi rappelé le grand fait qui est la base de tout l'édifice, Paul entre vivement en matière, pressé qu'il est de déposer sur le parchemin sa protestation contre l’erreur qui menaçait la foi et le salut des Galates. Il commence par déclarer d’une manière générale qu’il ne saurait y avoir deux Evangiles ou deux bonnes Nouvelles. La bonne Nouvelle, comme il le dit, c’est « la grâce de Christ, » cette grâce même qu'il leur avait prêchée. Si donc quelqu’un était allé leur annoncer comme une bonne nouvelle qu’en se faisant circoncire, mais non autrement, ils auraient part aux promesses données à Abraham, celui-là ne leur avait pas annoncé une bonne nouvelle. Quand Paul lui-même, ou un ange venu du ciel, leur tiendrait ce langage, ils devraient lé repousser avec exécration, par la raison déjà que ceux qui imaginent quelque chose à côté de la bonne Nouvelle, ne le font certainement pas pour plaire à Dieu, mais pour plaire aux hommes, idée que lApôtre reprendra dans la suite avec plus de détail. En attendant, remarquez à cette occasion de quel zèle nous devons être animés pour la saine doctrine. Toute erreur éloigne de Dieu dans une certaine mesure; tout ce qui tend à pervertir la bonne Nouvelle du Christ tend pareillement à perdre les âmes : comment donc pourrions-nous ménager l’erreur en matière de foi? Sans cesser d’user de patience envers ceux qui s’égarent, soyons impitoyables contre tout égarement, füt-ce un ange du ciel qui vint mettre à l’épreuve notre fidélité.

3891. (11-24; 2 : 1-10.) Il est probable que les hommes qui avaient porté le trouble dans les Eglises de Galatie, avaient eu soin d’affaiblir, par toutes sortes de moyens, l’influence légitime qu’exerçait sur elles le souvenir des prédications de celui par qui Jésus-Christ les

Page 1