AIMER DIEU ET GARDER SES COMMANDEMENTS
(EH Jean 2:7-11; 12-14.) sans le connaître; on ne peut le connaître sans l’aimer. Mais « celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est menteur, et la vérité n’est point en lui.» Voici donc la première marque à laquelle nous pourrons savoir si nous aimons Dieu, ou si nous croyons en Jésus-Christ, ou encore si nous sommes convertis. Gardons-nous les commandements de Dieu? observons-nous sa Parole ? marchons-nous comme Christ a marché? N’allons pas prendre certaines impressions pour de la foi, ni certaines émotions pour de l’amour. Obéir, c’est aimer, et qui n’obéit pas, n’aime pas (Jean 14 : 24). Se dire possesseur de la vérité et penser appartenir à Jésus-Christ, tout en vivant dans le mal, c’est une effroyable contradiction : c’est de l’antinomianisme, comme lorsqu'on dirait : « Péchons, afin que la grâce abonde ! »
4649. (7-14.) Parmi les commandements de Dieu, il en est un surtout qui ne cesse de nous être rappelé par les apôtres. Jean ne le reproduit pas dans sa teneur, mais on voit bien de quoi 1l s’agit. Ce commandement n’était pas nouveau, puisque l’Eternel lavait déjà donné par le ministère de Moïse (Lévit, 19 : 18); toutefois, Le disciple bien-aimé, répétant la parole de son Maïtre (Jean 13 : 34), déclare que ce commandement avait pris dans la bouche de Jésus un nouveau caractère, et qu’en pratique, 1l avait pris aussi quelque chose de nouveau, depuis que la vraie lumière avait lui dans le monde. Voici donc encore une manière de savoir si vous êtes éclairés par la lumière du Seigneur, ou autrement, si vous êtes convertis. Aimez-vous les frères; non pas seulement ceux à qui vous donnez ce titre, mais tous ceux auxquels il appartient de droit? En ce cas, vous êtes dans la lumière, et cet amour même vous garantira d’une foule de péchés (Rom. 13:10). Mais si vous éprouvez de la haine pour quelqu'un de vos frères en la foi, vous êtes dans les ténèbres et vous ne savez où vous allez. Il faut en effet que vos yeux soient singulièrement obscurcis pour ne pas voir ce qu'il y a toujours d’aimable dans un disciple de Jésus-Christ, nonobstant ses défauts et ses torts; puis, quel aveuglement dans la confiance antinomienne d’un prétendu chrétien qui croit tenir le chemin du ciel, bien que la haine remplisse son cœur! Ce ne seront pas, si vous le voulez, des haines violentes; mais de la froideur, des soupçons , du ressentiment, de l’aigreur ou de l’amertume, une certaine répugnance à se voir, à s’entretenir.. et tout cela, certes, n’est pas de l’amour fraternel.
4650. (12-14.) On a cru voir ici le langage d’un vieillard qui, appe-
LA FOI CHEZ LES JEUNES GENS. L'AMOUR DU MONDE. 453 (E Jean 2: 15-17.)
santi par l’âge, répète ses paroles plus qu’il ne le faut. Cette idée n’est nullement injurieuse à l’inspiration des Ecritures; car le mystère de l’inspiration suppose, chez l’écrivain, le maintien entier de son individualité; et quel plus digne organe du Saint-Esprit qu’un vieillard comme Jean, même en admettant que son style ait pu se ressentir du fardeau des années! Mais non, il n’y à pas ici de vaines redites. L’apôtre s’adresse expressément aux fidèles de tout âge : aux petits enfants, aux pères de famille, aux jeunes gens. Il leur écrit avec confiance, parce que leurs péchés leur sont pardonnés à cause de Jésus-Christ, première grâce de laquelle découlent toutes les autres; parce qu'ils connaissent celui qui est dès le commencement, savoir notre Seigneur Jésus-Christ; parce qu’en lui, ils connaissent Dieu comme Père et qu’ils ont vaincu le malin. Et puisque j'ai parmi mes lecteurs beaucoup de jeunes gens, au moins je le suppose, je veux qu’ils remarquent ce que lPapôtre leur dit en particulier : « Je vous écris, jeunes gens, parce que vous êtes forts, et que la Parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu le Méchant » ou le Malin, c’est-à-dire le diable. Il y a dans la jeunesse, une vigueur, un ressort, un besoin d'agir qui ne se retrouve pas plus tard. C’est aussi l’âge des passions fougueuses qui entraînent loin de Dieu. Mais par cela même, il n’est pas de spectacle plus beau et plus édifiant, aux yeux des hommes pieux et des anges, que celui de jeunes gens qui, donnant à Dieu Ja force et la fleur de leur existence, animés d’une vraie foi et nourris de la Parole de Dieu, vivent d’une vie aimable et sainte, ayant remporté la victoire sur Satan. Forts de la force de Dieu et de celle qui appartient à leur âge, de quelle bénédiction ne peuvent-ils pas être pour le monde ! Aussi a-t-on remarqué que, dans tous les temps et sauf quelques rares exceptions , Dieu a commencé les œuvres de sa grâce par des hommes jeunes encore. Après cela, il n’est pas moins touchant de voir de petits enfants confesser leurs péchés à Dieu, en recevoir le pardon pour l'amour de Jésus-Christ et tendre leurs faibles mains vers le Père qui est dans le ciel; tout comme enfin de voir les pères, à leur tour, se faire petits pour aller à Celui qui est dès le commencement (Matth. 48 : 3). Dans tous les cas, il faut avoir connu Dieu et vaincu le malin, être en un mot vraiment converti, pour aimer les enfants de Dieu comme ses frères.
4651. (15-17.) Voici une autre marque à laquelle vous pouvez savoir si vous aimez Dieu, et par conséquent si vous êtes convertis. Qui aime le monde, n’aime pas Dieu, car «l'affection pour le monde est de