‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 234 sur 286 · LA BIENFAISANCE · texte numérisé non relu

LA BIENFAISANCE

(E Jéan 3 : 16-22.) de Christ ne circule pas dans son âme. « Petits enfants, dit l’apôtre, que personne ne vous égare. » Quand on ne tire pas sa vie morale de Jésus-Christ, on la tire du Diable. Celui-ci pèche dès le commencez ment et Jésus-Christ est venu pour détruire ses œuvres. D'où il résulte que l’homme engendré de Dieu ne saurait pratiquer le péché: il në saurait recommencer sa cotpable carrière d'autrefois, et s’il pèche encore, c’est en dépit de lui-même (Rom. 7 : 13-24); car la semence de Dieu, c’est-à-dire la Parole de la régénération demeure en lui pour le sanctifier (1 Pierre À : 93; Jacq. 1 : 18 ; Eph. 1 : 13). « En ceci donc se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable. » Les premiers pratiquent le bien et ils aiment leurs frères ; les seconds; nouveaux Caïns, haïssent les enfants de Dieu, à cause du contraste qui existe dans leurs vies (4 Pierre 4 : 4). «Ne vous étonnez donc pas si le monde vous hait,» vous qui espérez en Dieu par Jésus-Christ. Puis, sans trop vous arrêtér à ce que fait ou né fait pas le monde, remarquez, pour la troisième ou quatrième fois, à quoi vous pouvez savoir si, de « morts en vos fautes » que vous étiez (Eph. 2 : 1), vous avez été faits participants de la vie de Jésus-Christ. Aimez-vous les frères? Question redoutable, puisque si l’on n’aime pas, on hait; et si l’on haït, on est homicide; ét si l’on est homicide, on demeure dans là mort, bien loin d’avoir en soi le principe de la vie éternelle. N’existet-il pas bon nombre de chrétiens qui n’ont jamais pesé sérieusement cette parole?

4658. (16-22.) Voulons-nous d’ailleurs savoir ce que c’est qu’aimer? Regardons à Jésus-Christ. Il a abandonné sa vie pour nous! Soyons également prêts à donner notre vie pour nos frères. C’est ce qui peut nous être demandé, soit lorsqu'il s'agirait de les délivrer d’un danger mortel, en nous exposant nous-mêmes à la mort; soit lorsqu'il ÿ aurait à souffrir le martyre pour la confirmation de leur foi, ce qui est arrivé à tant de chrétiens. Dans le cours ordinaire des choses, l’amour des frères se traduit en esprit habituel de sacrifices, de renoncement à nos goûts et à notre volonté propre dans intérêt d'autrui. Voulonsnous donc savoir si nous donnerions au besoin notre vie, démandonsnous ce que nous faisons habituellement pour nos frères et en particulier pour ceux qui sont la proie de l’indigence. Avons-nous réellement pitié d’eux, et leur accordons-nous une part suffisante de nos biens? C’est une question sérieuse. Rappelez-vous ce qui a été dit ailleurs [4053], et pesez attentivement les considérations que le Saint- Esprit nous présente ici. L’homine qui n’exerce pas la bienfaisance

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