‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 235 sur 286 · LE COMMANDEMENT · texte numérisé non relu

LE COMMANDEMENT

(E Jean 3 : 23, 24. Æ : 1-3.)

n’aime pas Dieu. Aimer seulement de paroles, et non en œuvres, ce n’est pas aimer réellement. Suivant la manière dont nous témoignons à nos frères de l’amour, nous connaissons si nous sommes de la vérité, ou autrement si nous sommes convertis. En conséquence, il n’est pas de devoir dont la pratique contribue plus à assurer nos cœurs devant Dieu; c’est-à-dire à nous placer dans de bons rapports avec lui. Cela ne signifie pas que nos aumônes effacent nos péchés, assurément; mais si notre cœur ou notre conscience nous accuse d’avarice ou de dureté, Dieu est plus grand et plus saint que notre cœur, il en connaît mieux que nous les secrets : concluez! Si, au contraire, notre cœur ne nous reprend pas; si nous pouvons nous rendre témoignage que nous secourons nos frères dans la mesure à la fois de leurs besoins et de nos facultés, en y mettant de l’empressement, «nous avons assurance devant Dieu, » dit le Saint-Esprit; et quand, à notre tour, pauvres mendiants, nous lui demandons quelque chose, il nous l’accorde, « parce que nous gardons ses commandements et que nous pratiquons les choses qui sont agréables devant lui. » En généralisant cette doctrine, qui est tout l'opposé de l’antinomianisme, nous arrivons à ce double résultat : savoir, que non-seulement la foi qui est sans les œuvres est morte, mais encore que les grâces de Dieu se proportionnent à la manière dont, par sa grâce, nous obéissons à ses commandements [369, 370].

4659. (23, 24.) Le commandement de Dieu se résume en deux points qui se touchent jusqu’à se confondre : Crois et aime. Crois au Seigneur Jésus, et, par lui, tu aimeras tes frères, selon l’ordre qu'il nous en a donné. Or celui qui croit et qui aime demeure en lui et Jésus-Christ demeure en cet homme. La foi, mais la foi opérante par lamour (Gal. 5 : 6), voilà donc toujours ce qui nous unit avec le Seigneur. Cette foi est l’œuvre du Saint-Esprit. En nous la donnant, il nous donne Christ (Jean 16 : 14, 15); par elle, il nous rend attentifs aux commandements du Seigneur et 1l incline nos cœurs à les pratiquer; en sorte que, s’il y avait en nous un esprit de désobéissance et tout à la fois d'assurance, cette assurance ne nous viendrait pas du Saint-Esprit.

4660. (4: 1-3.) Un autre fruit de la vraie foi, et l’Apôtre en a déjà touché un mot (2 : 26, 27), c’est de nous rendre défiants envers les hommes qui cherchent à nous endoctriner. La foi est l’union de l’âme avec Jésus-Christ, union sainte et jalouse comme celle du mariage (2 Cor. 41 : 2). Autant donc nous accepterons sans balancer tout ce

LE DISCERNEMENT DES ESPRITS. 461 (Œ Sean 4 : 4-6.)

que le céleste Epoux nous dit dans sa Parole, autant nous serons sur nos gardes contre les interprétations qui nous en sont données par les hommes et contre leurs vaines imaginations. Il ne suflira pas qu’ils se présentent comme prophétisant par l'Esprit, nous examinerons sérieusement si cet Esprit est celui de Dieu ; car ce pourrait être l'esprit de Satan, l’inspirateur de cette multitude de faux docteurs et de faux prophètes qui sont dans le monde. L’apôtre prémunit ses lecteurs contre ceux qui, à cette époque, révoquaient en doute la venue de Jésus-Christ en chair, c’est-à-dire son humanité. Ils estimaient qu’il n’y avait eu qu’une apparition prolongée du Fils de Dieu, apparition dans laquelle il n’avait pas été plus réellement un homme que lorsqu'il se fit voir à Manoah, par exemple, et ils renversaient ainsi la doctrine de lexpiation et de la substitution (Rom. 5). Ces docteurs n'étaient pas moins des antichrists que ceux qui niaient la divinité du Sauveur; car c'était toujours se mettre en contradiction avec la Parole, qui le déclare « Dieu manifesté en chair. » L’erreur en question s’est reproduite de nos jours sous une autre forme, Tout en admettant l’idée du Christ comme symbole d’un système de philosophie religieuse, on a rejeté le Christ historique. Des gens qui se sont donnés pour des docteurs dans l’Eglise ont prétendu que Jésus-Christ n’a jamais existé; que tout ce qui nous est raconté de lui est une fable, ou, comme ils disent, un mythe, sous le couvert duquel les inventeurs ont voulu faire le tableau de humanité souffrante et prophétiser sa restauration par la souffrance même. C’est la plus haute expression de ce qu’on appelle le rationalisme, et c’est bien là certainement un esprit d’antichrist.

4661. (4-6.) Quand on pense aux diverses formes que cet esprit a revêtues et qu'il peut revêtir encore; quand on considère la facilité avec laquelle l'erreur s’insinue dans les âmes, l’habileté que Satan déploie pour l’y faire pénétrer (2 Cor. 11 : 3), l’active propagande qu'il exerce par les livres et par les prédications, on se demande comment de simples fidèles, ignorant le monde et ses ruses, pourront échapper ? Or non-seulement ils le peuvent, mais encore la victoire leur est assurée, à cause du Saint-Esprit qui est en eux et qui est plus puissant que Satan, le prince de ce siècle. Ecoutés du monde, les faux prophètes ne sauraient l’être d’un enfant de Dieu marchant dans la simplicité de la foi. Le monde les écoute, parce qu’il n’écoute pas Dieu; le fidèle disciple de Jésus ne les écoute pas, parce qu’il écoute Dieu et ses serviteurs parlant dans les Ecritures, « C’est à cela, dit

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