‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 236 sur 286 · DIEU EST AMOUR · texte numérisé non relu

DIEU EST AMOUR

(E Jéan 4: 7-12; 13-17.) Fapôtre, qu'on reconnaît l'esprit de la vérité et l’ésprit de l’égarement. »

4662. (7-12.) Mais l’apôtre en revient toujours au signe lé plus certain. Il se pourrait qu’on se montrât plein de zèle pour la saine docirine et que néanmoins on ne füt pas un enfant de Dieu. L’amour chrétien, sans doute, est impossible avec la profession de doctrines antichrétiennes; mais la connaissance et la défense de la vérité qui ne sont pas accompagnées de l’amour chrétien n’ont qué les appas rences de la foi : c’est pur esprit de système. L’enfant de Dieu aime, et il donne en aimant la preuve qu’il connaît Dieu comme il faut le connaître ; car si Dieu est vérité, Dieu EsT AMowR. Il noùs a manifesté cet amour par l’envoi de son Fils, son unique, afin de nous donner en lui la vie spirituelle et la vie éternelle. Il nous a aimés quand nous n'étions nullement aimables, et c’est parce qu’il nous à aimés que son Fils a fait l’expiation de nos péchés et nous à réconciliés avec Dieu. La conséquence en est que nous devons nous aimer les uns les autres. Cet amour, chose admirable, nous est représenté comme une sorte d'anticipation sur la vision béatifique de Dieu. Tant que nous sommes dans cette enveloppe mortelle, nous ne pouvons voir Dieu, et ce qui fera notre bonheur, quand nous le verrons, c’est que nous aimerons sans mélange d’égoïsme; plus donc notre charité va s’épurant et se perfectionnant, plus notre cœur est, pour ainsi dire, dans le ciel, Dieu demeurant en nous et son amour s’y épanouissant.

4663. (13-17.) Puis, si nous demeurons en Dieu et qu’il demeuré en nous, nous en aurons la certitude par la présence intérieure du Saint-Esprit. Les apôtres avaient vu Jésus-Christ de leurs propres yeux; mais c’est par le Saint-Esprit qu’ils ont saisi sa pensée et qu’ils lui ont rendu témoignage. Ce même Esprit est l’auteur de notre foi en Jésus comme Sauveur et comme Fils de Dieu, et si nous confessons franchement Jésus-Christ, nous avons, dans ce fait, une garantie de notre communion avec Dieu. Or, connaître Jésus-Christ et croire en lui, c’est connaître l’amour de Dieu et y croire; car c’est en Jésus- Christ que Dieu nous a donné la preuve éclatante qu'il est amour. Puis, en demeurant dans l’amour de Dieu, l’on demeure en Dieu et lon a Dieu en soi. Telle est donc la marche du rétablissement de son image au dedans de nous : là connaissance, la foi, l’amour. Avec ces grâces dans le cœur, on marche d’un pas assuré vers le jour du jugement. x

L'AMOUR PARFAIT. 463 (E Jean 4: 18-21. 5 : 1-5.)

4664. (18-21.) L’amour parfait est celui qui, « procédant d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sans hypocrisie, » vient de Dieu et a Dieu pour dernier terme. Où règne cet amour, la crainte du jugement ne saurait exister. Cette crainte, qu’il ne faut pas confondre avec la crainte de Dieu (1 Pierre 4 : 17), est une punition du péché (Gen. 3 : 10), un sentiment pénible, une angoisse incompatible avec Pamour pour Dieu, lequel a sa source dans Pamour qu’il nous a témoigné. Les fidèles aiment Dieu, parce que Dieu les a aimés le prémier. Mais Dieu nous ayant aimés avant que nous l’aimassions, com= ment pourrions-nous craindre de comparaître devant lui, maintenant que, par sa grâce, nous l’aimons? Si donc nous éprouvons un effroi quelconque à la pensée du jugement {ce qui ne veut päs dire que cette pensée n'ait rien de sérieux), tenons pour certain que notre amour pour Dieu est plein d’imperfections, si même il existe. On se récrie peut-être et l’on dit : Eh! oui, nous aimons Dieu, et pourtant nous avons peur! Quoi! vous aimez et vous avez peur! Il faut qu’il ÿ ait là quelque malentendu. Ne serait-ce point que, tout en prétendant

aimer Dieu, vous n'aimez pas vos frères? Mais vos frères portent l’image de Dieu, et celui qui a dit : « Tu aimeres l'Eternel ton Dieu,» a dit aussi : «Tu aimeras ton prochain : » deux commandements qui n’en forment qu’un dans la pratique. Voilà donc votre illusion : Qui n’aime pas son frère, n'aime pas Dieu; le Saint-Esprit ne saurait trop le redire. |

4665. (5 : 1-5.) En résumé, s’il ést plusieurs marques auxquelles on reconnaît ceux qui sont nés de Dieu, telles que leur sainte joie, leur attachement à la saine doctrine, le sentiment qu'ils ont de leurs péchés et la confession qu'ils en font, ainsi que du nom de Jésus- Christ leur Sauveur ; ce qui les caractérise par-dessus tout, c’est leur amour pour celui qui les à engendrés de nouveau et pour leurs frères en la foi, membres comme eux de la famille de Dieu. Or, de même que l’amour pour les enfants de Dieu sert à la fois de preuve et de contrôle à notre amour pour Dieu lui-même, l’amour pour Dieu sert de contrôle, sinon de preuve, à notre amour pour les enfants de Dieu. C'est-à-dire qu’on pourrait appeler amour fraternel, ce qui ne serait qu’un étroit esprit de coterie et un zèle sectaire fort odieux. Votre conscience semble-t-elle done vous attester que vous aimez vos frères, voyez si elle vous attesté également que vous aimez Dieu en eux, et plus qu'eux! Ce n’est pas tout. L'amour est un de ces sentiments dont il n’est pas impossible de se rendre compte, indépendamment de ses

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