‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 242 sur 286 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

rait eu à lui parler ; mais soit qu’elles fussent d’une nature trop intime pour être confiées au papier, soit, comme il le dit, parce qu’il espérait d'aller bientôt le voir, lui et tous les frères de la localité, il se réservait la joie de s’entretenir avec lui bouche à bouche. Il finit done en le bénissant. « Paix te soit! » paix dans le cœur, paix avec tous, paix avec Dieu par Jésus-Christ, paix au souvenir du passé, paix à la perspective de l’avenir. Il le salue au nom des amis d’Ephèse, si c’est bien de là que Jean écrivit cette lettre, et il le prie de saluer les amis un à un; car le vieil apôtre les connaissait tous et il eût été trop long de les nommer. — C’est iei, pour la première fois dans les Epitres, que nous trouvons le mot d’ami appliqué aux frères. Mais on le lit Actes 27 : 3, et le Seigneur avait dit : « Vous êtes mes amis, si vous pratiquez tout ce que je vous commande » (Jean 45 : 14.) Or, il est clair que ceux qui sont les amis de Jésus doivent avoir les mêmes amis que lui. Cette amitié est fort différente des amitiés qui lient et si souvent désunissent les mondains ; aussi est-elle habituellement appelée d’un autre nom : l’Amour ou la CHARITÉ.

4677. Parvenu à la fin des Epitres, je devrais peut-être, à l'exemple de beaucoup d’auteurs, dire quelle part le Saint-Esprit semble avoir assignée à chaque apôtre dans l’œuvre commune. Paul fut, selon quelques-uns, l’apôtre de la grâce ; Pierre, de l’espérance ; Jacques , des œuvres, et Jean, l’apôtre de la charité. Mais sans contester en effet que chacun d’eux peut avoir reçu sa mission spéciale et une mission conforme à son caractère particulier , il y a souvent dans ces parallèles antithétiques plus de brillant que de vrai. Ainsi, quand on dirait que Jean est l’apôtre de la vérité, de l’amour et de l’obéissance, on parlerait certainement plus juste ; mais alors, il ne serait pas aussi facile de lui faire une place à part, attendu qu’on trouve tout cela dans les trois autres, et notamment chez Paul. À bien dire, Paul seul est complet, j'entends ses épiîtres. La raison en est, non pas qu’il ait été réellement supérieur à ses collègues, mais qu’il a écrit à lui seul cinq fois autant que les trois autres réunis. Supposez Jean, Pierre et même Jacques composant autant de lettres que Paul, au sein de circonstances analogues, et ils seront Paul lui-même, comme le prouvent certains passages de leurs lettres , passages qu’il suflirait de développer pour avoir ou l’épître aux Romains, ou telle autre.

4678. Cet admirable accord est ce qu’il me paraît beaucoup plus

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