LE RÉVÉLATEUR. L'ÉCRIVAIN
(Apocalypse A : 1; 2; 3.)
avoir la clarté des événements passés et terrestres; toujours est-il qu’elle met en lumière ce qui, sans elle, nous fût demeuré complétement inconnu. Ceci donc est une révélation qui, servant de couronnement aux révélations précédentes, se rapporie comme toutes les autres à Jésus-Christ, et où Jésus-Christ se présente à nous, pour la dernière fois, comme le révélateur suprême (Luc 40 : 29).
4681. (1 : 1.) Il nous apparaît d’abord en cet état de dépendance qu’il a acceptée, pour venir dire à ses frères les choses que le Père lui a données et qu’il a apportées au monde comme un ange eût pu le faire (Jean 17 : 8). Mais il n’est pas un simple ange ; il est PANGE par excellence, l’Ange de l'alliance (Malachie 3 : 1), et il va révéler à son esclave ou serviteur Jean, ce qui devait arriver bientôt, lé chargeant d’en informer tous les serviteurs de Dieu. Après quoi, je fais remarquer que ces choses qui devaient arriver bientôt, n'étaient pas les événements quelconques de ce monde, mais seulement ceux qui se rapportaient au retour du Seigneur.
4682. (2.) Quant à celui qui fut l’heureux dépositaire de cette dernière révélation de Jésus-Christ, il est facile d’y reconnaître, comme il le dit, le disciple qui, plus qu'aucun autre, parmi les douze, reçut la mission d’attester la Parole de Dieu et le témoignage de Jésus (1 Jean 1 : 1). C’est Jean, celui qui entra l’un des premiers au service du Seigneur et qui annonça l’évangile bien des années encore depuis que ses collègues eurent été retirés du monde. Après avoir écrit les lettres que nous venons d'étudier, il continua son ministère , dans PAsie Mineure, et ce fut là qu’il écrivit son Evangile, le Saint-Esprit lui ayant remis en mémoire les choses qui devaient en faire le sujet, pour compléter les trois autres. Cet évangile, vous pouvez vous en souvenir, contient essentiellement le témoignage que le Seigneur se rendit à lui-même. Il en est ainsi de l’Apocalypse. Jean y raconte ce qu’il a vu et entendu; mais ce qu'il a vu et entendu, c’est Jésus-Christ et les faits relatifs à son règne.
4683. (3.) Ce livre-ci d’ailleurs se distingue de tous les livres du Nouveau Testament, en ce qu'il est d’un bout à l’autre une prophétie; car, là même où 1l semble ne parler que du temps présent, il y a des intentions manifestement dirigées vers l’avenir. Or, le Saint-Esprit proclame «bienheureux, celui quilit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie. » L’Apocalypse, il est vrai, présente de grandes difficultés, et c’est ce qui en détourne maint lecteur. Ces difficultés résultent, non pas seulement de ce qu’une partie des oracles contenus