‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 245 sur 286 · A QUI ADRESSÉE · texte numérisé non relu

A QUI ADRESSÉE

(Apocalypse 1: 4,5.) dans ce livre ne sont pas encore accomplis, mais surtout de ce que les faits y sont annoncés sous le voile de l’allégorie; en sorte que, même après l’accomplissement, il peut rester quelque doute dans l’esprit du lecteur, non sur la vérité de la prophétie, mais sur l’interprétation qu’on en donne. De plus, il faut, pour comprendre l’Apocalypse, des connaissances historiques plus approfondies qu’on ne les possède communément. Cette difliculté, du reste, n’agit pas avec moins de force en ce qui concerne les anciens prophètes, par exemple Daniel, Rien n’est plus clair que son oracle sur les Quatre Monarchies ; mais encore faut-il, pour en avoir une parfaite intelligence, connaître quelque peu l’histoire des Perses depuis Cyrus, celle des Grecs depuis Alexandre, et celle des Romains depuis Pompée, histoire sur laquelle la Bible elle-même ne nous donne pas de renseignements suffisants. Avouons donc que ces prophéties offrent surtout de l’intérêt aux per-

sonnes qui ont une certaine culture littéraire.

4684. Cependant, à l’époque même où l’apôtre écrivait, l’Apocalypse était plus diflicile à comprendre pour les plus savants, qu’elle ne l’est aujourd’hui pour les plus simples; attendu que les événements qui se sont déroulés durant les dix-sept siècles et demi qui nous séparent du siècle apostolique, doivent nécessairement avoir jeté quelque jour sur ces prophéties. Cela n'empêche pas qu’alors déjà le Saint-Esprit ne déclarât « bienheureux, celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites. » Il n’est donc pas nécessaire de comprendre à fond pour être édifié, consolé, réjoui, sanctifié par la parole prophétique du Seigneur; car une lueur d'espérance change quelquefois du tout au tout la situation morale d’un individu. Je ne promets pas à mes lecteurs de leur rendre l’Apocalypse aussi claire que l'Evangile, ou même que les Epiîtres les plus difliciles à entendre. Je commencerai plutôt par leur confesser que je ne la comprends pas partout. Je ne laisserai pas cependant de leur attester, pour en avoir fait l’expérience, par la grâce de Dieu, qu’il y a un grand bonheur à lire, à écouter et à garder les paroles sublimes de ce livre. Et si le temps de leur accomplissement était proche au moment où l’apôtre du Seigneur écrivait, il l’est certes bien davantage maintenant (2 Pierre 3 : 8).

4685. (4, 3). L’apôtre adresse ces saintes pages à l'Eglise de tous les temps, sous le couvert, pour ainsi dire, de sept Eglises ou assemblées de l'Asie Mineure , auxquelles le Seigneur va se faire entendre dans sept épîtres. Pourquoi donc à sept Eglises, plutôt qu’à huit, dix,

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