LES ÉGLISES D'ÉPHÈSE ET DE SMYRNE
p« ealypse 2 : 4-6; 9, 10.)
noigna ton avail. En elle se trouve d’ailleurs ce vrai caract Jt4 la foi, qui consiste à vivre dans l’attente du retour de Jésus et à En ibattrs vigoureusement contre le péché, par un effet même de cette attente. Elle avait écarté de son sein les méchants, et, se souvenant des avertissements de Paul (Actes 20 : 29, 30), lorsqu'il s'était présenté à elle des hommes qui se disaient envoyés de Jésus- Christ ou des Eglises (car il y avait des apôtres de ces deux sortes, 2 Cor. 8 : 23), elle les avait soigneusement éprouvés, selon le précepte de Jean (1 Jean 4 : 1), et elle n'avait pas hésité à repousser comme menteurs ceux qui ne lui apportaient pas le véritable évangile. De plus, l’Eglise d’Ephèse avait eu considérablement à souffrir dès le temps de Paul, et elle l’avait supporté sans abandonner son espérance et sans se lasser dans la propagation de la vérité. Voilà, certes, pour l'Eglise de tous les temps, un modèle qu’on ne saurait trop recom-
mander.
4704. (4-6.) Mais, hélas ! une Eglise ne saurait être plus parfaite que
ceux dont elle se compose. S'il est vrai que, chez les fidèles les plus
avancés , il se trouve encore des restes du vieil homme, il ne faudra pas s'étonner que les Eglises aussi, même les plus pures, aient leurs grandes misères. Nous ne dirons pas pour cela qu’elles ont apostasié. Cependant, lorsqu'une Eglise entière s’alanguit ; lorsque, poursuivant
peut-être les mêmes œuvres, elle les fait sans zèle, sans entrain, sans
amour pour le Seigneur et pour les âmes, il y a là une dégradation
ui ne saurait être le crime de quelques-uns seulement. C’est pourq
quoi le Seigneur parle à cette Eglise comme s’il y avait tout à recommencer, et son exhortation rappelle ce qu’il disait à Pierre dans une circonstance semblable (Luc 22 : 32). Quand une Eglise est tombée, il faut qu’elle se souvienne de son état précédent, qu’elle rebrousse chemin vers les témoignages de lEternel et qu’elle se remette à l’œuvre tout de nouveau. À défaut de quoi, le Seigneur lui enlèvera sa lumière, ce qui n’est que trop arrivé à celle d’Ephèse, autrefois si florissante et maintenant anéantie. Au moment où Jésus-Christ lui écrivait, elle haïssait encore les œuvres des nicolaïtes, espèce de sectaires antinomiens, selon toute apparence; mais, insensiblement, elle en vint à se familiariser avec l'erreur et avec le péché, et, plus de quatre siècles après les visions de ypse, la menace du Seigneur s’accomplit à son égard,
4108. (9, 40.) Laissant de côté le verset 7, pour le reprendre bien tôt, passons à la seconde épitre. Smyrne, au nord d'Ephèse, avait reçu
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