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LES ÉGLISES DE PERGAME ET DE MHYATIRE

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(Apocalypse 2 : 13-163 19-25.) x ; l'Evangile on ne sait de quel apôtre, ni quand ; mais HbuS voyére: ici que cette ville possédait une Eglise fort inquiétée par les adversaires, pauvre des biens de ce monde et riche dans la foi, insultée surtout par les Juifs de la Synagogue, qui était une congrégation de Satan, comme les meurtriers de Jésus s’en étaient montrés les fils (Jean 8: 44). Le Seigneur annonce à cette Eglise, déjà si éprouvée, que l’avenir lui préparait de plus grandes tribulations encore, que Satan déchaînerait contre elle ses adhérents, et qu’elle aurait entre autres à souffrir une persécution de dix jours, un jour signifiant symboliquement une année, à ce qu’on pense généralement. Mais le Seigneur l’exhorte à ne pas se laisser émouvoir par la crainte, lui promettant pour couronne la vie éternelle, si, fidèle à son Sauveur, elle préférait la mort à l’apostasie (2 Tim. 4 : 8). C’est une prédiction qui s’est réalisée en ceci, pense-t-on, que Smyrne compte encore de nos jours 14,000 chrétiens, chrétiens de nom pour la plupart sans doute, mais qui, par ce nom même, rappellent toutefois celui de Jésus-Christ , au sein de populations toutes musulmanes.

4706. (13-16.) nou non loin de Smyrne, est actuellement une petite ville où il n’y a qu’une poignée de chrétiens. Après avoir été pendant assez longtemps la capitale d’un royaume, elle était demeurée une des forteresses du polythéisme. C’est pour cela sans doute que le Seigneur la désigne comme le trône de Satan. L’Eglise de Pergame s'était vue persécutée; Antipas, un de ses anciens peut-être, avait

.subi le martyre, et l'Eglise avait néanmoins persévéré dans la foi. Ce-

pendant, il s’y trouvait des hommes qui, pour éviter, pense-t-on, de nouvelles souffrances, engageaient les chrétiens à se mêler aux fêtes païennes. Il en était aussi qui marchaient dans les voies antinomiennes des nicolaïtes : « Ce que je hais, » dit le Seigneur pour la seconde fois (6). « Convertis-toi, ajoute-t-il, sinon je viens à toi promptement, et je leur ferai la guerre avec le glaive de ma bouche; » car c’est sa Parole qui nous jugera au dernier jour (Jean 12 : 48).

4707. (19-925.) A l’est de Pergame, on voyait Thyatire, aujourd’hui Ak-Hissar. C'était de là qu'était originaire la marchande de pourpre, nommée Lydie, qui fut un des premiers fruits de la prédication de Paul dans la ville de Philippes (Actes 16 : 14). L'Eglise de Thyatire ne reçoit d’abord que des éloges. Son état spirituel était même supérieur à celui d’Ephèse, car ses dernières œuvres surpassaient les pre- mières. Mais une femme, qui se disait prophétesse, entraînait les âmes vers l’idolâtrie, sous prétexte sans doute que « Pidole n’est rien, »

484 LES ÉGLISES DE SARDES ET DE PHILADELPHIE. (Apocalypse 3 : 1-4; 8-11.)

comme dit Paul (1 Cor. 8 : 4). Le Seigneur la menace, elle et ses adhérents, de la châtier d’une manière exemplaire, afin que les Eglises sachent «qu’il scrute les reins et les cœurs » (1 Chron. 28: 9); observation qui montre assez nettement que la fornication reprochée à Jésabel et à ses enfants, ou à ses disciples, était, comme ailleurs dans l’'Ecriture, une tendance à l’idolâtrie. Ce qui vient ensuite pourrait faire conjecturer que les membres de l'Eglise qui entraient dans cette mauvaise voie, se vantaient de connaître mieux que les autres les profondeurs de Satan. Qui sait même s'ils ne se rapprochaient pas des idolâtres sous prétexte de pénétrer leurs odieux mystères ? Du reste, le Seigneur sait toujours faire la différence entre les coupables et les innocents , et il invite ceux-ci à retenir fermement ce qu’ils avaient, c’est-à-dire leur foi et leur activité dans son service.

4708. (3 : 1-4.) Voici maintenant un autre tableau. A Thyatire, c'était le petit nombre qui s’égarait; à Sardes, au contraire, comme de nos jours, c'était la multitude. I n’y avait pas, si l’on veut, de graves reproches à lui adresser. Pas d’idolâtrie, pas de Balaam , ni de nicolaïtes, ni de Jésabel ; mais 1l n’y avait qu’une vie apparente : après tout c'était la mort, en sorte que leurs œuvres n'avaient non plus que l’apparence. Cependant, comme il y avait à Sardes quelques personnes à qui le Seigneur pouvait rendre un meilleur témoignage, il dit à lEglise, dans la personne de son ange : « Sois vigilant, et affermis les restes qui s’en vont mourir. » Et pourquoi vigilant? Par la raison cent fois alléguée, que «le Seigneur vient, et qu'il viendra au jour et à l’heure où on ne l’attend pas. »

4709. (8-11.) Philadelphie, aujourd’hui Alacher, au sud-est de Sart, l’ancienne Sardes, a traversé merveilleusement les dévastations dont l'Asie Mineure fut si souvent le théâtre, dans les siècles postérieurs à l’'Apocalypse. Celui qui ouvre et personne ne ferme, avait ouvert devant cette Eglise une porte que nul ne pouvait fermer.Un peu de force, mais de celle que donne le Saint-Esprit; l’attachement à la Parole du Seigneur et la fidélité à glorifier son nom : voilà ce qui caractérisait heureuse Eglise de Philadelphie. Aussi le fils de David, le Saint , le Véritable, lui annonce-t-il qu’il la glorifiera devant les Juifs, ses adversaires. Et parce que les fidèles de Philadelphie ont gardé la Parole du Seigneur et qu’ils ont attendu patiemment sa venue, il les gardera, lui aussi, Lorsque les grandes persécutions fondront sur l'Eglise. «Voici, je viens promptement. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. »

“ L'ÉGLISE DE LAODICÉE. — APPEL À LA CONSCIENCE. 485 (Apocalypse 3 : 15-20, 2: 7-41; 17,99. 3: 6, 13, 29.)

4710. (15-20.) Nous avons enfin l’épitre à l’ange de l'Eglise de Laodicée, Eglise dont il est fait mention dans lépitre aux Colossiens (Col. 4 : 13, 16). C’est de toutes la plus sévère. Le Seigneur reproche aux Laodicéens leur tiédeur et la bonne opinion qu'ils avaient d’euxmêmes, funestes dispositions qui vont généralement ensemble. Il leur conseille de chercher auprès de lui les vraies richesses, le vêtement du salut et la lumière. Il n’a pas cessé de les aimer, malgré leur indifférence. C’est pour cela qu’il les châtiera, les appelant de la sorte à la conversion, et leur promettant en échange le retour de sa grâce et de sa paix.

471. (2: 7-11,17,99 ; 3: 6,13, 22.) « Que celui qui a des oreilles, entende ce que l'Esprit dit aux assemblées. » Ici, comme dans PEvangile, où vous vous souvenez bien de lavoir lue plus d’une fois, cette exhortation est destinée à faire pénétrer dans la conscience de chacun, des leçons et des avertissements adressés à la multitude. Nous avons donc à reprendre les sept épîtres et à nous en appliquer le contenu. Notre foi est-elle active comme à Ephèse, et dirige-t-elle ses espérances sur le prochain retour de Jésus-Christ? Nous tenons-nous éloignés des méchants et particulièrement des docteurs de mensonge? Et s’il nous semble qu’il y ait diminution dans notre zèle et dans notre charité, pensons-nous sérieusement et avec repentance à retrouver notre première ferveur? La sainteté de notre conduite et la précision de notre foi, font-elles de nous de ces gens à part que le monde ne saurait aimer ét que souvent il menace? Cette haine du monde nous ébranle-t-elle, ou bien nous sentons-nous réellement prêts à donner notre vie plutôt que de livrer à Satan notre couronne, c’est-à-dire la royauté et la gloire immortelle que Jésus-Christ nous a procurées ? Peut-être avons-nous, comme les fidèles de Pergame, affronté la per-

.sécution et confessé hautement Jésus-Christ au milieu de populations

irritées; mais la paix ayant été rendue à l’Eglise, ne se pourrait-il pas

que nous nous fussions mis à suivre dans ses habitudes de légèreté, ce même monde qui, ne pouvant nous détruire, cherche, comme Balaam, à nous perdre par le relâchement; et n’y aurait-il pas au milieu de nous des tendances nicolaïtes, plus fâcheuses que la persécution ? Oh ! sile Seigneur pouvait dire à notre sujet que nos dernières œuvres surpassent les premières! Si l’on nous voyait faire des progrès dans l'humilité, dans la douceur, dans le désintéressement, dans la charité! Si Jésus-Christ pouvait du moins nous rendre le témoignage que nous retenons fermement ce que nous avons, en attendant sa venue ! S'il

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