‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 255 sur 286 · LE LIVRE SCELLÉ · texte numérisé non relu

LE LIVRE SCELLÉ

(Apocalypse & : 1-4.)

du Saint-Esprit et de ses grâces, nombreuses, variées et parfaites, ce que marque le nombre sept. Une mer transparente, solide et brillante comme le cristal, allusion peut-être à la grande cuve du tabernacle, est le signe d’une pureté et d’une paix inaltérables. Mais c’est tout près du trône qu'était le spectacle le plus extraordinaire. À chacune des quatre faces, on voyait, non pas une bête, comme quelques-uns onttraduit, mais un être animé, vivant, qui, n’étant ni homme, ni ange, participait des deux, comme pour représenter l’Eglise des quatre vents du ciel sous sa gloire angélique, ou plus particulièrement ceux qui, au sein de l'Eglise glorifiée (car il y aura des degrés dans la gloire, Luc 19), rempliront les fonctions qu’exercent, au milieu des anges, les chérubins et les séraphins avec qui nos quatre êtres vivants ont une si étroite ressemblance. Tout en eux dénote la vigilance [les yeux), l’activité (les ailes), la force (lion), la persévérance (veau ou bœuf), la sensibilité (homme), la pénétration et l'empire [aigle à ailes étendues). Leur occupation est de louer le Seigneur jour et nuit, c’està-dire constamment, car au ciel il n’y a plus de nuit; et ce sont eux qui, donnant le ton à la multitude des bienheureux, chantent le cantique des élus et des anges, cantique où ils célèbrent la sainteté suprême et la toute-puissance de Celui qui était, et qui est, et qui vient (8). Or, quand les quatre êtres vivants donneront ainsi gloire, honneur et actions de grâces à Celui qui est assis sur le trône, les vingtquatre anciens se prosterneront devant Lui, et, lui faisant hommage de la couronne qu’ils lui doivent, ils célébreront par leur cantique la puissance créatrice et conservatrice du Seigneur (11). Mais si les anciens et les êtres vivants représentent l'Eglise glorifiée avec sa hiérarchie, et si nous faisons partie de cette Eglise que le Seigneur appelle à la gloire, il est clair que, dès ici-bas, nous joindrons avec bonheur notre voix à celle de nos frères pour chanter la sainte puissance du Seigneur notre Dieu.

4724. (5 : 1-4.) Le livre que Jean vit (en esprit) dans la main du Seigneur , était un parchemin roulé, selon la forme des livres d’autrefois. Il était écrit des deux faces, et à l’une des extrémités sans doute, pendaient sept sceaux qu’il fallait rompre un à un pour pouvoir dérouler successivement tout le parchemin. Or, ce livre renfermait la description de choses si grandes et si importantes, que ce fut un ange même et un ange puissant qui demanda qu’on en fit l’ouverture ; et ces choses étaient tellement le secret du Très-Haut, que personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ne fut trouvé digne d’ouvrir le

L’AGNEAU. LE CANTIQUE NOUVEAU. 493 (Apocalypse 5 : 5, 6; 7-10.)

livre, car il fallait pour cela briser les sceaux que l'Eternel lui-même y avait apposés. Les larmes que Jean répandit à cette vue, furent des larmes très réelles, car tout cela était pour lui des réalités. Il savait que c’est le péché qui nous a séparés de la connaissance de Dieu et de ses plans; nous-mêmes, nous aurions à répandre les pleurs d’un désespoir éternel, si Dieu, dans sa miséricorde, n’avait daigné se ré-

véler à nous. | 4795. (5, 6.) De ce que Jésus-Christ paraît ici pour ouvrir le livre que tenait en sa main droite Celui qui était assis sur le trône, quelques-uns ont conclu que ce dernier ne saurait être le Fils de Dieu, mais Dieu le Père dans l’exercice de sa souveraineté. Or, n’est-ce pas oublier que nous avons là de purs emblèmes et que Jean les aperçut « en esprit » et non des yeux de son corps? Nulle part ce n’est plus manifeste. Comme c’est en esprit, on ne saurait le méconnaître, que Jean vit symboliquement le Seigneur représenté par un agneau égorgé, c’est de même en esprit et symboliquement qu'il le voit, lion de Juda et racine de David, prendre le livre pour l'ouvrir, de même que c'était déjà symboliquement et en esprit qu'il l’avait vu revêtu de sa gloire (4 : 2, 3). Dans les trois cas, nous avons donc le Seigneur : le Seigneur glorifié, le Seigneur Christ ou Médiateur, le Seigneur enfin, victime expiatoire; ce qui est fort semblable aux données du chapitre 4er [4687]. Vous comprenez du reste pourquoi 1l est appelé le lion de Juda et la racine de David, et vous savez aussi quelle est la victoire qu'il a remportée et de quelle manière. Si vous l’ignoriez, vous l’apprendriez de cet Agneau que vous voyez au milieu du trône et au milieu par conséquent des quatre êtres vivants et des vingtquatre anciens, car c’est pour eux qu’il est mort. Il est là comme égorgé; et pourtant il est plein de puissance, ce que désignent les sept cornes; de même que ses yeux, également au nombre de sept, désignent les grâces que son Esprit a répandues sur la terre depuis qu’il fut immolé. C’est donc par sa mort qu’il a vaincu Satan et par sa mort qu’il a acquis le droit de nous révéler les secrets du Très-Haut. 4726. (7-10.) Au moment où l’Agneau prend le Livre, les représentants de l'Eglise glorifiée, se prosternant et réalisant le type de l’oblation des parfums dans la sacrificature lévitique, chantent un cantique nouveau, c’est-à-dire un cantique excellent et qui eût été impossible si Jésus-Christ n’avait pas fait toutes choses nouvelles. Cest le quatrième de l’Apocalypse. Celui-ci, plus semblable au premier qu'aux deux autres (4 : 5, 6; 4: 8, 11), célèbre la miséricorde

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