LE NOMBRE DE LA BÊTE
(Apocalypse 13 : 11-18.) de la première bête (5); c’est la petite corne de Daniel (Dan. 7 : 8, 20-29). Le pape s’attribue la qualité de vicaire de Jésus-Christ, l’agneau de Dieu; il prétend être son représentant sur la terre et il donne sa parole comme infaillible, blasphème insolent que le Saint- Esprit avait annoncé par la bouche de Paul, en disant « que l’homme de péché s’assiérait comme Dieu dans le temple de Dieu, se produisant lui-même en qualité de Dieu » (2 Thess. 2 : 4). Ici, ce même blasphème est tout entier dans la vision des deux cornes semblables à celles d’un agneau et de la bouche qui parle comme un dragon. S’arroger les honneurs divins, tout en faisant l’œuvre de Satan, quelle abomination! quel mystère d’iniquité! (2 Thess. 2 : 7.) Et c’est pourtant là ce que font les papes. Ce qui caractérise leur pouvoir, bien qu'immense, c’est d’être emprunté. Non-seulement ils doivent aux princes de la quatrième monarchie le territoire sur lequel ils règnent en souverains temporels, mais encore 1ls auraient été incapables de faire la guerre au peuple fidèle, si la bête, c’est-à-dire la puissance civile, ne leur eût prêté son autorité (12). Les papes, en échange, furent toujours les admirateurs et les fauteurs du despotisme politique. Quant aux miracles de PEglise romaine (13-15), nul n’ignore que c’est le moyen par lequel les papes maintiennent leur influence au milieu de populations ignorantes et superstitieuses (Matth. 24 : 24; 2 Thess. 2 : 9). On sait pareïllement que là où l’esprit de Rome règne sans partage, les premiers droits du citoyen sont refusés à quiconque rejette l’autorité du saint-père, comme il ose se nommer (16, 17). Tout ceci est la réalisation historique de l’admirable prescience du Très-Haut; cependant, je me joins à ceux qui entrevoient à cette prophétie un accomplissement à venir qui la rendra plus merveilleuse encore. Alors peut-être on comprendra mieux qu’aujourd’hui ce qui est dit, par exemple, de l’image de la bête (14 et 15).
4710. Les Grecs, comme tous les anciens peuples, écrivaient les chiffres au moyen des lettres de lalphabet. Le nombre de la bête, ou le nombre de son nom, doit donc être une réunion de lettres qui, tout en formant par addition le nombre 666, soit un nom d'homme, ou du moins un nom facilement applicable à un homme (18). Or il se trouve que les lettres par lesquelles on écrivait en hébreu Romiïth, et en grec Lateinos ou aussi Apostatès, représentent le nombre 666 : Æomüith veut dire Romaine, Lateinos, latin, et Apostatès, apostat. Sur quoi l’on peut faire observer que le mot grec qui se lit dans la seconde épiître aux Thessaloniciens (2 : 3), et qu’on a traduit par révolte