‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 27 sur 286 · A4 ARGUMENTATION · texte numérisé non relu

A4 ARGUMENTATION

(Galates 2: 19-21. 3 : 1-7.)

pourquoi Paul disait tout à l’heure qu’en agissant ainsi, on ferait du Christ un ministre, ou un serviteur du péché; qu’on le mettrait au service du péché. |

3895. (19-21.) Comment d’ailleurs ose-t-on parler d’œuvres pour compléter ou s’assurer la justice qui vient du Christ? Ne sait-on pas que la loi n’a de puissance que pour faire mourir ? Heureux ceux que l'étude de la loi et leurs efforts pour la mettre en pratique, amènent à sentir leur état de mort devant Dieu [88], afin de chercher leur vie en Jésus-Christ! Mais ce n’est pas même la loi proprement qui nous donne cette conviction de notre état de mort; c’est bien plutôt la contemplation de la croix de Jésus-Christ. En regardant à cette croix sur laquelle mes péchés furent expiés, d’une part je vois ce que je méritais devant Dieu et ce que Christ m’a mérité; d’autre part, je sens se former en moi la vie de Celui qui m’a aimé d’un amour éternel; vie qui, par la foi en lui, se développe dans tout mon être, aussi longtemps que j'habite ce corps terrestre. La vérité est donc que toute justice vient de Christ, par la foi; soit le pardon, soit la sainteté, la loi ne pouvant produire ni l’un ni l’autre de ces bienfaits. Or, cette vérité, c’est, en d’autres termes, la doctrine de la grâce de Dieu. Ah! prenons garde de l’annuler; et considérons bien que chercher, de façon ou d'autre, la justice par le moyen d’une loi ou autrement par les œuvres, c’est faire mourir Christ en pure perte, agir comme si Jésus’n’était pas mort pour nous, comme s’il n’y avait point de grâce.

3896. (3 : 1-7.) Tout ceci paraît si évident à l’Apôtre qu’il ne peut retenir une exclamation toute semblable à celle qui sortit de la bouche de notre Sauveur, lorsque ses disciples s’obstinaient à ne pas comprendre la chose la plus simple (Luc 24 : 25). « Vous, leur dit-il, qui, lorsque la croix du Christ vous fut prêchée, aviez saisi la signification des souffrances du Seigneur comme s’il avait été crucifié sous vos yeux; vous qui, par la foi en lui et non par la loi, avez reçu le Saint-Esprit; vous qui avez souffert tant de maux à cause de la profession de cette foi, est-ce que vous voudriez annuler la grâce de Dieu et faire que Christ fût mort en pure perte? Est-ce qu'après avoir commencé par l'Esprit, vous voudriez finir par la chair? Vos souffrances mêmes ne vous attacheront-elles pas à la doctrine pour laquelle vous souffrez? Les dons miraculeux du Saint-Esprit qui vous ont été faits, ne vous sont-ils pas un garant que vous possédez la vérité? Que demanderez-vous à la loi, que la foi ne vous ait déjà donné? Serait-ce peut-être la qualité d'enfants d’Abraham et les priviléges

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