‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 275 sur 286 · LA SAINTE CITÉ · texte numérisé non relu

LA SAINTE CITÉ

(Apocalypse 21 : 9-27. 22 : 1-5.)

avait proclamé par la bouche de Paul (Rom. 8 : 17). « Mais pour les timides, et les incrédules, et les'abominables, et les meurtriers, et les fornicateurs, et les enchanteurs, et les empoisonneurs, et les idolâtres et tous les menteurs, leur part, dit le Seigneur juste juge, leur part est dans le lac brûlant de feu et de soufre : c’est la seconde mort, » Tu n’es ni meurtrier, ni abominable, à toi qui lis ces lignes; mais ne serais-tu point du nombre des timides et des menteurs ? Aimes-tu la vérité et la confesses-tu franchement?

4807. (9-27.) L’apôtre nous avertit, pour là quatrième fois, que tout ce qui lui arrivait, comme tout ce qu’il voyait, se passait «en esprit. » Comment en douter, du reste, quand on examine les détails de cette dernière vision ? Un des anges qui avaient présidé à l’achèvement du siècle (Matth. 24 : 3) en versant les fioles des dernières plaies, invite le saint vieillard à le suivre sur une montagne, d’où il lui fait contempler la gloire de Dieu dans l'Eglise céleste ou dans la nouvelle Jérusalem. Grande et sainte, l'Eglise descend d’auprès de Dieu, car c’est par la grâce de Dieu qu’elle est sainte et grande. Aucun ennemi ne saurait plus latteindre, car ses murailles sont hautes et fortes, et des anges en gardent les portes. Elle forme un ensemble immense, bien uni-et inébranlable ; car elle est semblable à un cube de douze mille stades. Et puis, voyez quelle magnificence ! Tout n’y est que pierres précieuses et or. Il est vrai que c’est une Eglise ou une ville sans temple ; mais le Seigneur Dieu tout-puissant en est le temple, ainsi que l’Agneau. Il est vrai encore qu’il n’y a ni soleil, ni lune pour l’éclairer; et toutefois, il n’y fait jamais nuit, parce que la gloire de Dieu l'illumine et que l’Agneau lui sert de lampe; aussi a-t-1l pu être dit qu’elle jouit d’une lumière sept fois plus grande que celle du soleil (Es. 30 : 26). Les gloires de la terre pälissent devant une telle splendeur; mais il faut bien le répéter, ce qui fait essentiellement la différence, c’est qu’il n’y aura là «rien qui souille, ni qui commette l’abomination et le mensonge; mais seulement ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau. »

4808. (22 : 1-5.) «La place de la ville était d’or pur, avec la transparence du verre » (21 : 21). Or, au milieu de cette place coulait un fleuve d’eau vivifiante, resplendissante comme du cristal et sortant du trône de Dieu et de l’Agneau (Ezéch. 47 : 1-12). Des deux côtés du fleuve, une plantation d’arbres dont le fruit donne la vie et dont les feuilles guérissent toute plaie, dit aux yeux que l’Eden est retrouvé, que la mort est devenue impossible, aussi bien que le péché, cette

DERNIÈRES PAROLES DE JÉSUS. | 537 (Apocalypse 22 : 6-9; 10; 11.) horrible et funeste blessure faite aux hommes par Satan. Pour l’exprimer d’une autre manière : « Il n’y a plus de malédiction, » parce que l’Agneau l’a enlevée. « Le trône de Dieu et de l'Agneau est là; ses esclaves lui rendent leur culte; 1ls voient sa face; son nom est sur leur front; pour eux toutes ténèbres ont disparu, parce que le Seigneur Dieu les éclaire, et ils régneront aux siècles des siècles. » 4809. (6-9.) Alors quelqu'un que l’apôtre appelle IL, et qui est manifestement le Seigneur lui-même, voulut graver dans le cœur de son bien-aimé disciple les choses qu'il avait vues et entendues, et il lui dit : « Ces paroles sont certaines et véritables; et le Seigneur, le Dieu des saints prophètes, a envoyé soN ANGE, pour montrer à ses esclaves les choses qui doivent arriver bientôt. Voici, je viens promptement! bienheureux celui qui garde les paroles de la prophétie de celivre!» C’est presque en ces mêmes termes que l’apôtre commença le récit de ses visions, lorsqu'il se mit à le rédiger (4 : 1-3). Or, il nous raconte avec naïveté, que, pour la seconde fois, il confondit l’ange qui lui expliquait la vision avec celui qui s’y révélait personnellement (19 : 10). Et nous, mes chers lecteurs, nous tomberions dans une erreur pareille, si nous allions contempler avec une sorte d’adoration les magnificences du ciel, au lieu d’adorer le Seigneur luimême.

4810. (10.) Lorsque, près de six cent cinquante ans auparavant, le Seigneur avait annoncé au vieux prophète Daniel les choses mêmes qu’il venait de révéler à l’apôtre Jean, 1l avait dit : « Scelle la vision, car elle n’arrivera pas de longtemps. » Cette fois, il dit au contraire : « Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce livre; le temps est proche.» En effet, si ce qui marque la longueur du temps, c’est à la fois le nombre des années et la variété des événements, la prophétie, en ce qu’elle avait d’essentiel, était bien plus loin de s’accomplir à l'époque du prophète qu’à celle de l’apôtre. Alors, il fallait que la monarchie des Mèdes et des Perses succédàt à celle des Assyriens, la monarchie d'Alexandre à celle de Cyrus, et que vint enfin celle des Romains. Aux jours de Jean, tous ces préliminaires sont accomplis ; la bête s’est levée de la mer et elle n’a plus qu’à se montrer sous ses diverses formes. Voilà pourquoi le Seigneur dit à son apôtre : « Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce livre; » et ila voulu que, de siècle en siècle, les croyants pussent dire : «Le temps est proche. » 4811. (11.) Dans l’Apocalypse, tout est en énigmes, même les exhortations. « Que celui qui est juste soit encore justifié, et que celui

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