‹ Études élémentaires et progressives de la parole de Dieu Nouveau TestamentChapitre 3 sur 286 · À LES ÉPITRES · texte numérisé non relu

À LES ÉPITRES

venir en lisant leurs épitres, afin de ne pas se croire dans Pimpossibilité d’être saints comme ils le furent, parce qu’on est dans l’impossibilité très réelle de faire comme eux des miracles et de parler au moyen d’une inspiration surnaturelle.

3824, Outre les titres des lettres apostoliques, titres, viens-je de dire, qui n’ont pas le Saint-Esprit pour auteur, il y a encore dans beaucoup de nos Bibles, au bas de chaque épiître, une inscription destinée à indiquer le lieu d’où elle aurait été écrite. Ces inscriptions ne sont pas non plus le fait de l'écrivain sacré. Elles ont été placées dans les manuscrits assez longtemps après, et par des hommes qui n’y ont pas toujours mis une attention suffisante. Il en est donc plusieurs qui sont fautives, et, par cette raison, l’on a bien fait de les supprimer dans la plupart des Bibles qui s’impriment maintenant. Les apôtres envoyaient leurs lettres par des messagers, suivant l'usage de ce temps, etiln ’était pas nécessaire qu'ils y marquassent le lieu de l’expédition;

ce n’était d’ailleurs d'aucune importance, car, en définitive, ce sont des lettres venant du ciel.

3825. Après ces observations préliminaires, j’ouvre la première épitre de Paul aux Thessaloniciens, et je commence par inviter mes lecteurs à en prendre con EEtÉe comme ils le feraient de la lettre d’un ami. Il me semble difficile qu’ils n’aient pas suivi avec un vif intérêt l’histoire de l’Apôtre, depuis le moment où il concourait d’une manière si triste au martyre d'Etienne, jusqu’à son récent départ de Corinthe, environ quatorze ans après. Ils aiment sûrement ce grand serviteur de Dieu, si actif et si éprouvé, par l’organe duquel essentiellement levnette pénétra dans notre Europe. Ils aiment aussi ces chers Thessaloniciens qui embrassèrent la foi à travers tant de tribulations et auxquels s’adresse maintenant notre apôtre. Ils comprennent d’ailleurs que, si le Saint-Esprit a fait écrire aux fidèles de Thessalonique, ce n’était pas seulement dans leur intérêt, mais pour l'instruction des élus de tous les temps. Puis, si Dieu nous a conservé cette lettre et les suivantes, s’il a voulu qu’elle fût traduite en notre langue, s’il l’a mise entre nos mains enfin, c’est pour que nous nous en appropriions le contenu. Dans ce but, lisons-la d’abord comme on lit toute lettre, non pas un mot ici et un mot là, non pas une page aujourd’hui et une autre dans quelques jours; mais tout entière, d’un bout à l’autre et, s’il est possible, sans nous arrêter; premier moyen de la comprendre, de l’apprécier à sa juste valeur et d’en recueillir du fruit pour nos âmes. Après cela pourtant, cette lettre n’étant pas une lettre comme on en peut recevoir tous les jours, elle mérite d’être

Ed SS

FAITS. ne

(EX TMhessaloniciens LI : 1.)

reprise et méditée ligne après ligne. Quand vous l’aurez lue dans : son ensemble, vous direz : Comme elle est simple et touchante! Sous quel jour aimable elle nous présente soit l’auteur, soit ceux auxquels il s’adresse! Puis, après l’avoir étudiée en détail, vous vous écrierez : Ah! qu’elle est sublime! Quels trésors de science divine elle renferme ! Comme elle porte bien le cachet de linspiration! Encore une fois donc, je prie mes lecteurs de laisser mon livre de côté pour un moment, de prendre l’épitre même et de la lire avec attention dans son entier. Cela fait, ce que je suppose, j’entre volontiers avec eux dans Pexposé des enseignements qu’elle m’a donnés à moi-même. 3826. (4 : 1.) Il y a d’abord à l’étudier au point de vue historique, c’est-à-dire à recueillir les indices qu’elle fournit sur diverses circonstances du deuxième voyage missionnaire de Paul, soit en confirmation, soit en amplification des récits de Luc. Dès les premiers mots de l’épitre, où, suivant l’usage des anciens, se lisent les noms de celui ou de ceux qui écrivent, puis les noms des personnes à qui l’on s'adresse, enfin la salutation; dès les premiers mots, dis-je, nous voyons, comme au livre des Actes (47), que Paul avait pour collègues dans son voyage de Macédoine et de Grèce, Silas et Timothée. Silas est ici nommé Silvain. C’est le même nom, mais avec une terminaison grecque ; tandis que Silas est hébreu, et, dans cette langue, veut dire troisième. Puis on voit plus loin qu’au moment où la lettre fut écrite, la parole du Seigneur avait été portée avec succès en Achaïe (7), c’està-dire donc à Corinthe, capitale de cette province, et de plus, que Timothée avait alors rejoint Paul depuis peu (3 : 6). En sorte que la vraie date de cette lettre serait de Corinthe, quelques mois après que Paul y fut arrivé. Depuis qu’il avait quitté les Thessaloniciens, il avait séjourné un certain temps à Bérée, puis à Athènes, où il paraît que Timothée l'avait rejoint (3 : 4, 2), mais pour peu de jours; enfin, il avait commencé à Corinthe sa longue mission. Pendant tout cet intervalle, il n’avait cessé d’avoir l'esprit et le cœur pleins de ses chers frères de Thessalonique, ce qu'il leur avait bien prouvé en leur envoyant Timothée : maintenant qu'ils n’ont plus avec eux ni Timothée, ni Silas, Paul se sent pressé de leur écrire pour les encourager, les fortifier et les instruire.

3827. (1 : 1.) Bien que revêtu d’une autorité personnelle digne de tout respect, Paul joint à son nom celui de ses deux compagnons d’œuvre, afin de donner plus de poids à ses paroles et de réjouir d’autant mieux ceux auxquels il s'adresse. Geux-ci, il les désigne sous E. IV 1°

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